‹ Manuel pratique d'allaitementChapitre 48 sur 80 · DENTITION · texte numérisé non relu

DENTITION

ralimenlalion el, si elle sort le lendemain, ou le surlendemain, nous constatons, la fois suivante, que le bébé a retrouvé son poids ou même qu’il l’a dépassé de beaucoup, (ihez quelques enfants de nos nourrices hospitalières, nous avons pu suivre de plus près les phénomènes grâce à des pesées quotidiennes, et nous avons vu que, vingt-quatre heures après la sortie de la dent, l’enfant augmentait beaucoup. Du reste, quand on examine les courbes de ces nourrissons, on en voit qui présentent un crochet au moment de chaque évolution dentaire: nous en avons personnellement publié plusieurs observations. (Voyez par exemple la fig. 05, p. 173 et la tig. 80, p. 219.)

évidemment, il faut veiller à ne pas confondre, comme on le fait trop souvent, les accidents de la dentition et ceux de la suralimentation.

11 y a quelque temps, j’ai été appelé pour voir un enfant que j’avais mis au monde, que j’avais suivi avec grande attention et qui présentait des troubles digestifs attribués par sa mère à la dentition. .Jamais il n’avait été soulïrant ; sa nourrice étant partie depuis qu’il avait l’àge de cinq mois, il était allaité artiticiellement. En examinant sa bouche, je ne constatai aucune modification du côté des gencives. A cet enfant, qui pesait 7 kilos, sa mère avait cru devoir donner 900 grammes de lait. Il suffit de mettre l’enfant à une diète relative, de ne lui laisser prendre que (300 grammes de lait, pour voir au bout de quelques jours tous les troubles digestifs disparaître. L’enfant put alors absorber GoO grammes, puis 700 grammes; il se remit à augmenter régulièrement de poids et plus tard l’évolution dentaire se fit sans provoquer chez lui aucun accident. Si j’avais cru ce que m’affirmait la mère, j’aurais maintenu les 900 grammes de lait, les troubles digestifs auraient persisté et se seraient aggravés.

La mère, très frappée par ce qui s’était passé, évita soigneusement par la suite toute suralimentation et n’augmenta la ration de lait qu’après démonstration que cela était indispensable ; l’enfant n’eut plus jamais de diarrhée et se développa magnifiquement.

Certaines dents déterminent surtout des troubles au moment de leur sortie, telles sont les canines, les œillères; outre les symptômes ci-dessus décrits, il peut y avoir de la rougeur de la joue, de la fièvre, une grande agitation, quelquefois même de petits mouvements convulsifs, ce (|ui est très rare cependant. On doit toujours chercher avec soin s’il n’existe pas une autre cause pour expliquer cet état pathologique;

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