‹ Manuel pratique de médecine mentaleChapitre 85 sur 179 · FOLIE DE LA FIEVRE TYPHOÏDE · texte numérisé non relu

FOLIE DE LA FIEVRE TYPHOÏDE

lescence de la fièvre typhoïde, se résument dans un état constant de pseudo- démence qui constitue le fond de l'état intellectuel, et sur lequel vient s'enter parfois un accès de manie ou &q mélancolie aigu.

Pronostic. — Malgré la débilitation physique qui acompagne cet état, malgré l'apparente gravité de ces accès, ils sont le plus souvent suivis de guérison^ et il est habituel de voir disparaître la folie consécutive à la fièvre typhoïde. Ce n'est que dans des castrés rares qu'ils persistent et passent à l'état chronique.

Pathogénie. — Bien qu'on ne soit pas fixé sur ce point d'une manière certaine, il est probable que la pseudo-démence et les accès de folie dans la convalescence de la fièvre typhoïde sont liés à des troubles dynamiques et de nutrition de la substance nerveuse du cerveau.

Diagnostic. — La folie de la convalescence de la fièvre typhoïde est assez facile à reconnaître, en raison de ce cachet démentiel qu'elle présente, de cette obtusion générale répandue sur toute la personne du malade et qui est assez caractéristique. Il est donc relativement aisé d'établir le diagnostic précis même en l'absence de renseignements exacts. Un diagnostic important, c'est celui qui se pose parfois entre la folie de la fièvre typhoïde et une paralysie générale à forme maniaque ou mélancolique, d'autant que la paralysie générale peut succéder à la fièvre typhoïde. La difficulté est quelquefois assez grande pour provoquer l'hésitation. Pourtant, en général, on peut s'appuyer sur ce fait, que l'embarras de la parole et

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l'inégalité des pupilles font habituellement défaut dans la fièvre typhoïde, et que les conceptions délirantes y sont plus limitées, moins mobiles et aussi plus enfantines et plus niaises que dans la paralysie générale. Quant au délire qui marque parfois le début de la fièvre typhoïde, il peut être pris pour un accès de folie et l'erreur a été commise. Il faut, en règle générale, se défier des délires à apparition très brusque et complication de fièvre, surtout de fièvre à exacerbation vespérale et à courbe thermique régulièrement ascendante, qui sont le plus souvent des délires fébriles.

Le timitement varie suivant les cas ; l'indication capitale consiste d'habitude à tonifier les malades sous toutes les formes, toniques amers, hydrothérapie, exercices, etc.

§ II. Folies liées aux maladies générales chroniques

(folies DIATHÉSIQUES)

Anémie, fièvre intermittente^ rhumatisme^ goutte, phthisie pulmonaire, pellagre, cancer, sypkilis.

1° Anémie

L'anémie a certainement une influence sur la production de l'aliénation mentale, et en favorise indirectement l'éclosion dans les cas où il existe déjà une prédisposition quelconque. Mais il est très rare qu'elle provoque de toutes pièces un accès de fohe ; le plus souvent, si profonde qu'elle soit, elle ne détermine

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