DÉMENCE APOPLECTIQUE
visuelles, obtusion suivie d'hémiplégie, gauche ou droite, et dans ce dernier cas, presque toujours d'aphasie. Il est des cas où Tintelligence est respectée, mais le fait est rare, et le plus souvent, le malade reste inférieur à ce qu'il était auparavant; parfois même l'affaiblissement intellectuel suit une marche progressive, et aboutit finalement à la démence la plus complète, à laquelle peut s'associer un accès plus ou moins aigu de manie et surtout de mélancolie.
La particularité clinique la plus saillante de la démence apoplectique est la tendance à la sensiblerie, qui se manifeste chez les malades par une émotivité particulière, et des accès de pleurs à la moindre question qu'on leur pose. Suivant M. Luys, cette sensiblerie serait plus marquée dans les cas d'hémiplégie gauche que d'hémiplégie droite, et reconnaîtrait, comme localisation anatomique, une lésion de l'écorce qui répondrait à la partie supérieure de la temporale droite située au fond de la scissure de Sylvius.
Pour le reste, et à parties symptômes physiques, là démence a))oplectique est à peu près analogue à la démence sénile.
§ II. — Folies liées aux maladies de la moelle [Ataxie lom.otrice, sclérose en plaques)
Ataxie locomotrice. — Les accès de folie proprement dite sont très rares dans l'ataxie locomotrice. On peut y rencontrer cependant la mélancolie, accompa-
gnée d'idées de suicide. Le plus souvent, dans les dernières périodes, il survient un affaiblissement intellectuel qui présente plus ou moins les caractères de la démence apoplectique. On sait aussi que la paralysie générale peut succéder à Tataxie locomotrice (paralysie générale par propagation ou ascendante).
Sclérose en plaques. — La sclérose en plaques, comme l'ataxie locomotrice, peut déterminer un état &' affaiblissement intellectuel qui en raison du tremblement et de l'embarras de la parole qui existe assez fréquemment, rappelle, dans certains cas, de plus ou moins près la démence paralytique.
§ IIL — Folies liées aux névroses
(Épilepsie^ Hystérie, Chorée, Paralysie agitante, Goitre exophlhalmique)
Les troubles intellectuels liés aux névroses, ceux surtout qui viennent compliquer l'épilepsie et l'hystérie, sont décrits dans la plupart des ouvrages consacrés aux maladies nerveuses, et par conséquent connus de tous. Nous ne ferons que rappeler ici leurs caractères principaux.