LAIT CHU ET LAIT PASTEURISE
moiitation (jiii avait produit de la diarrhée, détermine quelques modiliratious dans la courbe.
-\ous avons vu plusieurs autres cas démontrant, comme celui-ci, l'etlicacilé merveilleuse du lait de femme après insuccès de rallaitement arüliciel.
Iaïü pasleiiri.'ië. — A la suite de faits qui nous avaient été signalés, dans lesquels pendant l’été des enfants étaient devenus soulfrants pour avoir absorbé du lait pasteurisé qui s’était altéré, nous avons prié M. le IP' Perret d’entreprendre sur ce sujet des recberebes expérimentales au laboratoire de la Clinique Tarnier.
En ce qui concerne les ferments, à paidir de 70" les enzymes du lait sont détruites. «Donc, dit le D‘‘ Perret, un premier point est acquis : c’est que, soit qu’on pasteurise à 70°-80° ou qu’on stérilise à 100", les ferments du lait disparaissent. »
Quant aux microbes du lait, que deviennent-ils? Duclaux avait déjà traité cette question en 1891 et en 1899. « On s’est demandé, écrivit-il alors, s’il ne suffirait pas de jiasteuriser le lait à la température de 70" pour en assurer la conservation. De nombreuses tentatives ont été faites dans ce sens et ont fait voir que le lait ainsi traité avait d’ordinaire une durée de conservation un peu supérieure à celle du lait naturel, mais quelquefois de très peu, de sorte que l’avantage du chauffage était ])roblématique. Il ne saurait en être autrement. Le lait l•eclleilli dans les conditions ordinaires est bientôt habité par des microbes très nombreux et très variés dont quelques-uns ne résistent pas à une température de 70°, mais dont la plupart s’en moquent »
\’oici, du reste, les résultats des expériences de M. leD‘‘ Perret. Huit flacons, contenant chacun 150 grammes de lait, sont pasteurisés en onze minutes ; la tempéi-ature du lait, indiquée par le thermomètre arrive à 78". Le panier contenant les flacons est rapidement immergé dans un bac traversé par un courant d’eau à 1!2°. Au bout de dix minutes, la température du lait est descendue à 19"; en quinze minutes, à 14°.
( ne bouteille est mise de coté, toutes les autres sont portées à l’étuve à ^5".
Dans la j)remière, on recberebe les caractères des ferments du lait. Du ne les ti-ouve pas; ces ferments ont été détruits.
Le lendemain, on constate que toutes les bouteilles mises à l’étuve
A LLAITEMENT ARTIFICIEL
à ‘25° seulement sont coagulées ; deux d’entre elles ont une odeur nauséabonde.
Le résultat a été le même, a fortiori^ dans les expériences où les bouteilles ont été mises à 37°.
Si, prenant, au contraire, des flacons qui contenaient 150 grammes et qui avaient été stérilisés au bain-marie et maintenus dansl'eau bouillante, à 100° par conséquent, pendant quarante-cinq minutes, on les mettait dans la même étuve à 25° ou à 37°, on retrouvait, après vingtquatre heures, le lait absolument intact.
Il semble nettement résulter de ces expériences qu’il peut ne pas être prudent, surtout pendant les mois d’élé, de faire usage du lait pasteurisé. Tout récemment, du reste, en août 1906, nous trouvant à llrest, nous avons constaté que le lait pasteurisé de la Goiille de Lait s’était altéré à plusieurs reprises après sa distribution.
C. Suralimentation. — Ce qui menace surtout l’enfant allaité artificiellement, c’est la suralimentation; si le lait de femme pris en trop grande quantité détermine chez lui des troubles plus ou moins sérieux, des vomissements, de la diarrhée (Voy. p. 32), ces troubles deviennent beaucoup ])lus grands avec le lait de vache dont la digestion est moins facile.
Il nous a semblé que, à un nourrisson âgé de plusieurs mois, il suffisait de donner, par kilogramme de ]>oids, 100 grammes au plus de lait pur contenant 38 grammes de beurre, c’est-à-dire environ le dixième du poids du corps.
Ce cbilfre jiaraîtra peu considérable; cependant sià un enfant, qui pèse 7 kilos, on donne 700 grammes de lait, cela correspondrait, pour un adulte de 70 kilos, à 7 litres. Les remarquables travaux du D'’ Maui‘el montrent que trois litres par jour suffisent amplement: nous avons personnellement connu un confrère, mort aujourd’hui, qui nous déclarait vivre et faire son service depuis dix ans en n’ayanl pour toute nourriture que trois litres de lait par vingt-quatre heures. Il y avait dans ces dernières années un homme, qui occupait, au Ministère de l’Intérieur, une très haute situation ; il ne vivait que de lait et, suivant son médecin, il n’en absorbait pas trois litres par jour; il n’en fournissait pas moins une somme de travail considérable.
.Mais l’enfant doit prendre relativement plus que l’adulte et cela pour j)lusieurs raisons.
SUUA LIM KNTATION
L’homme arrivé à son complet développemeiiL ii’a ])liis besoin de s’accroître, mais il doit prendre des aliments en quantité telle que son poids reste stationnaire ; une ration d'entretien lui suffit donc. Il lui faut, pour cela, des aliments de deux ordres : les uns servent à remplacer les tissus de son économie qui s’usent, les autres produisent de la chaleur. iNons vivons dans un air qui est plus froid que notre corps ; nous avons donc à lutter, plus ou moins suivant les saisons, contre la température extérieure et nous devons produire de la chaleur pour celte lutte. Ln outre, nous marchons, nous travaillons, il nous faut par conséquent encore de la chaleur qui sera transformée en force.
Chez l’adulte une ration rV entretien est nécessaire, ration qui doit suffire au renouvellement des tissus et à la production de chaleur.
Cela n’est pas suffisant pour l’enfant; il lui faut de plus grandir, se développer, augmenter de poids ; outre la ration d’entretien, une ration d' accroissement lui est indispensable: il a donc proportionnellement besoin de plus d’aliments.
Ce n’est pas tout encore. L’enfant, qui est petit, présente une surface cutanée beaucoup plus considérable relativement à son poids que celle de Tadulte. Si la température du corps humain est de environ et si l’air extérieur se trouve à 17°, il faut lutter contre cette différence qui est de :20“. Si, comme cela arrive en hiver, la température extérieure n’est que de 7", la ditférence est de 30“ ; le corps humain doit donc lutter contre le froid et, pour cela, produire de la chaleur.
Supposons une masse de cuivre de 10 kilos; si elle forme un cube, elle présentera six surfaces. Divisons-la en dix parties égales, nous aurons dix cubes pesant chacun un kilogramme et chacun de ces cubes possédera six surfaces; ces soixante surfaces extérieures auront une étendue beaucoup plus considérable que la surface totale de la première masse unique de 10 kilos. Donc la surface du corps de l’enfant, étant donné son poids, est bien plus grande que celle de l’adulte.
Le ra|)port de la surface du corps au poids, rapport qu’on a appelé surface sjiécifiriiie, est à jieu près constant pour une taille donnée; il est de '2,1 pour la taille de 1"'70, de !2,8 pour celle de l‘"G0. Bordier et Fabre, de l.^yon, ont récemment mesuré cette surfacespécitique chez les nouveau-nés; pour un enfant de 50 centimètres pesant 4.080 grammes, elle était de 5,7, et pour un prématuré ayant 43 centimètres de longueur et 2.040 grammes de poids, elle était de 6,0.
T.a surface spécHique du coi'ps élanl beaucoup j)lus grande clie/ reiifanl que chez l’adulle, il en résulle qu’il se refroidi! beaucouj) plus vite. Ouand un verre es! rempli d’un liquide Irojj chaud, lail, thé, etc., on ne ])eut boire e! il fan! aUendre un certain temps ; en effet, le refroidissement n’a lieu que par les surfaces; l’une est en contact avec. l'air ; l’autre, avec le contenant, le verre. Verse-t-on le liquide dans une grande assiette, les surfaces de contact avec l’air et avec les j)arois du contenant seront très étendues et le liquide se refroidira plus vite.
L’enfant, dont la surface cutanée, la surface spécilique est grande, a donc besoin de plus de calories que l’adulte ; il en résulte que la somme de ses aliments doit être relativement plus considérable. Un adulte de poids moyen n’a besoin que de 3 litres de lait environ ; un enfant de 6 à 7 kilos en prend COO et 700 grammes qui constituent ses rations d’entretien et d’accroissement ; et nous avons vu qu’un pi-ématuré, pesant entre 2.000 et 2.500 grammes, prenait relativement beaucoup plus encore de lait de femme, non plus le dixième, mais le cinquième du poids du corps. (Voy. p. 105 et 100. j
Les quantités de lait de vache données aux enfants, lorsqu’elles sont trop grandes, déterminent facilement des accidents dus à la suralimentation. En voici un exemple
Un des enfants de notre service de la Charité, qui avait une ascension remarquable, fut pris, le vingt-cinquième jour, d'une intolérance gastrique sans diarrhée. 11 diminua de poids et tomba, en trois jours, de 3.730 à 3.610 grammes (Voy. lig. 09). La quantité de lait qu'il recevait était de 700 grammes ; nous l’avons réduite à 500 grammes et cette indigestion n'a pas eu de suites fâcheuses. Les vomissements ont cessé à la tin du vingt-septième jour et de nouveau l’enfant, comme le montre le tracé, s’est développé normalement. Mais la terminaison n’est pas toujours aussi rapidement heureuse, et souvent il survient des diarrhées persistantes et graves.
Les recherches expérimentales de Maurel sur ce sujet sont })articulièrernent démonstratives; elles ont été faites sur des herbivoi’es, des cobayes, qu’on nourrissait avec du blé et des carottes, et sur des carnivores, des héi-issons, qu’on alimentait d’une manière exclusive avec de la viande de cheval.
Ces animaux, soumis à un régime déterminé, restaient stationnaires comme poids et avaient des exci’éments normaux; dès (ju'ils étaient suralimentés, ils avaient des crottes molles et de la diarrhée, qui dis-
G'J. — l'iiiranL i|ui jirL'iid ilfs (|u;uililrs ln)|) coiisiiliTalilfs do lail : il a dos Iroultlos <ligosUrs du.-- à la suralimoiilatiuii
A U. A ITEM KN T AUTIEICIEL
|tai*aissaiciil quand on revcnaiL à la ralion siiflisanle. IJe là, les deux conclusions qui ont été fonnulées j)ar Maurel :
« 1° Cdiez des animaux dont l’alimentalion est bien réglée, il sul'lil d’augmenler les aliments d’un cinquième à un tiers, sans modilier leur nature, pour produire des troubles digeslifs et nolammenl la diarrhée ;
« 2° Par conlre, il suffil de ramener l’alimenlalion de la même quantité au-dessous de la ration d’entretien, sans changer les aliments, pour permettre aux organes digestifs de reprendre l’inlégrité de leurs fonctions. »
On sait que, pendant l’été, les diarrhées sont très fréquentes chez le nourrisson ; si la température extérieure s'élève, il n’a pas besoin d’autant de calories pour lutter contre elle, son alimentation ne doit donc plus être aussi abondante; il en résulte, comme on ne diminue pas sa ration, une véritable suralimentation relative qui agit de la même manière. Les recherches de Maurel le démonlrenl encore.
On nourrit des cobayes et des hérissons en les maintenant dans une pièce dont la température est déterminée et ü.xe ; les rations qu'ils ])rennent les mainliennent au même poids et leurs excréments sont normaux : ils ont donc exactement leur ration d’entretien. Si on élève la température de IS'^et qu’on maintienne la même quantité d’aliments, les animaux oui des crottes molles et de la diarrhée : ils sont suralimentés. 11 suflil de diminuer les quantités prises ou de ramener la température de la pièce au même degré qu’au[)aravanl |)Oiir que les digestions redeviennent normales. « l ne dilférence de lo" dans les températures mensuelles, dit Maurel, dilférence que l’on trouve chaque année entre les mois chauds et les mois froids, suflit pour obtenir des dé|)enses qui sont dans le rap])orl de 3 à 2, c’esl-à-dire que les dépenses des mois chauds sont inférieures à celles des mois froids, d’un tiers.
« Ces dilférences, quand les écarts mensuels arrivent à 20°, ])euvent atteindre le raj)|)Orl de 2 à 1. Or, ces écarts ne sont pas rares sous riudueucc des saisons dans les pays tcm])érés, ils sont même fréquents quand il s’agit des divers climats. Sous la seule inlluence de la lempérature ambiante, les dépenses de l’organisme peuvent donc vaiàer du simple au doid)le. »
La sui'alimeutalion amène des troubles digeslifs ])lus rapidemenl encore quand on donne à l’enfanl le lait de vache moins facile à assi-
SUlîALl.MENTA Tl ON
mili'i' (|no le lail de femme; elle esl mio des causes des diarrhées eslivales si fré(iuenles ; on l’évitera donc avec jiliis de soin pendant les chaleurs. '
(^nand elle survient, il snflit de diminuer la qnanlité de lait pour la voir disparaître.
ha suralimentation détermine aussi, ehe/ l'enfant, d'autres accidents (}ue la diarrhée, on tout au moins, elle devra jouei- un grand rôle dans leur apparition : ces accidents sont l’eczéma, la dyspepsie du lait ]uir, le gros ventre, l’obésité, le rachitisme, etc.
« L'eczéma, dit Comby, n’est point inconnu chez les enfants allaités par leur mère ou par une bonne nourrice. Mais d’ordinaire, c’est dans l’allaitement artiliciel que l’eczéma se rencontre, et il est bien rare (|n'un enfant nourri au biberon ne soit |)as sujet à ces croûtes de lait, à ces feux de dents, à ces dartres sèches, squameuses, croùteuses du cuir chevelu, qui servent à désigner l'eczéma. » hependant nous ])Ouvons assurei' que l’eczéma ne s’observe qu’exce|)lionnellcment chez les enfants soumis à l’allaitemenl artiliciel, lorsque la suralimentation est
évitée avec soin : ils ont très rarement alors des troubles digestifs. Le h*' Quillier a, dans ces dernières années, observé tous les enfants atteints d'eczéma parmi ceux qin suivaient noire consultation : tous étaient nourris au sein par leur mère ; pas un seul n'était au lait stérilisé.
« C’est, qu’en elfet. dit Ouillier, il est bien plus facile, dans une Consultation de nourrissons tout au moins, d’éviter la suralimentation chez les enfants soumis à l’alhiilement artiliciel. que chez ceux nourris au sein ; les i^remiers ne reçoivent ([u'une (juantité déterminée de lait pour les vingt-quatre heures; les seconds |)cuvent puiser à leur aise dans le sein maternel. La balance ne nous ajjpreiid-elle pas qu’il existe des enfants gloutons, prenant dans le sein de leur nourrice, 100, l!20, jusqu'à IbO grammes de lail, eu moins de trois minutes. Dans ces conditions, la suralimenlation ne tarde pas à déterminer des troubles digestifs, (|ui entraînent à leur suite l’eczéma .»
La (|ualité du lail |)roduit par la mère joue aussi un grand rôle. Si la nourriture' ({u'elle prend est trop substantielle, si elle boit beaucoup de vin et de bière, ne fait pas d’exercice, son lail se trouve modilié et l'eczéma [leul apparaître chez l'enfaiit. Il suflit souvent, en pareil cas, de modilier le régime alimentaire de la nourrice pour voir l'eczéma dispai'aître rapidement. Ln voici un exeinj)le :
IkiiiN. — Allailciiionl.
ALLAITKMKNT A UT 1 1’ I C I K I.
Ut4
L:i nommée Sa... csl, a(‘concliée à la MaleniiLé h; l*^'' octobre 1897 ; son enl'anL j)e'<ail 4 kit. 170; elle le noniTit, cl le jour de sa sortie de riiopital, le 14 octobre, son |)oids était de 4 kil. 87b. b'angmimtalion continua. .A la lin de janvier, le 49, il pesait 0 kil. b7() ; le 14 lévrier, il commençait à être atteint d’ec/éma IVoy. fig. 70). Sa mère était une femme très grosse qui, malgré les recommandations que nous lui laisions ])aree que sou enfant avait j)arfois de ]>etits Iroublcs digestifs, mangeait beaucoup de viande, deux fois par jour, buvail une trop grande quantité de vin et ne faisait aucun exercice. Très ennuyée du résultat qu’elle avait obtenu, elle modilia son régime, ne mangea pins que peu de viande et une fois seulement dans les vingt-quatre heures, but de l’eau de \icby, du lait, eic... ; enfin elle lit chaque jour de l’exercice physique, de la marche jjendaut une heui*e et demie à deux heures; elle obtint la guérison de son enfant.
On voit que, pendant toute la durée de l’eczéma, l'augmentation de poids fut beaucouj) moindre ; la courbe se rapprocha de la normale qui avait été dépassée, elle lui fut même inférieure. Après la guérison, cette courbe redevint plus belle et de nouveau s’éleva au-dessus de la ligne ordinaire.
Donc, en dehors de l’hérédité neuro-arthritique, du défaut habituel <le propreté, du ))arasitisme, de ra|)plication de certains topiques qui ont été invoqués comme jouant un rôle dans la production de l’eczéma, il faut surtout accuser la snralimeutalion de l’enfant, l’hygiène défeclueusc de la mère qui, elle-même, prend trop d’aliments, boit trop de vin ou de l)ière et ne fait [>as d’exercice. (Juillier a vu, dans deux cas, l’eczéma reparaître chez des enfants dont les mères, qui avaient cessé de boire de la bière, en avaient re[)ris. Les émotions morales jouent aussi un certain rôle.
Lors(pi’un enfant a eu de l’eczéma, si les l'ègles surviennent chez sa nourrice, de nouvelles j)oussées se pi‘odnisenl souvent; il en est de même au moment des éruptions dentaires; il y a comme des rechules, <pioi (|u’on fasse.
Il faut, par prudence, éviter d(‘ vacciner un enfant <|ui a de reczéma; ralfection peut aloi'S se généraliser on tout au moins atteindre les parties du corps (pii soni le siège de rinoculation vaccinale.
C’est en se fondant sur ces considéi'alions (Miologicpies (pie Lhiillier a i-ésiimé de la façon suivante le Iraitemenl de l’eczéma.
A. TmiUmpjil pi'oph ylarliiiu(‘. . — « D La femme qui allaite doit sur-
Quantités de lait prises par jour.
Fij(. 70. — iMil'iinl allailc an snin par sn miiri' : il r.sl allcini (l’oczrma.
L r! Il' rc^iiiin alimrnlaiii’ il<; la iiourri(;i; .soiil. iimililii'^i. — Gvicrison ilo l’oiilunt.
AU. A I T li; M I’, N r A U T l V i C I K L
veiller son aliineiilalion. l.es alimeiils doiveiil. être (rime digesLion el d’ime al)SOi‘i)Lioii laciles. Oiianl. aux boissons, il ne raid, j)as |)ermelli-e jiliis d’une deini-boiileille de vin par jour. Dans i’inlervalb^ des repas, si la nourrie, e a soif, elle |)eul prendre un peu do limonade, ou un peu de tisane de n-glisse, ou mieux encore de l’eau. Ni cafii, ni alcool.
(( Les exercices (|uol,idiens sont recommandi's. Les nourrices meiceiiaires sont souvent réfractaires à ces règles d’alimentation et d’hygiène pourtant si élémentaires; aussi faut-il les surveiller avec soin.
« L’enfant sera tenu proprement, et l’on .empêchera la formation sur la tôle des croûtes de lait. Enlin, point très im})ortant, l’enfant sera mis au sein i-égulièrement toutes les deux heures, et, dans les premières semaines, jiesé tous les jours.
1). Tra/leiiienJ (lénéral. — « 1“ Lors(|ue l'eczéma est déclaré, il faut surveiller l’alimentation de la nourrice et celle de l’enfant.
« D’une part, suppression de la viande, du vin, de la bière ; la nourrice prendra du lait coupé d’eau de Vichy, mangera beaucoup de légumes et sortira tous les jours. Dans certains cas, malgré les modilications ap])ortées au régime alimentaire, l’eczéma de l’enfant persisie indéfiniment: il suffit alors de changer la nourrice pourvoir frès souvent l’eczéma guérir en (jiielques jours.
« D’autre part, le nombre, la durée et les intervalles des tétées seront réglés encore plus slricfement (|ue de coutume.
« '2° Faut-il donner des médicaments aux nourrissons eczémateux?
« L’on a recommandé un grand nombre de médicaments et de siro|)s. L’arsenic a la réputation d’être, à tort ou à l'aison, antidartreux, aussi a-t-il été recommandé sous forme de liqueur de Foxvier, à la dose de \ gouttes, suivant l’àge de l’enfant. Mais il semble actuellement admis que la plupart des médicaments sont nuisibles. Tout au plus, est-on autorisé à faire un usage modéré dos alcalins, des laxatifs et des antiseptiques, tels que le calomel, le benzo-na|)btol et le bicarbonate de soude.
(( il" Enfin, il ne faut pas négliger la cure d’air, qui est un ])récieux adjuvant.
(b Tra'ilemenl local. — ce Ouant au traitement local, il doit être des plus simples.
« D Tout d’abord, débarrasser complèfement la peau de tout exsudât desséché, el cela soit au moyen de cataplasmes de fécule de