ALIMENTATION PENDANT LA S E CO N 1) E A N N É E
renfanl. aura élé sevré el elles ne metteiiL aucune bonne volonté, au contraii‘0, |)Our compléter rallaitement devenu insuflisant. Alors que s’il s’agissait de leur projire bébé, elles lui auraient donné du lait de vache ou des soupes depuis longtemps, elles ne peuvent accepter qu'il en soit ainsi pour leur nourrisson.
Mais il est aussi des mères qui ont toutes les peines du monde à sevrer elles-mêmes leurs enlants, quelque attention qu’elles y apjiortenl. Nous avons vu, par exenqile, un enfant Dub..., né le l®*" juillet 1898, et pesant 8. 8ÜÔ grammes, qtd, nourri au sein, fut pendant longteni])s un de nos plus beaux nourrissons : à sept mois, il pesait déjà 10 kilos, sa courbe était donc très supérieure à la normale. Le lait de sa mère devenant insuflisant, nous avons voulu lui faire prendre des souj)es avec un grand nombre de substances que nous avons successivement essayées : farine de maïs, farine d’avoine avec cacao ou sans cacao, etc.; nous avons éeboué ; il ne voulait pas non plus boire de lait pur. Cela a duré pendant une longue période ; pendant trois mois, cet enfant resta stationnaire. Entin, du 11 au !2o août, il accepta une soupe au ta])ioca et immédiatement il augmenta de 220 grammes dans la quinzaine ; le 8 septembre, comme il avait pris une seconde soupe faite avec du racahout, il s’était accru de 240 grammes ; la semaine suivante, l’augmentation fut de 350 grammes. Mais il refusa de prendre du lait pur. Ce n’est que plus tard, à vingt-deux mois, quand lanière consentit à ne plus lui donner le sein, qu'il arriva à boire. Le 4 mai, il absorbait 400 grammes ; le 7, 900 grammes ; le 1 1, 1.200 grammes de lait sur lesquels on prélevait, bien entendu, ce qui était nécessaire pour faire ses soupes. Avec cette quantité, il eut des troubles digestifs ; on revint à 1.050 grammes et il augnienta. Le 29 juin 1900, quand, âgé de deux ans, il quitta notre Consultation, il pesait 13.150 grammes et ne prenait toujours que 1.050 grammes de lait.
Nous avons observé d’autres faits du même genre ; en voici un. L’enfant Mag..., naquit le 29 janvier 1899, à la Clinique Tarnier, il Ijesait 4.000 grammes. Il fut nourri au sein par sa mère ; le 9 février 1900, il pesait 9.950 grammes (Voy. lig. 77). IMalgré des tentatives de toutes sortes, on ne pouvait réussir à le sevrer et, le 22 juin suivant, son poids était de 10.020 grammes ; en quatre mois et demi, il ne s’élait accru que de 70 grammes. En(in, il consentit à jirendre du lait et des sou|)Cs et, le (J juillet, il reçut un litre de tait, avec lequel on faisait trois potages. Le 1°*' février IttOl, au moment où il quitta la Consultation
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[)arce (|ii il avait (leti\ ans, il pesait 1 1 .700 grammes ; il ne pi’enait toujours que la même ([uantilé de lait. Donc, avec un litre el un peu
Kiifant allailô par sa more f(ui clovienL malade. Sevrage brusque.
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(le l'aeine pour faire des soupes, sou ])oids s’iHail (de\é de 10.000 à 11.700 gi’auiiues, c’esl-à-dire de 1.700 grammes.
(les cas de sevrage dillicile soûl rares, heureiisemeul ; mais ou ik; saurait croire quelle |)atieuce il faut avoir dans ces circonstances ; ou essaie successivement dilféreutes substances, allant de l’iiue à l’autre, prolitanl des moments où l’enfant jiaiant avoir le j)lus faim, tautdit sucrant les bouillies, tantôt les salant, tantôt les faisant claires, tantôt les préparant épaisses. Si enlin, nue de ces substances est acceptée, on la continue et l’enfant peut être sevré.
Pour dégoûter les enfants du sein, on badigeonne le mamelon avec des substances amères, de la teinture de gentiane ou d’aloès |)ar exemple ; cela réussit j)our quelques-uns, d’autres continuent à vouloir téter. On est alors obligé de recourir à la sé|)aration, qui réussit habiluellemeut ; mais si elle est facile pour plusieurs jours quand il s’agil d’une nourrice mercenaire, elle l’est moins lorsque c’est la mère, femme pauvre, qui allaite.
Une fois le sevrage réalisé, si l’enfant est habitué aux soupes, il remonte vite et redevient parfois très beau en peu de temps.
Généralement, la femme n’a aucune ])récaution à prendre pour ses seins qui ne donnent plus de lait ou n’en fournissent ([ue très peu : cependant, si la sécrétion lactée parait continuel", on recourt, pour la tarir, à la compression assez forte de la poitrine avec de l’ouate et un bandage ; au besoin, on peut diminuer Palimentation, surtout l’absorption des liquides, pendant un ou deux jours. Ouant aux purgations souvent administrées pour empêcher le lait « de se répandre » suivant le préjugé populaire, si elles ne sont pas nuisibles, elles ne sont guère utiles.
Lorsque l’en faut est élevé à rallaitement mixte, le sevrage est en général très simple ; il suffit d’augmenter progressivement la quantité de lait de vache prise par l’enfant, puis de donner des bouillies légèi'es avec ce même lait, et le sevrage se fait avec la plus grande facilité. Aussi, en a-t-on conclu qu’il fallait, dès le début, toujours donner nu peu de lait stérilisé aux enfants, pratiquer par conséquent l’allaitement mixte : lorscpi’on veut sevrer, il suflit de donner plus de ce lait que le nourrisson a l’iiabitude de prendre. Nous ne croyons )>as qu’il faille adojiter celte manière de faire ; d’abord les difficultés dont nous avons ])ai"lé sont i"ares ; de plus si, peu de temps après l’accoucbemeul, les mères pi-aliquent l’allaitemeut mixle, elles se laissent aller très vile à
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«loiiiu'i-, non |)as une on deux quaire heures, mais trois, quatre,
bouteilles de lait dans les vinj>l cinq, etc. Les mamelles n’étant plu
Fig. 77. — nUlicullcs (.lu sevrage qui [tersislenl |)en(iaiiL ([ualre mois el dcini.