A LIMKNTATION PENDANT LA SECONDE ANNÉE
c’csl par éliminaüon de Loule autre ad'ecLion et en présence des modi- (Ications qui existent du côté des gencives, qu’On fait le diagnostic. Tous les phénomènes inquiétants disparaissent du reste avec la sortie de la dent.
11 ne nous semble donc pas douteux que les accidents de la dentition peuvent exister chez un certain nombre d’enfants.
Sevrage. — Vers la tin de la première année et pendant le courant de la seconde, arrive une période considérée comme étant aussi le point de départ d’accidents, c’est la période du sevrage.
Sevrer l'enfant, c’est le séparer du sein, du sein de sa mère ou du seiu de sa nourrice ; le sevrage s’applique donc exclusivement aux enfants qui sont élevés soit exclusivement au sein, soit à Ijallaitement mixte.
Ouant à ceux allaités artificiellement, on ne parle pour ainsi dire jamais de leur sevrage, ])uisqu’on n’a pas à les séparer du sein.
Pour sevrer l’enfant, on remplace le lait de la mère par du lait d’animal, généralement par du lait de vache ou par des substances alimentaires très faciles à digérer; c’est là un premier point très important.
En voici un second : il faut bien veiller, dans cette substitution d’aliments, à la nature, à la qualité et à la quantité de ceux qu’on donne, afin d’éviter toute suralimentation qui pourrait déterminer des troubles digestifs graves.
Enfin, on doit faire une troisième remarque ; si l’enfant, pendant sa première année, augmente beaucoup de poids, de G kilos environ, puisque de 3 kilos il s’élève à 9 kilos, poids moyen après douze mois, son accroissement j)endant la seconde année est notablement moins considérable, puisqu’à vingt-quatre mois, il atteint seulement II kilos ou Tl''*='o00 en moyenne. Si son poids ne s’élève pas beaucoup pendant ces douze mois, sa ration alimentaire, ration d’entretien et ration d’accroissement, n’aura donc pas besoin d’être considérablement augmentée. D’où il résulte que, pendant toute la période desevrage, l’enfaut n'a pas à ]>rendre beaucoup ]>lus d’aliments qu’il n’en absorl)ait à la tin de la première année, contrairement h ce qu’on pense d’habitude. La plupart des accidents du sevrage sont la conséquence de cette erreur : de ])lus, on ale toi'tde donnerai! nourrisson toutes sortesd’aliments qu’il n’assimile ([ue difticilement.
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Eli général, on remplace le lail de la mère par du lail de vache; de [)lns on ajoute à celait certaines l’arines qui permettent de préparer soit des petites soupes claires ou un peu plus épaisses, soit des bouillies.
On a prétendu que ces farines ajoutées à du lait constituaient à peine un aliment : c’est une erreur ainsi que le prouvent les observations cliniques. Si un enfant boit 800 ou 900 grammes de lait et si sa courbe ne s’élève plus, il suffit de lui donner une soupe faite avec delà farine mise dans le lait qu’il reçoit, sans augmenter en quoi que ce soit la quantité de ce lait, pour constater que l’enfant continue à s’accroître pendant des semaines et même quelquefois pendant des mois.
Ou reste, les recherches cliniques et les expériences ont démontré que ces'farines étaient très nutritives. On emploie surtout les farines des céréales, farines de blé, d’orge et d’avoine; 5 grammes de ces farines correspondent à 25 grammes de lait et 20 grammes à 100 grammes; on fait encore des soupes avec de l’arrow-root, du sagou, des farines de maïs, de riz, de lentilles, de haricots blancs, et on emploie également des farines préparées spécialement dans le commerce, le racahout des Arabes ou racahout Delangrenier, la phosphatine Falières, la farine torréfiée de Michel, la farine lactée, etc., etc., qui presque toutes sont excellentes quand elles sont fraîches et ont à peu près la même valeur nutritive.
Nous croyons utile de reproduire le tableau qui vient d’être donné par le 1J‘’ Maurel; on y trouvera la composition de la plupartde ces substances, ce qu’elles contiennent en azote, graisse, hydi’ate de carbone, sels, et combien de calories fournit un hectogramme de chacune d’elles. Dans la dernière colonne, on voit combien il faut de ces substances j)Our représenter 100 grammes de lait.
PUOl’OllTIOXS POU» 100 ÜK.^M.MES
(JU.VNÏITÉS
équivalentes
pour
100 grammes de lait.