AVANT-PROPOS
inexactement par la Photographie ordinaire , quand on a à reproduire des sujets colorés.
On sait que la plaque dite ordinaire manque de sensibilité aux couleurs jaune, vert, orangé et rouge, tandis qu’elle est douée, relativement, de trop de sensibilité à l’égard du violet et du bleu.
Aussi, tandis que notre œil voit les couleurs jaune, vert, orangé et rouge avec un degré de luminosité supérieur à celui du violet et du bleu, la plaque photographique les voit (qu’on nous permette ce langage figuré) avec une luminosité inverse; elLe rend en valeur noire ou foncée, ce qui devrait être d’une tonalité blanche ou claire.
C’est là un des griefs les plus sérieux reprochés par les artistes à la reproduction photographique des tableaux et quelquefois même de la nature.
A l’aide de certaines préparations, on est arrivé à modifier la sensibilité des plaques photographiques par rapport aux divers rayons colorés, et il est démontré que l’on peut maintenant corriger, redresser la valeur des luminosités, au degré voulu, pour que l’on retrouve, dans l’œuvre photographique, les valeurs relatives, quant à leur luminosité pour l'œil, des diverses couleurs d’une œuvre d’art ou de n’importe quel objet coloré.
La possibilité de cette correction constitue un des plus grands progrès de la Photographie, puisqu’elle ajoute beaucoup à l’exactitude de ce merveilleux moyen de copie.