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COURSES PLATES

Les courses plates sont les plus difficiles à courir et exigent chez les amateurs et jockeys qui y

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prennent part une assiette ferme, des bras vigoureux et un profond sentiment de l'allure. Le jockey est placé en selle d'une façon particulière, avec les étriers courts, bien chaussés, la cuisse horizontale et les poignets bas, pour avoir plus de force, le corps penché en avant tout en restant assis pour décharger l'arrière-main.

Lorsque le starter a abaissé le drapeau, les

cnevaux rangés sur une seule ligne à la même hauteur, s'élancent et prennent leurs places; ils serrent la corde le plus près qu'ils peuvent et sont espacés entre eux à de petits intervalles, les uns en tète, les autres en queue; après le dernier tournant, parvenus à la ligne droite qui mène au poteau d'arrivée, ils se groupent en peloton compact, les meilleurs se détachent, et le premier qui dépasse ses adversaires de quelques longueurs est proclamé vainqueur. Le reste du peloton arrive dans un ordre quelconque, à peu de distance.

Au départ, le jockey doit écouter les conseils de son entraîneur et s'y conformer scrupuleusement.

Il ne perd pas de vue le starter afin de partir au moment où le drapeau est abaissé et d'occuper immédiatement sa place, qu'il ne doit quitter en passant en dedans ou en dehors, que

lorsqu'il le jugera opportun, pour sortir du groupe et se placer en tête. Il se glisse dans le peloton de manière à prendre la place laissée vide par les autres, qui se sont dérangés à droite ou à gauche, ou qui ne peuvent plus suivre, et roule son cheval en usant au besoin de l'éperon et de la cravache. Souvent, à une centaine de mètres du poteau d'arrivée, ses adversaires luttent avec un acharnement désespéré et épuisent vainement leurs montures. Il sent alors la bouche de son cheval, le rassemble et lui communique un su-

prôme et dernier élan qui assure la victoire d'une longueur de tête.

Pendant toute la course, le jockey a soin de toujours tenir la tête de son cheval et de le porter pour ainsi dire dans les jambes, en la maintenant dans la ligne droite, afin de l'empêcher de se dérober pendant le parcours et à l'arrivée.

Les jockeys de profession sont trop expérimentés et connaissent trop bien les qualités et les défauts de leurs chevaux, la nature de la piste et ses points faibles pour n'en pas tenir compte dans leur manière de monter le jour de la course et en tirer le meilleur parti possible. Il n' en est pas de même du gentleman-rider qui se présente en public; les premières fois, il est agité et son émotion, fort légitime, le prive de ses moyens et lui enlève le calme et le sang-froid nécessaires à ce genre d'exercices. Il doit prendre connaissance des règlements qui régissent l'hippodrome où il paraît, avoir le poids qui lui est prescrit et étudier le terrain qu'il est appelé à parcourir, afin de ne pas se diriger sur une fausse piste. Quelques renseignements sur le nombre et la valeur des concurrents présents lui seront d'une grande utilité et l'aideront à mener son train régulièrement, en évitant certaines fautes désastreuses.

Le gentleman-rider est obligé de suivre une

progression méthodique pour arriver à monter en courses. Il fait ses débuts en province et sur les hippodromes suburbains, où il a pour adversaires des cavaliers de sa force, avec lesquels il peut lutter avantageusement. Plus tard, lorsqu'il devient habile et a longtemps parcouru avec des succès même mêlés de revers les pistes de second ordre, il peut, sans inconvénient, affronter le champ de courses d'Auteuil et y faire bonne figure.

Le règlement de la Société d'encouragement pour les courses, qui diffère du code des courses édicté le prescriptions suivantes, dont nous détachons les articles les plus essentiels :

Art. 12. — Tous les prix donnés sur les fonds de la Société, sont exclusivement réservés aux chevaux français de pur sang.

Art. 15. — Tout propriétaire engageant un cheval pour la première fois, doit déclarer ses couleurs, qui ne peuvent plus être changées sans un nouvel avis. Les jockeys qui se présenteraient avec des couleurs différentes, paieraient une amende de vingt francs.

Art. 22. — Ne sont admis à monter dans les. courses de gentlemen que les membres du Jockey- Club, de l'Ancien Cercle, du Cercle agricole, du

Cercle dos Chemins de fer, du Cercle national, du Cercle de la rue Royale, du Cercle de l'Union, du Spoi ting, du Cercle de l'Union artistique, les officiers de l'armée française, et les personnes admises sur leur demande et après ballotage, par le Comité des courses.

La demande devra être adressée aux Commisrsaires de la Société.

Art. 24 — Aucune course publique ne peut avoir lieu sur les terrains de la Société qu'avec l'autorisation du comité, ou, en cas d'urgence celle des commissaires.

Art. 25. — Il est pourvu aux dépenses ordinaires d'entretien de la pelouse et des allées de Chantilly au moyen de ressources spéciales créées ci-après.

Art 30. — Les personnes voulant essayer des chevaux sur la piste, doivent en prévenir le garde du terrain, qui autorise l'essai si l'état de la pelouse le permet, ouvre les chaînes, et perçoit une somme de vingt francs pour chaque essai de quatre chevaux au plus, et de quarante francs, s'il y a plus de quatre chevaux.

Art 33. -- Si un jockey, engagé pour un certain temps, ou pour une certaine course, refuse d'exécuter son engagement, les commissaires peuvent le mettre à une amende de cent à cinq

cents francs, et lui interdire de monter pendant le temps qu'ils jugent convenable.

Art. 34. — Si un jockey monte pour une autre personne sans la permission de son maître, les commissaires des courses peuvent lui appliquer l'amende et l'interdiction ci- dessus, et le propriétaire, qui l'a employé ainsi, est, en outre, passible d'une amende de cent à mille francs.

Il existe encore un règlement relatif aux courses au trot et à celles réservées aux chevaux de demi-sang. Ces courses sont si rarement organisées qu'il n'y a pas souvent lieu de les appliquer.

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