PARTICULARITES
Fig. 90.
jiouvait être utile et, si on prenait certaines précautions, ne pas être dangereux. Cette constatation faite, je demandai à M. le 13‘’ Feyron, alors directeur de l’Assistance publique, l’autorisation de revoir à l’bôpital, une fois jiar semaine, les enfants qui y étaient nés. .le ne voulais évidemment pas faire concurrence à nos collègues, médecins des hôpitaux, (jui s’occujieiit des enfants malades, je désirais simplement continuel’ à diriger les mères, les engager à allaiter au sein autant que possible et, dans les cas où cet allaitement deviendrait insuffisant, les aider en leur donnant du lait de vache de bonne qualité et stérilisé. Ou l’a dit, non sans raison, le nouveau-né n’est qu’un tube digestif; sou
MOUTAJJTÉ INFANTIIJ-: EN EH A N CE
h\i»i(Mie nlimcnlairc joue donc un i‘ôle ca|)iü\l. M. reyron acccpla, en principe, mais il dul demander l’avis du Conseil de sui-veillance. l’ne commission de deux membres fui nommée; l’un d'eux souleva ([uel(|ues objcclions. Il fil remarquer que si j’ouvrais ainsi une considtalion el si j’y disLribuais du lail, nombreuses seraient les lemmes du {[uarlier (pd viendraicnl en demander, ce qui occasionnerai! une lourde dépense à l’Adminislralion de l’Assislance j)ubru]ue.
.le répondis que je pouvais ne recevoir que des femmes accouchées dans mon service, el qu’une enquête élaid toujours faite sur leurcom])le, il serai! facile de n’admellre que des femmes réellement pauvres. Du reste, pour cet essai, que je me j>roposaisde faire avec une extrême prudence, je ne demandais aucun crédit.
L’autorisation me fut accordée en juin 189:2; la Consultalion de nourrissons était fondée.
Elle est organisée de la façon suivante: les femmes sortent de l'iiopital entraînées à l’allaitement ; celles qui désirent venir à la Consultalion, et nous les y engageons de toutes nos forces, reçoivent un petit carton^ sur lequelse trouve ladate et le numéro de raccoucliement, le poids de leur enfant à sa naissance et à la sortie du service (Voy. lig. 90). Quand elles reviennent, elles présentent ce petit carton, il nous est ainsi facile de faire apporter et de consulter l’observation qui a été prise et la courbe quotidienne quiaété faite pendant le séjour de l’enfant dans nos salles.
L’enfant est déshabillé, examiné, pesé; on écrit sur un nouveau carton les renseignements qui le concernent, le poids qu’il a atteint et la moyenne de l’accroissement quotidien. Nous reproduisons ces données sur un registre et nous pouvons de la sorte établir facilement la courbe hebdomadaire, ce que nous faisons pour chacun de nos enfants.
C’est l’allaitement au sein que nous encourageons de toutes nos forces; nous avons vu quelques femmes qui, médiocres au début, devenaient plus tard d’excellentes nourrices.
Dans le cas où l’allaitement au sein est manifestement insuflîsanl, nous ])rescrivons une(iuantité variable de lait stérilisé, que la mère vient ou envoie chercher cluuiue matin.
Quand les femmes n’ont pas do lait du tout, parce que leur
1. Nous avons flonx Coiisullalions cio nourrissons, une le vendredi matin à neuf heures, 1 autre le inercre<li à la môme heure. Aux femmes, i|ui doivent se présenter le vendredi, nous donnons un earton rouge: à celles du mercreili. un carton vert.
REMKDKS D’OUDUE .MEDICAL
agalactie est al)Soliie, ou parce qu’elles nous ramènent de nourrice leurs
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