‹ Manuel pratique d'équitationChapitre 55 sur 113 · CONTRE-CHANGEMENTS DE MAIN · texte numérisé non relu

CONTRE-CHANGEMENTS DE MAIN

Le cheval étant au galop à main droite sur la piste, le cavalier attire légèrement la tête et l'encolure à droite en portant la main à droite, augmente la pression de la jambe gauche de manière à engager les épaules dans la diagonale, le cheval se porte alors de côté dans l'intérieur du manège et reste dans son équilibre tout en conservant sa légèreté et sa grâce.

Arrivé au centre du manège, la main augmente son soutien pour arrêter le mouvement en avant et se porte un peu en arrière à droite pour dégager l'épaule gauche et provoquer le départ sur le pied gauche, en même temps que le corps opère une légère retraite en arrière à droite pour faciliter le changement de pied. Puis la jambe droite agit pour engager Tarrière-main, dans le mouvement oblique de droite à gauche, et la jambe gauche sert de soutien à l'action qui lui vient de droite. Le cheval reste ainsi sur la piste.

Dans ce pas de côté au galop, la main, tout en dirigeant les épaules, les maintient et empêche le cheval de presser l'allure lorsqu'il se sent plus actionné par les jambes, dont l'une le porte de

DU GALOP !4l

côté, tandis que l'autre, tout en poussant le? hanches en avant, les empêche de dépasser les épaules.

Le mouvement doit être fait lentement et pas à pas en ne prenant que très peu de terrain à chaque foulée de côté. Gomme Ta si judicieusement fait remarquer le comte d'Aure : « il y a, à un temps donné, égalité dans l'action des aides et ensuite intervertissement complet dans leur manière d'agir, puisque celles qui ont été employées comme action pour engager la masse de gauche à droite seront employées comme soutien alors que le mouvement de retour s'opérera. Il est nécessaire pour que cet intervertissement ait lieu sans à-coup et sans surprises que les aides, qui agissent par degrés, diminuent leur action à mesure que celles qui soutiennent augmentent la leur, de telle sorte, qu'au moment où le cheval arrive au point où le mouvement de retour doit s'opérer, la masse inerte soit remise en équilibre, c'est-à-dire que, pendant un instant, elle ne soit engagée ni à droite ni à gauche. »

On fait exécuter au cheval au galop les voltes, les demi-voltes, les doublers en appuyant l'épaule en dedans et l'épaule au mur, en un mot, tous les mouvements auxquels il a été exercé au pas et au trot. On le fait travailler sur des cercles

de plus en plus étroits de manière à assouplir ses épaules et ses hanches et à le confirmer dans le galop sur tel ou tel pied et on augmente ou diminue progressivement la vitesse de cette allure, afin d'en assurer la franchise et la,ca dence en maintenant le cheval dans la limite d'une sage liberté qui lui permet de détendre et d'allonger la tête et l'encolure à volonté

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