FOLIES DES MALADIES GENERALES AIGUËS
La manie, dans la fièvre typhoïde, s'observe surtout sous la forme aiguë et plus souvent encore subaiguë. On a signalé depuis longtemps, la fréquence d'idées ambitieuses plus ou moins limitées, fixes, dans ces cas.
Mais, ce qui donne à cet état et à ce délire une physionomie spéciale, c'est Vobtusion intellectuelle qui existe constamment. Cette obtusion détermine en efTet un état d'hébétude et de faiblesse intellectuelle qui imprime à la physionomie générale, aux idées et aux actes des malades un cachet d'absurdité et de 7iiaiserie caractéristique.
Cette particularité, jointe à ce que nous avons dit de la fréquence relative, dans ces cas, de conceptions ambitieuses absurdes, et aussi de troubles physiques tels que faiblesse musculaire, tremblements, lenteur de la parole, qui peuvent exister concurremment, n'est pas sans ocasionner parfois quelques difficultés au point de vue du diagnostic avec la paraly?>ie générale.
La mélancolie esildi forme de folie la plus fréquente dans la convalescence de la fièvre typhoïde. Elle se caractérise habituellement par une dépression plus ou moins profonde, et qui, dans certains cas, peut aller jusqu'à la stupeur; par des hallucinations confuses surtout de l'ouïe; par des idées délirantes, principalement des idées vagues de persécution; enfm, par des actes absurdes et quelquefois une tendance marquée à la sitiophobie et au suicide.
Comme pour la manie, ce qui lui donne sa note
spéciale, o.' qsWq cachet démentiel qu'elle présente dans
ous ses symptômes et dans toutes ses manifestations.
En somme, les troubles d'aliénation dans la cenva-