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DE LA MORT SUBITE

La mort subite est fréquemment observée chez l'homme sain ou malade. G'est à tort que l'on a considéré l'hémorrhagie cérébrale (apoplexie) comme étant la cause la plus commune de la mort subite chez les individus en bonne santé. M. Devergie a fait à ce sujet des recherches intéressantes dans lesquelles il a réuni à ses observations celles qui ont été publiées par les auteurs anciens et modernes.

Il résulte de ce travail , 1° que la mort subite la plus fréquente est la mort par congestion pulmonaire , ou par congestion pulmonaire et cérébrale à la fois ; 2° que la mort subite reconnaît presque toujours pour cause directe une congestion de la totalité de l'un ou de deux des trois organes principaux de la vie ; 3° que la mort par congestion cérébrale seule , et avec foyer circonscrit , est peu commune; h° que la mort subite s'observe plus souvent chez

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les hommes que chez les femmes ; que les vieillards y sont plus exposés, surtout pendant l'hiver; 5° que l'ivresse est une des causes les plus ordinaires.

Le genre de la mort subite ne peut être reconnu que par l'ouverture du corps : aussi le médecin ne doit-il pas chercher à la préciser d'après l'état extérieur du cadavre , mais demander que l'autopsie soit pratiquée.

Dans la congestion pulmonaire , il se produit des phénomènes que la cessation de la vie ne fait pas disparaître. Ces caractères anatomiques ont une assez grande valeur pour que nous les retracions succinctement , pour les distinguer de ceux que l'on observe dans l'asphyxie par cause extérieure.

La coloration intense du tissu pulmonaire , la quantité abondante de sang qu'il renferme, sont les phénomènes les plus constants ; la membrane muqueuse de la trachée et des bronches est injectée d'un rouge noirâtre , le parenchyme pulmonaire est d'un rouge brique , brunâtre , lorsqu'on l'incise profondément, et le sang qui s'en écoule est épais, noir.

L'aspect du tissu pulmonaire dans ces cas de congestion est tellement remarquable, qu'on ne peut pas le confondre avec celui qui résulte d'une cause moins rapide. M. Devergie a eu raison de dire que cette congestion s'opère d'une manière si brusque , si instantanée , qu'elle est une pneumonie qui tue dès son début. Les caractères anatomopathologiques de cette maladie sont tellement connus que , par cette comparaison , l'on peut mieux comprendre la rapidité de l'injection capillaire et de l'accumulation sanguine dans le système vasculaire.

Dans l'asphyxie simple , l'obstacle mécanique apporté à l'introduction de l'air a eu pour effet de suspendre la fonction respiratoire , et la stase sanguine est bornée aux vaisseaux ; il n'y a pas cette congestion capillaire active que nous venons de signaler.

La coloration du tissu pulmonaire à sa surface ou dans

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