CHAPITRE QUATRIÈME
vient, si une pose, identique dans les deux cas, n’a pas produit un effet suffisant sur la plaque couverte de l’écran, de doubler et meme de tripler la durée de la pose, sauf à réduire ensuite le rapport trouvé de moitié ou du tiers.
Il reste à établir le rapport qui doit exister, quant à la durée de la pose, entre une plaque ordinaire et une plaque orthochromatique recouverte d’un écran.
On procède de la même façon et l’on arrive, de la sorte, à connaître la durée approximative de la pose, toutes choses égales d’ailleurs, avec les plaques orthochromatiques par rapport à la plaque ordinaire essayée comparativement.
Nous devons ici faire remarquer que les plaques orthochromatiques sont plus sensibles aux lumières artificielles que les plaques ordinaires, et cela se comprend, puisqu’elles sont plus sensibles aux rayons jaunes ou aux rayons rouges; d'où il résulte que si la chose était possible, mieux vaudrait faire les essais avec la lumière blanche.
Ce n’est guère qu’à l’aide d’un dispositif spécial, établi sur une chambre noire, qu’on pourrait y arriver.
Sans entrer dans le détail complet d’une construction d’appareil propre à des essais de ce genre, nous nous bornerons à en indiquer le principe.
Il faudrait imprimer par contact, sur pellicule,
une échelle semblable à celle du sensitomèlre Warnercke. Cette échelle étant placée contre les plaques à essayer et en avant de la couche sensible, dans le châssis négatif, la chambre noire serait posée en face d’un écran blanc et l’objectif étant mis au point, sur cet écran éclairé par de la lumière, on ferait agir l’obturateur instantané.
Ce moyen permettrait de faire pour soi-même des expériences comparatives offrant un degré d’exactitude largement suffisant.
Nous disons pour soi-même, parce qu’il est évident que, chacun opérant dans des conditions particulières et différentes, il n’y aurait pas à prétendre à la comparabilité des résultats.
Tout ce qui précède n’est relatif qu’à la sensibilité totale des plaques orthochromatiques avec ou sans écran, par rapport à celle des plaques usuelles avec ou sans écran.
Mais il reste à déterminer une autre sorte de sensibilité, c’est celle des plaques orthochromatiques aux divers rayons colorés.
Pour cet objet, l’emploi d’un sensitocolorimètre s’impose. Cet instrument est décrit, plus loin, au Chapitre du matériel propre à l’Orthochromatisme.
Il permet d’établir le rapport et la différence qui existent entre deux plaques, l’une ordinaire et l’autre orthochromatique. Sur cette dernière, après une exposition de même durée relative à une même