A UMENTATION PENDANT LA SECONDE ANNÉE
cepcmlaiil, le l?> mai, une diminulioii de 150 grammes coïncidant avec la menstrnalion. Le 5 juin, on me l’apporte, disant que la mère avait une pleurésie grave, et qnè le médecin qui la soignait exigeait qu elle ne donnât plus le sein ; on remit pour reniant huit houteillos de 75 grammes, c’est-à-dire COÜ grammes de lait pur stérilisé. I^e 10. l’enfant avait très bien supporté le sevrage, ses gai-de-robes étaient parfaites, mais nous ne lui avions |»oint accordé tout à fait assez (elle pesait 0.350 grammes), elle avait diminué de 250 grammes ; nous lui avons fait donner neuf bouteilles contenant 75 grammes, c'est-à-dire 075 grammes de lait, et le \A elle avait augmenté de 170 grammes. Depuis, la mère est beureusement guérie, et l’enfant, sevrée, va bien .
Voici la courbe d'un enfant dont la mère n’avait pas, au début, de lait en quantité suftisante ; nous avons du recourir à l’allaitement mixte pour permettre aux mamelles de fournir peu à peu ce qui était nécessaire. Après un certain nombre de semaines, nous avons pu SLipprimei* le lait stérilisé et l’enfant fut nourri evclusivement au sein. Il y a quelque temps, on lui donna une première, puis une seconde soupe, faite avec 125 grammes de lait : subitement le lait disparut cliez sa mère et nous avons dù. procéder au sevrage immédiat. Au début, nous n’avions pas donné assez de lait : nous en avons ajouté, et la courbe de l’enfant a continué d’être belle. Ce sevrage brusque s'est donc accompli sans présenter la moindre difficulté (Vo\. lig. 70).
Il faut bien savoir toutefois que, dans un certain nombre de circonslances, on a beaucoup de peine à sevrer les enfants. Ces petits êti*es, babitués au lait de leur mère ou de leur nourrice, ne veulent en accepter aucun autre. On tente d'y ajouter des farines de froment, d’avoine, d’orge, qui ont ])eu de goût, ils n’en veulent pas ; on y met du sel, ils n’en veulent pas ; on essaie des faiânes qui contiennent du sucre et du cacao dont beaucouj) d’enfants sont très friands, ils n’en veulent pas.
Comme ces enfants, après avoii' eu très bonne mine, pâlissent, restent stationnaires, ou même diminuent de poids, on leur donne du lait pur pour compléter le sein de leur mère devenu insuffisant ; qu’on sucre ou ([u'oii sale ce lait, ils le refusent absolument. Le fait se produit surtout avec les nourrices mei'cenaires ; elles ont, en ell'et, parfois la prétention de Jie rien laisser donner en dehors du produit de leurs seins ; elles craignent suidout (ju’on ne les consci’ve pas lors(|ue
la première semaine est iusuriisanlo, il i.limiiiuo de poids : mi doiuie la (luaiiUlii nécessaire et il s’accroît rapidement.