‹ Manuel pratique d'orthochromatismeChapitre 72 sur 75 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Donc le violet, le vert et le rouge sont trois couleurs qu’on ne peut composer avec d’autres couleurs ; ce sont trois couleurs primaires.

C’est là la théorie d’Young, qui avait proposé le rouge, le vert et le violet comme sensations des couleurs fondamentales.

D’après Héring, les sensations fondamentales sont au nombre de six : noir et bleu, rouge et vert, bleu et jaune.

D’après cette théorie, chacun de ces trois couples correspond à son action d’assimilation ou de désassimilation dans une des trois substances visuelles ; par exemple, l’action de la lumière rouge sur la substance du rouge vert est exactement contraire à celle de la lumière verte, et, lorsque les deux espèces de lumière se trouvent réunies dans des proportions convenables, il y a équilibre, et les deux sensations, celle du rouge et celle du vert, disparaissent à la fois. En outre, toutes les couleurs du spectre agiraient aussi sur la substance du blanc et du noir de la même manière que la lumière blanche.

Ces notions sont utiles pour les expériences faites à la lanterne, en vue de la polychromie composite.

Il faut les prendre pour bases de la coloration des écrans propres à donner l’effet voulu, lequel ne s’obtiendrait pas comme pour les images polychromes pigmentaires, avec les trois couleurs jaune, bleu et rouge.

APPLICATIONS DE L’ORTHOCHROMATISME. 123

Il faut alors s’occuper des sensations de couleurs et non des couleurs elles-mêmes, et ces sensations s’obtiennent avec des combinaisons de couleurs tout autres que celles admises dans les applications artistiques courantes.

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