‹ Manuel pratique d'orthochromatismeChapitre 50 sur 75 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

source de lumière, on remarquera, lors du développement, que les bandes correspondant au jaune, au vert, au rouge, sont plus marquées que celles qui, dans la plaque ordinaire, correspondent aux mêmes écrans colorés.

Pour que cet instrument fût complet, il devrait indiquer dans quel rapport la plaque orthochromatique se trouve plus sensible au jaune, au vert que la plaque ordinaire. Pour mesurer ce rapport, il suffit de comparer, avec un chercheur, deux mêmes carrés, par exemple les carrés «h de la plaque orthochromatique et Jt de la plaque ordinaire (voir fig. 7). Si la teinte du carré J! de la plaque orthochromatique est quatre fois plus intense que celle du carré de la plaque ordinaire, on en conclura que celle-ci est quatre fois moins sensible au jaune.

Nous devrions dire au jaune de l’écran sensitométrique.

Évidemment, cette constatation, pour être douée de caractères scientifiques, devrait être recherchée à l’aide d’un spectrographe, donnant l’impression des couleurs pures.

On aurait alors deux photographies spectrales à comparer (4).

Malheureusement, l’emploi d’un spectrographe,

{') Nous avons eu l’occasion de constater que les indications fournies par le spectrographe ne coïncident pas toujours avec celles du sensitocolorimètre. Pourtant ces dernières suffisent dans la pratique, où, le plus souvent, on est en présence de couleurs composées.

même réduit à une construction des plus simples, entraîne des complications dont se passeront toujours les amateurs et les praticiens indifférents à la rigueur scientifique ; ils ri'en ont pas besoin d’ailleurs. Aussi pensons-nous qu’ils auront bien assez d’un simple sensitocolorimètre accompagné d’un chercheur. Ce chercheur n’est autre chose qu’une échelle de dix teintes recouverte d’un verre

Fig. 7.

jaune propre à monochromiser l’ensemble des teintes de l’échelle et des teintes des plaques ( fig. 7 ) . Les degrés partent d’un gris très léger et varient de l’un à l’autre de Le n° 10 est donc dix fois plus intense que le n° 1.

Si les deux carrés comparés varient de telle sorte que l’un donne 2 et l’autre 7, il y aura, entre les deux, une différence de ce qui indiquera que la plaque orthochromatique est deux fois plus sensible au jaune que la plaque ordinaire.

Le plus souvent une simple comparaison à vue d’œil suffit pour indiquer approximativement le degré de la correction obtenue.

Page 1