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NOTIONS ELEMENT A IRES SUR LE TURE DIGESTIE

De ces données analoiniqiies résullenl un certain noinl)i*e de considérations pratiques qui ont une notalile importance ; éludions-les successivement :

Au niveau des fosses nasales ;

Au niveau de la bouche ;

Au niveau du pharynx et du larynx.

Nous terminerons en montrant combien il est important de savoir, chez l’enfant débile par exemple, distinguer la succion de la déglutition.

1° Fosi^es nasales. — Pour qu’un enfant tette facilement, il faut que ses fosses nasales soient libres. S’il est atteint de coryza, s’il ne peut plus faire passer Pair par son nez, il est à chaque instant obligé d’ouvrir la bouche pour respirer et de s’arrêter dans ses mouvements de succion. 11 se fatigue vite, ne prend pas de lait en quantité suffisante, diminue de poids et s’affaiblit.

Lorsqu’un enfant ne veut pas quitter le sein dont on cherche à le retirer, le moyen le plus simple pour l’en séparer, sans faire souffrir la mère, consiste à lui pincer le nez ; Pair ne pouvant plus passer par les fosses nasales, il ouvre la bouche pour respirer et on profite de ce moment pour l’éloigner du mamelon.

Pour que l’enfant tette bien, il faut donc que l’orifice des fosses nasales soit libre. Lorsque la femme est couchée, si elle a des seins volumineux et mous, ils viennent facilement obturer l’ouverture du nez. La mère doit prendre la précaution de mettre un doigt de chaque côté du mamelon, d’appuyer, et d’éloigner ainsi les tissus afin de permettre à l’enfant de respirer.

La nourrice ne doit jamais, pendant la nuit, donner à téter en restant couchée; en effet, elle se met alors sur le côté, l’enfant allongé près d’elle prend le sein et parfois elle s’endort; les mamelles s’appliquent alors sur l’ouverture des fosses nasales et le nourrisson meurt asphyxié. Un certain nombre d’enfants succombent chaque année dans ces conditions.

*2° Bouche. — Pour téter l’enfant exécute des mouvements de succion ; sa langue, avons-nous dit, joue le rôle du ])islon dans le cor|>s d’une ])ompe. Dans certains cas de maladie de la bouche, s’il y a du muguet par exemple, ces mouvemeuts sont douloureux et le bébé s arrête de létei‘; il ne s’alimente pas suffisamment et sa courbe de poids descend, il faut donc veiller attentivement sur lui dans ces cas.

Lorsqu'il existe, chez le nouveau-né, des vices de conformation, un

DU nui; VEAU-M-:

bec-(lo-lièvi*o, une gueule-ile-loui), ou une pciToraliou delà voûte palatine, Jes lèvres ne peuvent plus s’appliquer sur les seins autour du luainelon, ou bien la cavité buccale, qui communique avec les fosses nasales, l’esle en communication constante avec elle : l’enfant ne peut plus alors faire le vide et il est incapable de téter.

3° Pharynx el voies aériennes. — I.orsqu’un nourrisson vomit, le lait, qui revient de l’estomac par l’œsophage, est projeté avec force vers la bouche et vers les fosses nasales. Si l’enfant est couché sur le côté, le liquide s’écoulera facilement au dehors; mais s’il est sur le dos, dès qu’il fera un mouvement d’inspiration, le lait, resté dans le phai’ynx, pourra pénétrer par le larynx dans les poumons. 11 en résulte des ])hénomènes d’asphyxie; parfois môme, lorsque le lait revient mélangé de suc gastrique, des accidents graves de broncho-pneumonie peuvent en résulter.

¥Suedon el déyliililion. — Delà dilîérence très nette qui existe entre la succion et la déglutition résultent aussi des conséquences pratiques.

Il y a des enfants débiles, prématurés ou très affaiblis, qui sont incapables d’exercer des mouvements de succion, mais qui peuvent déglutir. Si on les met au sein, ils ne réussissent pas à faire monter le lait dans la bouche, mais si avec une cuiller on porte le liquide alimentaire sur le fond de la cavité huccale, ce liquide détermine un mouvement réllexe de déglutition et l’enfant avale. Dans ces conditions on |)eut le nourrir à la cuiller ou au verre.

Il est d’autres nouveau-nés plus faibles encore, qui ne peuvent faire ni mouvement de succion, ni mouvement de déglutition. On doit alors, poui‘ les alimenter, ])orter directement à l’aide d’une sonde, le lait dans rœso[)hage et dans l’estomac, c'est-à-dire pratiquer Xegavaye.

On a parfois recours à un autre procédé que celui de la sonde. On met l’enfant sur le dos, et à l’aide d’un compte-gouttes ou d’une cuiller spéciale (A. llerrgott) on introduit le lait dans une fosse nasale; étant donnée la situation couchée de l’enfaul, le li(iuide gagne le pharynx, suit sa paroi postérieure, c’est-à-dire celle qui est en i-apport avec la colonne vert(‘hrale et descend tout le long de l’irsophage jusque dans l'estomac ; il ne peut de la sorte pém'trer dans l’ouverture du larynx qui est sitiu'C bien en avant.

Si l’enfant, nourri ainsi ou grâce au gavage, reprend des forces, les mouvements de déglutition arrivent bientôt à se j)rodiiire el, |)lus lard, ceux de succion .

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