PARALYSIE GÉNÉRALE (TRAITEMENT) 3U
le cas 011 il survient une rémission dans le cours de la maladie, il faut user d'une extrême prudence relativement à la mise en liberté des malades, car cette rémission n'est le plus souvent que temporaire, et en général même subordonnée au séjour du malade dans l'établissement d'aliénés.
Le traitement médical proprement dit de la paralysie générale comprend une infinité de moyens, dont aucun, malheureusement, n'a donné jusqu'ici de résultats réellement favorables. Ceux dont on a obtenu le meilleur effet, sont les révulsifs à la nuque, surtout le séton, le vésicatoire permanent, la cautérisation ponctuée à la région cervicale postérieure ; malfieureusement, ils n'agissent guère qu'au début, et d'ailleurs, sont supportés avec impatience par les malades. Quant aux frictions irritantes sur le cuir chevelu, notamment avec la pommade stibiée, préconisée par certains auteurs, elles doivent être rejetées comme trop douloureuses et sans action réelle. Il en est de même des eaux minérales, des bains de mer, et surtout de V hydrothérapie, très souvent prescrits aux paralytiques dans les premières périodes de leur affection, mais qui sont plutôt nuisibles qu'utiles et n'ont que trop souvent pour effet d'augmenter la tendance aux congestions cérébrales existant déjà chez les malades. On doit être également très sobre d'émissions sanguines, et n'y avoir recours que dans certains cas exceptionnels. Certains auteurs auraient obtenu de bons effets de l'emploi de courants galvaniques sur la moelle épinière.
Gomme médicaments, on peut employer Viodure de
potassium, à titre de fondant, et à dose modérée, et suivant les cas, les sédatifs, surtout l'opium, la morphine, la vératrine, Thyoscyamine et le chloral, la digitale, Fergotine, les toniques amers, les ferrugineux, mais surtout les évacuants qui, administrés de temps à autre à propos, peuvent exercer une action salutaire sur le cours de la maladie et surtout prévenir les complications congestives. Dans le cas d'attaques congestives, les sinapismes, les lavements purgatifs répétés, les bromures alcalins, associés ou non au chloral, doivent être employés. Enfin, les autres complicatit>ns, telles que refus d'aliments, agitation incoercible, rétention d'urine, état gâteux, présence d'eschares au sacrum, maladies incidentes, etc., etc., réclament des soins hygiéniques et thérapeutiques appropriés.