CHAPITRE SIXIÈME
moins et l’on aura pour la série de 1 à 4 les surcroîts de 3 fois, 6, 9 et 12 fois.
Avec Técran rouge-orange il faudra, pour connaître exactement la durée de la pose, faire un essai préalable. Cet écran ne s'impose que dans les cas où il y a lieu d’exagérer la venue du rouge. Mais, normalement, on peut s’en passer puisqu’il y a dans le commerce des plaques sensibles au rouge dont l’emploi peut avoir lieu avec un écran jaune.
Les rouges et les jaunes n’ont pas besoin d’être modérés. L’écran vert n’est donc utile que pour ralentir l’action des rouges bleus ou carmins et pourpres. Il n’y aura donc à user de l’écran vert que dans un cas de cette sorte.
On sait, d’une façon générale, que l’Orthochromatisme, permettant la correction des valeurs inexactes obtenues sur les plaques dites ordinaires, convient à toutes les reproductions d’objets polychromes sans exception ; pour les objets blancs et noirs, peu importe que la couche sensible possède un genre de sensibilité particulier.
Nous aurions donc bientôt indiqué les applications spéciales des plaques orthochromatiques si nous n’avions à appeler l’attention de nos lecteurs sur leur emploi à la mise en pratique du procédé bien connu qui a eu pour inventeurs M. Cros et M. Louis Ducos du Hauron, procédé qui fait en ce moment, aux Etats-Unis, l’objet d’une très inté-
APPLICATIONS DE L’ORTHOCHROMATISME. 105
ressante application à la formation d’images projetées en couleur (voir Brevet Ives, Moniteur de 1890, p. 130) que M. Ives appelle Héliochromie composite, application indiquée d’ailleurs par Ducos du Hauron en 1869, mais Basée sur un autre principe.
Nous ajouterons à cela l’idée d’appliquer ce même procédé à la production d’images stéoroscopiques polychromes.
Application à V impression d'images stéréoscopiques polychromes. — Nous ne savons si cette idée est nouvelle, mais nous pouvons affirmer que nous n’en avons trouvé l’indication et l’expression nulle part.
Il nous semble pourtant que, grâce à ce moyen, on doit arriver à produire des images stéréoscopiques qui ajouteraient au charme déjà si puissant du relief celui, non moins attrayant, des couleurs obtenues dans des conditions que ne pourrait jamais réaliser un coloriage à la main.
Il s’agirait tout simplement de revenir aux débuts des travaux de M. Ducos du Hauron en 1869, alors qu’il désignait ses impressions polychromes sous le nom d ’ Héliochromie transparente.
La mise en pratique de la méthode de formation d’images photographiques, composées de trois monochromes bleu, rouge et jaune, est assez compliquée ; au lieu d’un seul négatif, il faut en faire