XVI II INTRODUCTION
autres branches de la pathologie, est donc devenu nécessaire en médecine mentale, et l'heure de sa pubUcatîon, on en conviendra, ne saurait être mieux choisie.
En aidant les élèves à fixer leurs connaissances psychiatriques acquises aux cours et dans les traités, et à revoir, sous une forme concise, les matières de leurs examens ; en servant, d'autre part, aux médecins de conseiller et de guide dans leurs rapports de tout ordre avec les aliénés, ce manuel répond réellement à un besoin, il devient d'actualité.
C'est pour répondre à ce besoin et faire œuvre, sinon scientifique, du moins utile, que j'ai écrit ce manuel pratique de médecine mentale. Si j'ai trop présumé de mes forces, voici quelle est mon excuse.
Attaché depuis sa fondation à la Clinique des maladies mentales de la Faculté de Paris, d'abord comme interne, puis comme chef de clinique, longtemps nourri, par conséquent, des leçons du Maître, j'étais peut-être mieux placé que personne pour refléter son enseignement et l'adapter au cadre étroit d'un résumé. D'autre part, la fréquentation quotidienne, je pourrais dire incessante des aliénés depuis près de sept ans, le contact fréquent d'élèves français et étrangers avec lesquels j'ai parcouru pas à pas les principaux chemins de la Clinique mentale, c'est-àdire réalisé en action et devant les malades euxmêmes, ce manuel pratique dont je parle, tout cela me donnait aussi, je pense, quelques droits à Técrire. Enfin, les leçons publiques que, grâce à la bienveillante confiance de mon Maître, M. Bail, j'ai eu
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l'honneur de faire aux élèves dans l'amphithéâtre de la Clinique à l'asile Sainte-Anne, et dans lesquelles j'ai tantôt résumé les principaux chapitres de la pathologie mentale, et tantôt abordé les questions de pratique psychiatrique, me facilitaient de beaucoup ma tâche, et me fournissaient les éléments déjà presque complets d'un Manuel.
Ce sont toutes ces raisons, auxquelles je dois joindre les précieux encouragements qui me sont venus de mes maîtres, parmi lesquels je me plais à citer surtout M. Bail, M. Baillarger, M. Foville et le tant regretté Gh. Lasègue, qui m'ont enfin décidé et ont triomphé de mes dernières appréhensions.
Voilà comment un Manuel pratique de médecine mentale m'avait paru nécessaire, et voilà comment et pourquoi je l'ai entrepris. Il ne me reste plus qu'à expliquer en quelques mots, maintenant, comment je l'ai compris.
L'ouvrage est divisé en deux parties, l'une théorique, consacrée à la pathologie mentale proprement dite ; l'autre pratique, consacrée aux applications pratiques de la pathologie mentale.
Dans la première partie, j'ai successivement passé en revue, dans un ordre méthodique et clans des chapitres distincts : 1° Vhistorlque de l'ahénation mentale depuis les temps antiques jusqu'à nos jours ; 2° la pathologie générale de l'ahénation mentale (étiologie, diagnostic, marche, durée, terminaison, anatomie pathologique, traitement); 3° la symptomatologie générale, c'est-à-dire les éléments primitifs ou constitutifs de la folie (excitation, dépression.