CHAPITRE DEUXIÈME
nombre, on le voit, qui peuvent être utilisées à la sensibilisation des couches sensibles pour les divers rayons colorés. Il en est pourtant d’autres encore, mais nous y reviendrons plus tard.
Le mélange de ces substances entre elles ou à l’intérieur même des couches sensibles, par immersions successives, fera aussi l’objet de notre examen.
Il est utile de dire que tous ces produits n’agissent pas toujours avec le même succès. Cela dépend beaucoup de leur nature.
On vend des matières colorantes qui, bien que portant le même nom d’éosine ou d’érythrosine, par exemple, ne sont pas toujours convenables au but que l’on se propose d’atteindre. 11 y a donc lieu à des essais préalables.
Mais il ne se passera pas longtemps avant que l’on trouve dans l’industrie des solutions toutes prêtes. Déjà M. Mathet, pharmacien de lre classe (à Caylus, Tarn-et-Garonne), a mis en vente une solution constante d’érythrosine argentique qui donne d’excellents résultats et que l’on peut employer surtout dans les cas des dominantes jaune et vert-jaune, en ayant soin de faire usage d’un écran jaune pour l’extinction partielle des rayons bleus et violets.
On connaît aussi l’émulsion orthochromatique au collodion du Dr Albert, de Munich.
D’autres préparations analogues seront sans
doute étudiées et mises prochainement à la disposition du public.
Nous espérons qu’il y aura là le complément de la palette photographique par des préparations diverses donnant la sensibilité à toutes les couleurs de l’échelle spectrale.
On arrivera certainement à donner à ces solutions des caractères de constance et de stabilité tels qu’on pourra, soit les garder longtemps sans les voir s’altérer, soit obtenir avec elles des plaques d’une stabilité suffisante.
Parmi les essais faits par M. le Dr Eder. avec plus de 140 teintures, sur l’accroissement de la sensibilité des plaques au gélatinobromure, par rapport aux différentes parties du spectre (et les expériences ont été faites dans des conditions très variées avec des degrés divers de concentration des solutions et des temps inégaux d’exposition), quelques teintures seulement ont été reconnues comme exerçant un effet appréciable.
Les courbes de la fig. 5 représentent l’action de plusieurs matières colorantes ; on voit que le maximum de l’effet est produit par le vert à l’iode et par la cyanine.
Pour se rendre compte de l’indication de ces courbes, il faut se rapporter à l’image du spectre en couleurs où les lettres de A à N indiquent la couleur des diverses zones spectrales.
MM. David et Scolik ont publié, dans leur Ortho -