‹ Manuel pratique de médecine mentaleChapitre 97 sur 179 · FOLIE MORPHINIQUE · texte numérisé non relu

FOLIE MORPHINIQUE

Le diagnostic de Faliénation mentale morphinique, consiste essentiellement à constater la morphinomanie, souvent très dissimulée par les malades. En dehors des symptômes habituels du morphinisme, l'aspect de la peau avec ses traces de piqûre, et l'examen des urines qui renferment l'acaloïde même plusieurs jours après l'abstinence, suffisent à lever tous les doutes.

Le pronostic est grave, car il n'est pas de passion plus tyrannique que celle de la morphine, et à moins qu'on ne soit parvenu à la vaincre ou tout au moins à l'atténuer par une diminution progressive de la dose du poison, les malades finissent, le plus souvent, par la phthisie ou dans le marasme.

Le traitement consiste surtout dans la suppression graduelle du poison, lorsque la suppression brusque ne peut être employée ou détermine les accidents graves de l'abstinence. On y ajoute des adjuvants tels que régime tonique, alcooliques, sédatifs, bromures, chloral, extrait-thébaïque, belladone, café, hydrothérapie, repos physique et moral. Quelquefois il est nécessaire de recourir à l'isolement dans une maison de santé.

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