FOLIES DES MALADIES GÉNÉRALES AIGUËS
d'une folie déjà existante; ce sujet rentre dans la pathologie générale, à l'article des afTections incidentes. Nous nous bornons à rappeler que la variole et, d'une façon générale, les maladies fébriles aiguës peuvent, dans certains cas jouer le rôle de crise, et déterminer la guérison ou l'amélioration de la folie.
La rougeole, la scarlatine et la diphthérie ne provoquent jamais ou presque jamais d'accès de folie, et lorsque elles s'accompagnent, rarement d'ailleurs, de troubles intellectuels c'est, dans les premières surtout d'un délire fébrile, et dans la seconde, d'un délire pour ainsi dire asphyxique, qu'il s'agit.
2° Érysipèle
On sait que l'érysipèle, surtout l'érysipèle de la face et du cuir chevelu, s'accompagne presque constamment de <ie7z>e de nature ordinairement/i?én7eou, chez les buveurs, alcoolique. Dans certains cas, assez rares cependant, il peut être l'occasion d'un accès de folie véritable.
Gomme dans la variole, l'accès de folie, dans l'érysipèle, survient de préférence pendant la période aigiie de la maladie, presque toujours alors sous forme de manie aiguë ou de délire aigu; ou pendant la convalescence, sous forme de mélancolie avec dépression, hébétude, hallucinations diverses, surtout de l'ouïe, idées de suicide, etc, etc. La paralysie générale ellemême, paraît s'être développée, dans certains cas, à la suite de l'érysipèle de la face.
La seule particularité à signaler au sujet de la folie liée à l'érysipèle, c'est que par ce fait que l'érysi-