FOLIE DE L'ÉRYSIPELE, DE LA FIEVRE TYPHOÏDE
pèle est une maladie à récidive, un accès de folie à l'occasion d'un érysipèle crée un précédent fâcheux qui permet de prévoir de nouveaux accès de folie dans le cas de récidive de l'érysipèle. On a même cité quelques cas d'accès de manie consécutifs à un érysipèle de la face, guéris par l'apparition d'un nouvel érysipèle.
3° Choléra
On a souvent signalé la possibilité de complications vésaniques dans le choléra, surtout au moment de la convalescence. Les formes cliniques les plus fréquentes sont : la manie aiguë avec ou sans conceptions délirantes ambitieuses, et aussi la mélancolie^ accompagnée d'idées vagues de persécution et de tendance au suicide.
Bien que la folie constitue, dans le choléra, une complication, elle guérit le plus souvent; on a même remarqué qu'elle survenait d'habitude dans les cas de choléra qui doivent se terminer par la guérison.
4° Fièvre typhoïde
La folie de la fièvre typhoïde est le type des folies liées aux maladies aiguës. Par son importance, sa fréquence relative, et le nombre de travaux qu'a provoqués son étude, elle mérite de nous arrêter un instant.
Disons tout d'abord que le délire fébrile, non vésanique, est très commun dans la fièvre typhoïde, et qu'il ne fait presque jamais défaut dans les cas gra-
Wx FOLTES OES MALADIES GÉNÉRALES AIGUËS
ves. Il est, en général, facile de le reconnaître, en raison des caractères de délire fébrile qu'il présente ; cependant, on a cité des cas, et ce fait semble assez spécial à la fièvre typhoïde, où ce délire se systématisait pour ainsi dire ou consistait uniquement en hal lucinations, de manière à offrir quelques analogies avec le délire dos aliénés.
Quanta la véritable folio elle est relativement assez fréquente, et, comme dans la plupart des maladies fébriles, elle peut survenir soit pendant le cours de ralïoctiou, soit à son déclin.
Les accès de folie dans le cours de la fièvre typhoïde sont rares; ils consistent surtout en accès de ynanie aiguë ou suraiguë et sont très graves. Ils peuvent, comme nous l'avons fait remarquer à propos des fièvres érnptives, s'annoncer par des symptômes d'amélioration trompeurs. Ils sont le plus souvent suivis de mort.
La folie de la convalescence est la plus commune et c'est d'elle qu'on veut parler lorsqu'on parle de la folie liée à la fièvre typhoïde. Le moment de son apparition est variable. Elle peut survenir, soit au déclin de la maladie, alors que le mouvement fébrile a perdu de son intensité, soit plus tard, pendant toute la durée de la convalescence. Elle peut même ne se déclarer que lorsque le retour à la santé paraît complet, et que le malade a déjà fait plusieurs sorties.
L'apparition do la folio au décours de la fièvre typhoïde, ne suppose pas nécessairement que l'affection a été très intense et ail revêtu une forme adynamique; elle peut survenir même dans les cas de dothiénen-