CHAPITRE DEUXIÈME
expériences, on le verra plus loin, nous ont amené à considérer cette matière colorante comme très propre à sensibiliser les plaques pour le rouge.
On voit qu’aucune des couleurs indiquées dans ce Tableau ne donne une sensibilité générale pour toute l’échelle des couleurs; il existerait pourtant diverses matières colorantes, entre autres le bleu de naphtol et lebleu neutre de la Franckfurkt anilin Farben Fabrick, qui seraient les seules ayant quelque valeur pratique à cet égard (Bothamley); mais nous n’avons pu encore nous procurer ces substances pour en faire l’essai.
M.Yogel recommande l’azaline, mélange de cyanine et de rouge de quinoléine, comme étant un excellent sensibilisateur pour le rouge ; des plaques sont fabriquées industriellement en Allemagne avec cette préparation.
L’examen des spécimens divers publiés par les journaux photographiques autrichiens et allemands et l’essai fait par nous de ce composé sembleraient donner raison au DpVogel, mais, tant que nous ne saurons où trouver du rouge de quinoléine, nous nous en tiendrons à la cyanine, au violet de méthyle et au vert malachite comme sensibilisateurs du rouge.
Il y a aussi un autre composé organique , extrait des feuilles de certaines plantes, et notamment du plantin ou du myrthe : c’est la chlorophylle.
PRINCIPALES MATIÈRES COLORANTES. àâ
Ce composé, recommandé par M. Becquerel et ensuite par M. Ives, de Philadelphie, donne une bande d’absorption très marquée dans l’extreme rouge; il est peu stable, et si nous ne le recommandons pas, c’est moins pour ce motif que parce qu’il faut faire soi-même cette solution, préparation qui, d’ailleurs, ne présente aucune difficulté
sérieuse .
Le mieux est de l’extraire des feuilles du planta. On obtient une solution dosée d’une sensibilité un
peu plus grande pour le rouge.
Les feuilles fraîches sont coupées en petits morceaux et hachées comme des épinards.
On met le tout dans une passoire et on lave a plusieurs reprises avec de l’eau chaude.
Puis on met le hachis bien égoutté dans un flacon à large ouverture et l’on chauffe au bain-marie avec cinq fois le poids d’alcool pendant quinze minutes
environ.
La liqueur est refroidie et filtrée.
Si l’on veut la conserver, il convient de la tenir dans une pièce froide et obscure; et en ce cas il faut laisser les feuilles dans le liquide et ajouter
un peu de poudre de zinc.
On peut mélanger de l’éosine et de la chloiophylle ; mais, alors, il ne faut pas dépasser une dose d’éosine d’environ ^o» au plus pour 100™ de la
solution de chlorophylle.
Telles sont les principales matières, en assez petit