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La croupe. i 26. La queaa

La poitrine a pour sommet le garrot; sa partie inférieure est boiiiée par le sternum et de

chaque côté elle est nrr^onscrite par les côtes. Elle doit être large et proionde, afin que le cheval puisse avoir une respiration haute, puissante et énergique, qui lui permette de supporter une longue course, sans qu'il soit essoufflé et hors d'haleine

La hauteur de la poitrine se mesure de la base du garrot au passage des sangles.

La profondeur se mesure d'avant en arrière de la pointe du sternum, à la dernière côte.

La largeur se mesure d'une côte à celle placée symétriquement du côté opposé.

Les traces de vésicatoires ou de sinapismes qui se trahissent par la rareté des poils au passage des sangles, indiquent que le cheval a subi un traitement pour une maladie de poitrine souvent grave.

Ainsi il faut éviter de se servir d'un cheval à poitrine étroite et serrée, car il est incapable de fournir un bon service.

Le poitrail est situé au bas de l'encolure, entre les deux épaules, son grand développement est un signe de force et de puissance musculaire. Il ne faut pas cependant rechercher chez le cheval de selle un poitrail trop large, car il élargit la base de sustentation et paralyse la rapidité des allures.

Le garrot est placé entre l'encolure et le dos, au-dessus des épaules. Il doit être bien sorti et se prolonger en arrière, être net et sec. Plus le garrot est élevé, plus la tête et l'encolure sont portées avec aisance et plus leurs mouvements s'exécutent avec légèreté.

Les épaules ont un jeu plus étendu et plus souple, de sorte que la beauté et la puissance de l'avant-main découlent de l'élévation du garrot.

Avec un garrot bien conformé, la selle ne glisse pas et le cavalier est mieux placé à cheval.

Lorsque le garrot est bas et empâté, Tavantmain est surchargée, l'épaule est droite et courte et le cheval est lourd dans ses mouvements. Il se blesse facilement par le frottement de la selle sur cette partie.

Le dos est placé entre le garrot et le rein. Ses fonctions sont très importantes ; il reçoit le harnachement et porte le poids du cavalier ; il doit être court, large, solidement musclé et souple pour remplir son rôle. S'il est droit ou légèrement incliné d'arrière en avant, il est bien conformé.

Le dos ensellè est défectueux, c'est un indice de faiblesse, le cheval ne peut supporter un cavalier lourd ni fournir une longue course sans éprouver une grande fatigue.

Les dos de mulet et de carpe ont le défaut contraire; ils sont résistants, mais manquent de flexibilité et rendent les réactions dures et désagréables.

Les côtes doivent être allongées, bien cerclées et suffisamment espacées les unes des autres.

Le rein fait suite au dos et s'étend jusqu'à la croupe.

Il doit être droit, large et court : c'est le point de centralisation des mouvements de l'avant-main sur l'arrière-main.

La longueur du rein se mesure en plaçant le petit doigt sur la pointe de la hanche et le pouce sur la dernière côte ; plus cette dimension sera petite, plus le rein sera solide.

Le rein est bien attaché lorsqu'il est uni à la croupe sans solution de continuité; il est mal attaché dans le cas contraire.

Pour s'assurer que cette région est bien constituée et saine, il faut la pincer entre le pouce et le premier doigt ; si elle fléchit, c'est qu'elle est en bon état; si elle est insensible, c'est qu'elle est ankylosée.

Les flancs sont placés entre la dernière côte et la hanche ; ils doivent être courts et pleins.

Les flancs creux, retroussé et levrette sont défectueux ; ils indiquent que l'appareil digestif fonctionne mal et que les intestins sont délicats. Le cheval ne saurait fournir une course de fond; les battements de ses flancs sont irréguliers.

Lorsque les flancs battent avec des soubresauts violents, c'est que le cheval est atteint de pousse.

Le ventre est placé entre le passage des san-

gles, les organes génitaux et les grassets, et audessous des flancs et des côtes. Il doit être arrondi et suffisamment développé pour que les viscères digestifs y soient à leur aise.

Lorsque le ventre est trop volumineux, on l'appelle ventre de vache, il dénote une race commune ; le cheval qui mange une grande quantité de foin et certaines graines augmente de volume; ses intestins deviennent plus gros, son ventre se gonfle et il devient impropre aux allures vives. Il est disgracieux.

Le cheval qui est levrette est dit : étroit de boyaux. On remédie à ce défaut en lui donnant une nourriture abondante et substantielle.

Toutefois, un grand nombre de chevaux de pur sang ont cette conformation, qui tient à leur genre d'alimentation et à leur mode d'entraînement, et n'en fournissent pas moins un bon service.

La croupe fait suite au rein ; elle est limitée sur les côtés par les hanches et les cuisses, et en arrière par la queue.

Elle doit être longue, large, fortement musclée et légèrement inclinée.

La croupe joue un grand rôle dans les mouvements de locomotion du cheval ; aussi, dans Texa-

men du cheval, il est nécessaire de l'examiner avec soin.

Lorsque la croupe est longue, large et fortement musclée, les muscles qui s'y insèrent sont longs et puissants, et la direction est favorable à la vitesse des allures. Un léger degré d'inclinaison favorise l'impulsion de l'arrière-main sur le tronc, annihile les effets des réactions et communique au cheval de la souplesse.

Une croupe trop horizontale nuit à la puissance de la projection et paralyse le rassembler, car elle occasionne une trop grande décomposition des forces.

Une croupe trop avalée nuit à l'extension des mouvements, parce que l'attache des muscles sur les cuisses n'est pas assez perpendiculaire pour agir avec puissance. C'est un signe infaillible de dégénérescence.

La queue, qui a pour base les os coccygiens, doit être d'une longueur moyenne, fortement attachée en haut de la croupe et être garnie de crins fins et soyoux.

Vanus, qui est formé par Toriflce extérieur du rectum doit être bien marronne.

Souvent, lesmaquignons, pour donner aux chevaux de la distinction, leur coupent quelques muscles abaisseurs de la queue (niquetage), de

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manière à leur faire porter droite, ou mettent dessous du gingembre ; afin de déjouer ces ruses, l'acheteur aura soin d'appuyer la main sur le haut de la queue, qui reprendra sa position normale.

On doit aussi se défier des chevaux et surtout des juments qui fouettent sans cesse leurs fesses de leur queue ; ce sont des animaux d'un tem=pérament irritable, nerveux et d'un dressage dangereux.

Les membres se divisent en membres antérieurs et en membres postérieurs.

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