CONSULTATIONS DE NOURRISSONS
Quand j’étais chef de service à la Charité, je m’occupais heaucoup des nouveau-nés et j’étais frappé d’une réponse qui m’était faite par les femmes accouchées anlérieurement dans nos salles et qui s'y trouvaient de nouveau. Je leur demandais ce qu’étail devenu l'enfant qu’elles y avaient mis au monde et souvent elles me disaient: il est mort ! Phi effet, sorties de l’hôpital, elles n’avaient plus eu pour les guider que la vaste expérience des grand’mères, des concierges, des herhoristes! Imprégnées de tous les préjugés, elles avaient alors commis faute sur faute, leurs enfanls étaient tombés malades et ils avaient succombé.
Ihi 1891 , je pris possession de la nouvelle Maternité qui venait
en couches, mais il n’y avait qu’une petite chambre pour recevoir deux nourrices. Deux personnes pour soigner quarante enfants, c’élait
* Voj'cz Cil. Mayijiiie». Leu Consullalions de CiiiTz.M.vNN, octobre 1903.
nourrisson.s, dans l’tÆuvro médico-chirurgical do
Hli.MKDES D’OUDUE MEDICAL
bien maigre ; elles auraient du de pins, donner le sein àleur propre bébé ; c’était impossible. Je fus donc obligé de prendre des nourrices sècbes.
C’est vers la lin de cette année 1891 et au commencement de 189î2 ([lie j’eus, dans ces conditions, l’occasion d’étudier le lait stérilisé pour conijiléter l’allaitement des enfants dont les mères étaient insuffisantes, .le me suis assuré que ce lait, préparé suivant la méthode de Soxblet,
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE BJ.26.
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