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ANALYSE

r,az sulfhydrique 0'r,0.'>2

— carbonique 0 ,022

Azote r traces

Carbonate de chaux 0 ,034

— de magnésie 0 .018

Chlorure de sodium I) ,334

— de magnésium 0 ,068

Sulfate d'alumine traces

— de magnésie 0 ,0G.">

— de chaux 0 ,0:i3

— de soude 0 ,021

Silice et oxyde de fer traces

Iode .' 0 ,000

Total Oa',673

La thérapeutique des affections des voies respiratoires par l'eau en boisson, à la dose d'un quart de

verre en augmentant graduellement jusqu'à deux verres, mais avec des précautions â cause de l'effet stimulant du gaz acide sulfhydrique, esl la principale spécialisation dos eaux d'Allevard. On joint à ce moyen l'inhalation, qui est également très-usitée, et la pulvérisation pour les maladies de la gorge et du larynx.

Los bains d'Allevard conviennent dans la scrofule, le rhumatisme, dans los affections torpides de la peau, quand il s'agit de produire sur cette surface une vive stimulation.

Lamotte (Isère). — A 32 kilomètres de Grenoble; altitude 475 mètres; chlorurée sodique forte, thermale ; 60° à la source, 38° à l'établissement. Chlorure de sodium, 3,800 ; sulfate de chaux, 1 gr. 6S0. — L'établissement de Lamotte, outre dos cabinets de bains et de douches, a une salle de respiration qui estime des plus anciennes de France. Cette station, comme chlorurée sodique chaude, est bien appropriée au traitement de la scrofule, du rhumatisme; elle a aussi dans ses attributions spéciales les maladies utérines, que Ton traite au moyen d'irrigations vaginales avec des appareils disposés pour cela.

La station ferrugineuse d'Oriol, voisine de Lamotte (sources Accarias et Bardonenche), esl fort riche (0,074) en sels de fer.

Bondoimeau (Drôme). — A 3 kil. de Montélimar; bicarbonatée calcique el faiblement minéralisée, froide; avait été recommandée, à cause de ses indurés bromures alcalins (0,008 . dans le traitement

du goitre cl de la scrofule ; aujourd'hui, ou l'exporte.

Condillac. — C'est aussi une source d'exportation très-connue (près de Montélimar). Bicarbonatée calcique (1,359), très-gazeuse.

Pont-de-Baret. — 24 kilomètres des Montélimar ; esl une bicarbonatée calcique (1,494) utilisée dans la gravelle et la dyspepsie.

Les sept sources qui alimentent l'établissement de Propiac, sulfatées calciques (1 gr.), froides, servent surtout contre les névroses elles dyspepsies (27 k. de Nyons).

Gap (Hautes-Alpes). — A une source chlorurée sodique et bicarbonatée.

Monestier-de-Briançon. — À 14 kilomètres de Briançon; possède deux sources sulfatées calciques (1,565, 22° et 45°), et un établissement thermal pour le traitement des affections cutanées, osseuses, rhumatismales.

Dans les Basses-Alpes, nous trouvons Digne, avec un établissement où sont aménagées six sources chlorurées sulfatées. Chlorure île sodium 1,785, sulfate de soude 0,985, température 52" à 45°. Très-excitantes * bonnes pour l'atonie des tissus, pour la scrofule, mais moins intéressantes que les sources voisines de Gréoulx.

Gréoulx. — A 60 kilomètres de Digne; chlorurée sulfureuse; deux sources, ancienne ou Gravier, non velle. Température 20° et 38°, chlorure de sodium 1 ,541, sulfure de calcium 5 centigrammes. Un établissement et une salle d'inhalation. On considère aujour-

d'hui les sources de Gréoulx comme énergiquemenl excitantes, pouvant ramener la vitalité dans des tissus torpides, très-bien appropriées aux formes les plus inertes de la scrofule. On les emploie aussi dans les catarrhes des voies bronchiques.

Montmirail - Valqueyras (Vaucluse A 15 kilomètres de Carpentras; outre une source sulfureuse (0,040 de sulfure de calcium) (6°), utilisée dans un établissement contre les affections cutanées, et une source ferrugineuse, nous offre aussi une source purgative, sulfatée sodique et magnésique, eau verte de Montmirail. Celle source, froide, renferme 9,34 de sulfate de magnésie, 5,06 de sulfate de soude, 1 de sulfate de chaux. C'est la seule fontaine qui représente assez bien chez nous les Bilterwasser, eaux amères de l'Allemagne.

Dans les Bouches-du-Rhône : les sources sulfurées calciques froides de Camoins, près de Marseille; les chlorurées sodiques du Roucas-Blanc (chlorure tle sodium 20 gr. 530), dans la banlieue de Marseille, et la station thermale d'Aix.

Aix-en-Provence. — Deux sources indéterminées et très-faiblement minéralisées; l'une, la source de Sextius, a 34°, et l'autre, la source Baret, 21°. Ces eaux n'ont comme avantage que leur température moyenne. Célèbres dès l'époque romaine, elles ont beaucoup perdu de leur ancien renom. Aujourd'hui, dans nu établissement thermal bien installé, on trouve des cabinets de bains et de douches, un vaporarium, des ètuves, des piscines grandes et petites. On traite à

Aix les blessures, les rhumatismes, la chlorose, les affections cutanées.

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