PRÉFACE. XI
la pathologie. II avait fait construire» dans ce but, un appareil de son invention, dont on trouvera en son lieu la description et la figure, avec lequel il se proposait de pousser aussi loin que possible l'analyse exacte des phénomènes mécaniques de la respiration, tant en santé que dans les maladies. Malheureusement, les premières atteintes de la maladie qui devait l'emporter vinrent interrompre ces recherches à peine commencées. Dans les dernières années de sa vie, il me fit l'honneur de me charger du soin de reprendre et de continuer cette étude qu'il ne se sentait plus la force de mener à bonne fin, et c'est ainsi que j'ai été amené àm'occuper de pnéographie.
Des recherches de cette nature sont beaucoup moins simples, plus longues, plus difficiles qu'on ne serait tenté de se le figurer à première vue ; aussi, malgré plusieurs années de travail et des matériaux déjà réunis en très-grand nombre, les résultats auxquels je suis arrivé ne sont-ils encore ni complets ni définitifs. J'ai cru cependant devoir les consigner ici comme un appel à de nouvelles recherches, et surtout comme un dernier hommage à la mémoire vénérée d'un homme qui m'avait honoré de son amitié. J'aurais voulu rendre cet Essai moins
indigne du nom sous les auspices duquel j'ose Tabriter ; mais je me suis plu à espérer que ce nom, cher à la profession^ concilierait à cette partie de mon œuvre Tindulgence du lecteur.