‹ Manuel pratique de médecine légaleChapitre 18 sur 127 · S'ASPHYXIE · texte numérisé non relu

S'ASPHYXIE

On désigne sous le nom & asphyxie l'état particulier qui résulte de la suspension de la respiration. L'asphyxie peut avoir lieu lorsque l'air ne pénètre pas dans leAnoumons, ou parce que celui qui y pénètre est impropre i ** respiration. Les gaz délétères déterminent un véritable empoisonnement ; nous étudierons plus loin ce genre d'asphyxie. Les individus qui périssent par le froid , ou frappés de la foudre , succombent plutôt par la cessation de l'influence nerveuse que par la suspension de la respiration.

Les phénomènes de l'asphyxie sont le résultat du défaut d'hématose. Le sang veineux n'est pas changé en sang artériel dans son passage à travers les poumons; le cœur l'envoie dans tous les organes , qui , n'étant plus stimulés par le sang rouge , cessent leur fonctions. Le cerveau perd toute action et entraîne l'anéantissement de l'innervation.

Cette théorie, donnée par Bichat (1), est la plus généralement adoptée par les physiologistes. Quelques auteurs, Goodwin (2) , le docteur Kay (3) , M. Magendie (4) , ont modifié cette théorie , et ont admis, l'un , que le sang noir exerçait son action stupéfiante sur la membrane interne des cavités gauches du cœur ; les autres , que le sang noir, malgré son action stupéfiante sur les organes, peut rétablir momentanément la contractilité musculaire.

(1) Bichat , Recherches sur la vie cl la mort.

(2) Goodwin (Edm.), Dissert, de morbo morte quœ submersorum invesligandis. Edinburg, 1786, in-8.

(3) Expériences physiologiques et observations sur la contraclibilitè du cœur et des muscles, dans les cas d'asphyxie, chez les animaux à sang chaud (Journal des progrès, t. x et xi ).

(4) Physiologie.

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