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CHAPITRE SIXIÈME

trois ; ces trois négatifs doivent être obtenus sur plaques orthochromatiques et à l’aide de milieux colorés interposés différents. L’un d’eux s’imprime à travers un écran translucide, verre ou pellicule, jaune-orange, l’autre avec un milieu violet, et le troisième avec un écran vert.

La durée de l’exposition propre h chaque négatif est variable, toutes choses égales d’ailleurs, suivant la couleur de l’écran auquel il correspond.

Il y a à régler cette question de durée, ce qui n’offre aucune difficulté. De plus, une fois les négatifs terminés, — et il ne faut pas songer, en pareil cas, à faire des épreuves instantanées, — il s’agit d’en tirer des images de la couleur complémentaire requise. Ainsi, le cliché correspondant à l’écran violet servira, d’après Ducos du Hauron, à l’impression du monochrome jaune, celui qui a été obtenu avec le vert donnera le monochrome rouge, et enfin le monochrome bleu sera fourni par le cliché résultant de l’emploi de l’écran jauneorange.

Ces monochromes peuvent s’imprimer de diverses façons.

On peut faire usage du procédé au charbon, d’impressions coliographiques ou même photoglyptiques, et enfin du procédé donnant l'image par imbibition.

Le support des images peut être formé soit de feuilles de mica que l’on superpose, soit de pelli-

APPLICATIONS DE L’ORTHOCHROMATISME. 107

cules en collodion ou en celluloïd. Chacune des pellicules porte un des monochromes ; la superposition et le repérage des images ne présentent aucune difficulté. Le montage définitif s’opère en avant d’un mince verre dépoli, ainsi que cela a lieu pour les épreuves stéréoscopiques ordinaires sur verre.

Il est évident que, vues dans l’appareil ad hoc , ces images, si elles ont été exécutées avec soin, donneront, avec l’illusion du relief, la sensation des couleurs, et, en admettant que ce ne soit pas là encore la solution du problème des reproductions directes des couleurs naturelles, on en aura un à-peu-près plein de charme et d’harmonie.

Aucun coloriage ne pourrait arriver à réaliser un effet semblable. On sait combien la mise en couleur des vues stéréoscopiques, meme les plus simples, présente de difficultés. Ilne faut pas songer à rien faire de sérieux dans cette voie à l’aide de moyens artificiels, tandis que, par les procédés de sélection photographique, on doit arriver sinon à la perfection, tout au moins à des résultats des plus satisfaisants.

Chaque fois que nous regardons des vues stéréoscopiques qui nous montrent déjà si bien les endroits ou objets représentés, nous éprouvons le regret qu’il y manque les couleurs. Combien tout cela serait plus joli, plus admirable encore, si tout cet ensemble, tous ces détails infinis, nous appa-

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