CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LE TRAVAIL DE HAUTE ÉCOLE
Lorsque le cheval marche à volonté et franchement au pas, au trot et au galop et exécute avec calme et précision, à ces allures, les départs et les arrêts, les voltes, demi-voltes, doublers, changements de main et les mouvements détaillés dans les chapitres précédents, on complète et on finit son dressage en l'exerçant à quelques airs de haute école qui lui communiquent de la grâce et de la légèreté.
Il est nécessaire d'avoir une monture docile, bien mise et dans un parfait équilibre, si l'on veut entamer avec succès les mouvements qui constituent la haute école
Elle doit avoir une bonne conformation, être exempte de tares, afin de supporter ce pénible et fatigant travail qui exige de puissants efforts et un grand déploiement de forces musculaires
Le cavalier ne peut aborder les airs de haute école que s'il possède un tact et une finesse parfaits ; c'est par la légèreté de la main, le moelleux de l'assiette, combinés avec les effets plus ou moins accentués des jambes, qu'il peut obtenir du cheval un jeu régulier des membres produisant le piaffer, la courbette, la croupade, la ballotade, la cabriole, le passage, le pas espagnol.
Il doit éviter toute faute dans l'emploi des aid'^s surtout pendant les premières leçons, car le cheval engagerait une lutte énergique avec son cavalier. Lorsque le cheval commet une faute réclamant une sévère cerrection, elle doit lui être infligée et cesser assez à temps pour que le cheval comprenne le motif qui l'a provoquée.
Le cavalier distingue dans les résistances que sa monture offre à ses moyens d'âtllons, celles qui ont pour cause son ignorance, son incertitude, de celles qui sont la manifestation de sa volonté de résister. Dans le premier cas, il doit chercher à se mieux faire comprendre d'elle; dans le second cas, il doit se servir de moyens assez puissants pour se rendre maître de ses défenses.
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C'est à équilibrer le cheval par l'assouplissement général que le cavalier doit consacrer ses efforts. A cet effet, il s'empare de Tarrière-main et il la fait insensiblement arriver sous le centre, en poussant les hanches sur les épaules et en maintenant ces dernières par les effets de la main.
L'avant-main doit conserver plus d'élévation que l'arrière-main. Le cheval doit être assis sur les hanches, afin que ses épaules débarrassées du poids du cavalier, lui permettent de se grandir et de rapprocher la tète du buste de l'homme et qu'il acquière ainsi de la noblesse et de l'élégance.
Lorsque l'assouplissement de l'avant-main et de l'arrière-main du cheval sont parvenus à un degré suffisant de perfection, on peut, sans inconvénient, commencer les airs de haute école.