CHAPITRE SIXIÈME
jaune exige, pour être bien reproduit, l’emploi d’un double écran foncé n° 4, afin de bien éteindre le bleu à l’égal du noir, auquel cas le cliché ne donne en réalité que l’impression du fond jaune.
Dans le cas d’une surface rouge recouverte de dessins bleus, la règle normale devra être appliquée en ne tenant compte que de la valeur du bleu.
En résumé, nous pensons que quatre écrans suffisent, le n° 4 exigeant une base moyenne de dix à douze fois la durée normale de la pose ( 1 ) , et les trois autres numéros allant en diminuant d’intensité dans le rapport de 4, f de moins.
Si l’on a plusieurs écrans de même numéro, on arrivera à créer des combinaisons supérieures’ en intensité au n° 4, et intermédiaires entre 4 et 3, 3 et 2, 2 et 1 .
Nous croyons que chacun des degrés des écrans devra être indiqué sur le bord par son numéro. Le tout peut être enfermé dans une petite boîte bien à l’abri de tout frottement pour éviter que les pellicules ne soient éraillées, dépolies.
La meilleure place, au moins pour la commodité de l’usage des écrans pelliculaires, est à l’endroit même où est le diaphragme.
L’idée de M. Le Breton, de dédoubler les diaphragmes à guillotine, est excellente. La pellicule
(’) Sur plaques orthochromatiques.
APPLICATIONS DE L’ORTHOCHROMATISME. 103
insérée entre les deux feuillets s’ouvrant par le haut, bien que soudés à la partie inférieure, est parfaitement maintenue. Rien de plus simple.
Il suffira de n’user que de pellicules très minces pour que les diaphragmes les contenant puissent passer à travers leur ouverture habituelle.
On pourrait peut-être appliquer ce même système aux diaphragmes rotatifs, mais la chose nous paraît être moins simple.
En pareil cas, nous dévissons la lentille antérieure et nous plaçons l’écran exactement contre le diaphragme dont il doit être fait usage, en l’y maintenant par une petite rondelle découpée dans du carton ou du métal et d’un diamètre extérieur égal au diamètre intérieur de la monture. Il est facile de se faire faire pour cet objet une petite monture spéciale en métal noirci, ou bien encore on fait un diaphragme en papier noir plié en double et dans lequel on enferme l’écran.
Le coefficient de la durée de la pose, par rapport à chaque écran d’un numéro déterminé, est facile à établir, et il convient de l’indiquer aussi sur un des bords de l’écran.
Si les quatre degrés sont exactement réalisés dans les rapports indiqués plus haut, il suffira de connaître le surcroît de pose exigé par un des numéros pour en déduire les autres.
Evidemment si le n° 4 exige 12 fois plus de pose, le n° 1, qui n’est que le quart, en exigera 9 fois