‹ Manuel pratique d'allaitementChapitre 45 sur 80 · SURALIMENTATION · texte numérisé non relu

SURALIMENTATION

pommes (le terre, de compresses de tarlatane imbibées d’eau boriquée, de la calotte de caoutcliouc vulcanisé.

« 12*^ Le décapage une fois obtenu, on applique une pommade. Les plus simples sont ici les meilleures. Vaseline à laquelle on peut associer un peu d’oxyde de zinc et de soufre dans les proporlions suivantes:

Vaseline

Lanoline

Oxyde de zinc

Soufre précipité pur tamisé

âà Ib

grammes.

(( Mais souvent les poudres inertes, talc, sous-nitrate de bismuth, dans les eczémas suintants, donnent de très bons résultats.

« Enfin, lors des poussées aiguës, il faudra recourir aux pansements humides, à l’eau bouillie.

« En résumé, surveiller tout d’abord l’hygiène alimentaire de la femme qui allaite : nourriture mixte, pas trop de boissons, pas de bière. Ensuite régler l’alimentation du nourrisson. A côté du traitement prophylactique et du traitement général, qui occupent le premier plan, instituer le traitement local qui [ne doit être qu’un adjuvant (Quillier). »

Nous ne dirons que quelques mots des antres accidents qui sont généralement attribués à rallailement artificiel et qui, sans aucun doute, sont la conséquence de la suralimentation, car nous ne les observons pas à notre Consultation de nourrissons.

Nous n'avons rencontré qu’une fois le gros ventre. Il s’agissait bien, en effet, dans ce cas, d’un ventre de batracien dù à l’allaitement artiliciel. C’était un enfant auquel sa mère donnait par jour deux litres et demi de liquide, un litre et demi de lait auquel elle ajoutait un litre d’eau de mauve. Il ne pesait que 5.420 grammes, bien qu’il fût âgé de sept mois et demi. Grâce au régime auquel nous l’avons soumis, grâce à une diminution considérable de la quantité de liquide [qu’il absorbait, son ventre a repris assez rapidement un volume à peu près normal.

Les enfants qui ont été allaités artiliciellement seraient, dit-on encore, gros, gras, bouflis, mais sans force, sans résistance. Nous n’avons lâen noté de semblable.

La j)i‘étendne dyspepsie du lait pur nous est, elle aussi, absolument inconnue : nos enfants ont des garde-robes jannes. En général, les selles ne sont l)Ianclies et de consistance mastic que si le nourrisson prend de trop gi'andes quantités de lait.

ALLAI 'l’ E M E N T A H I’ I E 1 ( ; 1 1-] L

Nous ne rcnconLi-oiis pas non pins le rachilkme. Nous nous rappelons à ce snjel, combien l'nl grand, en 1897, rélonnemeiit d’nn médecin distingné de I3nda- Feslli, qui vinl assister à notre Consultation. Il avait entendu accuser le lait pur de tonies sortes de méfaits : tons nos enfants furent déshabillés devant lui; il les examina avec la pins grande attention et il n’en trouva pas un seul qui présentât des traces de rachitisme.

Tout le lait que nous donnons aux enfants étant stérilisé, nous ne voyons pour ainsi dire pas de manifestations fuùerculeN.ses.

Quant an scorbut^ dont il a été tant parlé dans ces derniers temps, nous n’en avons jusqu’ici observé aucun exemple, bien que nous suivions beaucoup d’enfants jusqu’à l’àge de deux ans.

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