DE L'ARTHRITISME
Lrès-intéressant de l'affection goutteuse, mais non un produit de nature à spécialiser une (lia thèse. L'acide inique existe toujours dans le sang, il s'y trouve, il est vrai, en très-petite quantité, et on le voit croître dans de notables proportions quand la goutte survient. Ce n'est pas là, comme le dit M. Pidoux, un produit morbide proprement dit, mais l'expression du fonctionnement imparfait de tout un organe ou de tout un système, de même que le sucre, quand il se montre en excès. Jl y a une énorme distance entre un déchet qui par sa composition même est sur les limites du règne inorganique, et un produit tel que La granulation tuberculeuse par exemple, normale dans son essence, niais qu'une loi pathologique substituée aux luis physiologiques fait naître, croître, repulluler et disparaître, suivant une évolution particulière. De plus, l'acide urique n'est pas spécial à la diathèse goutteuse; on le retrouve dans l'intoxication saturnine et la maladie de Bright (Charcot). Enlin les identistes s'appuient surtout sur des preuves cliniques tirées de l'observation des malades, du mode même d'après lequel procèdent et se comportent en général les maladies chroniques. Quand il s'agit de reconnaître les espèces naturelles, on attache un soin tout particulier pour nouer entre elles les différentes variétés à préciser les transformations insensibles, les anneaux de la chaîne qui les relient l'une à l'autre. On voit par là une foule d'affections intermédiaires, névralgie, hémicrânie, dermatoses, catarrhe, asthme, se relier aussi bien an rhumatisme
qiii'à La gowdte et présenter également le cache! arthritique. On voit enfin, quand l'observation s'étend à un certain nombre d'années, le rhumatisme se dépouillor de ses allures franches et inflammatoires, Taire place à des formes moins tranchées, se rapprocher de la goutte qu'il atteint môme souvent. Trousseau, dit M. Pidoux, était spécialiste. Dans deux cas je l'appelai en consultation pour un rhumatisme aigu et généralisé. Dix ou douze ans après, je le reconduisis en consultation chez ces mêmes malades, qui étaient devenus goutteux. II ne les reconnut pas tout d'abord, mais je les lui lis reconnaître, et dans l'intervalle j'avais assisté à toute leur transformai ion de rhumatisants en goutteux. En thérapeutique thermale, le lien de famille qui paraîl relier tant d'affections que nous avons rangées dans l'arthritisme est assez souvent invoqué pour qu'un coup d'œil d'ensemlùe sur les questions qu'ont soulevées l'existence et les rapports de celle diathèse nous parûl nécessaire.
DE LA GOUTTE
La goutte est aiguë ou chronique . régulière ou irrégulière, sthênique ou asthénique. Elle si' manifeste régulièrement par des attaques pendant lesquelles l'acide urique contenu en excès dans le sang vieux se dépose sur les articulations pour j former des concrétions plus ou moins volumineuses, el ù la longue des déformations qui seul la conséquence
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d'attaques répétées, Quand la goutte ne trouve pas à s'épuiser pour ainsi dire naturellement, par suite de rétrocession, d'une intervention intempestive, elle prend une autre voie. Alors se montrent les accidents graves du côté des viscères qui sont un des effets de la métastase goutteuse. A la suite d'une série d'attaques, celles-ci s' atténuerait dans leur violence, mais les organes internes ont une tendance de plus en plus prononcée à devenir le théâtre de lésions variées et profondes : la goutte remontée est le plus souvent la cause de la mort des sujets que celle affection tient depuis longtemps sous son joug. Il n'y a pas de doute que les moyens perturbateurs violents ne soient un grand danger dans la goutte : par eux on achète au prix d'inconvénients très-graves le soulagement de la douleur, l'apaisement momentané des symptômes. Les eaux minérales n'ont rien de commun avec ces moyens perturbateurs : convenablement administrées, elles rentrent très-bien dans ces moyens doux que préconisait Sydenliam, et qu'il conseillait à l'exclusion de tous les autres. Pas plus qu'une médication quelconque , elles ne guérissent la diathèse goutteuse, mais elles en atténuenl les manifestations, éloignent les attaques , remontent l'état général que les envahissements successifs de l'affection conduiraient à la cachexie.
Iv moment de leur application commence au moment juste mi la goutte est devenue subaiguë. car •>n ne peut songer en aucun cas à les employer dans les accès de goutte aiuuë. Enrobe faut-il en pareil
cas n'user que d'un traitement palliatif ayant bien plutôt prise sur les quelques symptômes èréthiques qui existent encore ou voudraient se réveiller que sur ce qui fait Le fond même de la diathèse. Ce n'est donc pas, à proprement parler, le traitement de Iji goutte que l'on fait alors; celui-ci réclame des eaux plus énergiques, plus spéciales, comme nous le verrons tout à l'heure. Tout d'abord ce sonl des eaux indéterminées , faiblement minéralisées , quelques sulfatées, la plupart àthermalité assez élevée que l'on conseille. Telles sont Plombières, Bagnère -de-Bigorre, Ussat, Foncaude, à. peu de distance de Montpellier, Néris, ou bien encore le Mont-Dore, on des sulfurées dégénérées comme la Preste, dans les Pyrénées-Orientales, qui jouit sous ce rapport d'uni' réputation spéciale. On craindrait alors, et à juste titre, de l'éveiller par l'emploi des eaux plus minéralisées les accidents aigus. On tiendra compte aussi, dans la direction à. donner, du tempérament de chaque sujet, et Ton aura soin de diriger vers des eaux surtout calmantes ceux chez lesquels on pourra craindre les effets trop stimulants d'une médication plus complexe.
Ce n'est là en somme que le prélude, l'introduction au traitement vrai de la diathèse goutteuse, de la prédominance urique. On n'aura atteint en rien l'exercice de celle prédominance par l'-usage des eaux faibles. On n'aura fait que 'de la médication opportuniste.
La prédominance urique est combattue par l'em-
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ploi des bicarbonatées sodiques. A ce titre, nous devons placer en tête et comme résumant le mieux les propriétés de cette classe et la médication antigoutteuse en France, les eaux de Vichy, puis citer encore Vais, Saint-Nectaire, Royat, le Boulou dans les Pyrénées-Orientales. Il a été fait bonne justice des théories chimiques qui voyaient l'explication de l'action particulière des eaux de Vichy dans l'opposition entre la nature alcaline de ces eaux et les acides que bon considère comme formant l'élément constituant de la goutte, On ne peut pas non plus admettre absolument , ainsi que nous l'avons l'ail remarquer plus haut, et ainsi que l'a soutenu Bazin, que le bicarbonate de soude soit vraiment; un médicament spécifique île la goutte. Sans cela, comment expliquer que les eaux les plus célèbres de l'étranger, tout aussi spécialisées que Vichy Test chez nous, telles que Carlsbad et Wiesbaden, appartiennent à des classes différentes? Le secret de leur action est bien mieux donné dans les Lettres sur Vichy île M. Durand-Fardel, dont l'autorité est si grande en pareille matière.
«Nous pouvons, dit-il, conclure que les eaux de Vichy tendent à préserver de la goutte ou à corriger la diathèse goutteuse en maintenant l'intégrité de la nutrition ou en rétablissant celle-ci troublée. Et comme ce sont les phénomènes de nutrition vicieuse qui précèdent les manifesta lions goutteuses, nous avons raison de dire que les eaux de Vichy agissent réellement sur la diathèse goutteuse, sur le fond de la
maladie, tandis que si. au lieu de s'attaquer à cette période initiale, elles ne s'adressaienl qiu'à la période terminale, et aux produits chimiques qui apparaisses alors, elles ne constitueraient qu'un moyen palliatif à peine, el liout à fail accessoire.
La goutte doit être traitée à Vichy avec toute sorte de mesure et de prudence, et seulement quand le malade sera suffisamment éloigné de toute crise aiguë. Au cas où l'on craindrait de raviver des symptômes d'acuité, des bicarbonatées moins chargées en principe telles que Royal, Saint-Nectaire, conviendraient mieux. Le traitemenl est en général susrtoul interne, et les moyens balnéothérapiques se bornent •d'habitude simplement aux bains. L'eau en boisson (Célestins, Grande-Grille, Hôpital) est continuée durant un espace de temps qui va de vingt à trente jours; Vicliy convieni mieux aux goutteux asthéniques qui forment la majorité des sujeis arrivés ;i une période avancée de leur maladie: il peu! être utilisé aussi dans la goutte sthénique, mais avec plus de ménagements. Si les accès s'éloignent à la suited'une cure heureuse, ils ne sonl pas pour cela conjurés, el le renouvellement des saisons thermales est la plupart du temps une nécessité.
il reste, encore deux indications de la goutte avancée auxquelles ou ;i essayé de répondre par l'application d'eaux minérales différentes : ci' sonl les déformations articulaires considérables de la goutte devenue toul à l'ail lorpide, el la cachexie goutteuse. Pour les premières MM. Guider. Durand-Fardel. Lam-
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bron sont unanimes à reconnaître que les sulfurées et même les sulfurées fortes peuvent rendre des services ; telles sont Ludion et Barèges. — Grâce à elles l'organisme se réveille et reprend un peu de ton. Cependant on ne saurait user des sulfurées énergiques avec trop de précautions car elles sont, ainsi que M. Pidouxles a qualifiées, régénératrices de la goutte; réminent médecin des Eaux-Bonnes voit même dans cette propriété comme une sauvegarde et une explication de leur action au point de vue des affections pulmonaires. Elles établiraient par suite du ravivement de manifestations arthritiques éteintes une sorte de jeu de bascule grâce auquel la fluxion serait, détournée de l'organe pulmonaire. Suivant le môme auteur cet antagonisme aurait sa contre-partie dans l'effet produit par les eaux alcalines : celles-ci en effet, en assoupissant les déterminations de la diathèse arthritique, pourraient amener coïncidemment le réveil de bronchites ou de catarrhes précédemment éteints : à des malades placés entre deux alternatives également fâcheuses, une sage pondération dans l'emploi des divers moyens peut seule conserver un étal de santé relatif.
Quant à la cachexie goutteuse bien prononcée elle n'est du ressort et dans des limites Irès-restreintes que des eaux reconstituantes comme de certaines chlorurées sodiques et des eaux ferrugineuses. Parmi les chlorurées l'Allemagne nous offre Wiesbaden dont la spécialisation dés longtemps établie dans des formes chroniques de la goutte peut jusqu'à un certain point
se. continuer ici, Les chlorurées seronl aussi utiles dans les engorgements articulaires. Dans un travail sur les eaux de Bagnoles de l'Orne, M. Bignon leur assigne une. véritable action sur la cachexie goutteuse. Selon lui, elles amélioreraient assez bien la constitution pour pouvoir permettre ultérieurement une cure aux eaux alcalines. Mais c'est là un point qui demanderait d'autres éclaircissements. En résumé, de cet aperçu rapide il résulte que ce qui fait le point le plus saillant de la diathèse goutteuse, la prédominance urique, est. avantageusement combattu par les alcalins; que suivant les tempéraments, le caractère érétbique et torpide de l'affection, on devra tantôt se contenter d'une médication atténuée et avoir recours aux eaux alcalines faibles, tantôt au contraire, dégagé de toute préoccupation de ce côté, on pourra s'attaquer à l'aide des eaux alcalines fortes à ce qui constitue la partie la plus essentielle de la maladie: que des symptômes qui accompagnent la goutte, les uns, ceux qui ont un cachet de stimulation plus avéré, trouveront leur indication naturelle dans les eaux calmantes, minéralisées faibles, les autres au contraire, ceux auxquels non-seulement cette stimulation manque, mais où elle est remplacée par l'atonie, une torpidité excessive, demanderont des eaux fortement excitantes et surtout les sulfurées que l'un pourra utiliser; enfin dans la cachexie goutteuse plus avancée, seules les eaux reconstituantes rendront encore quelques services. Nous ne pouvons mieux faire en Lerminanl cel article que d'emprunter à M. le
Dr Pidoux quelques-unes de ses conclusions sur le compte de la thérapeutique minéro-tliermale et l'arthritisme.en général, conclusions qui se rapportent à notre sujet : « Les deux indications extrêmes et opposées sont : atténuer l'arthritis violent et sthénique, reconstituer l'arthritis atonique ou cachectique. »
Entre ces deux extrêmes se place toute une série d'indications moyennes auxquelles correspondent des eaux dites sédatives, modératrices. À côté encore, d'autres eaux conviendront par leur appropriation à certaines maladies d'organes : c'est ainsi que chez les sujets doués d'une grande susceptibilité intestinale, se traduisant soit par de la constipation soit par des (lux diarrhéiques, on pourra songer à Plombières ; que les goutteux donl les voies urinaires auront eu surtout à souffrir se trouveront spécialement bien de Contrexéville, ou Capvern par exemple; que les névropathes iront à Luxeuil, Néris, le Mont-Dore, etc., en somme aux eaux indéterminées de faible minéralisation.
Dans le traitement de la gravelle par les eaux minérales on distingue deux modes d'actions différents : suivant que les eaux oui prise sur la disposition môme de l'organisme à produire du sable et des graviers, fou l eu possédai! I une action élective sur les organes de l'excrétion urinaire, ou qu'elles ne, sont
douées que de celle action élective sur L'appareil de l'nrinal'ion , sans que rien chez elles puisse fain- accepter une influence <|iii s'exerce plus haut. Dans la première catégorie se placent les eaux spécialement applicables aux affections criques. Ce sont, ainsi que nous venons de le voir précédemment, les bicarbonatées sodiques et entre toutes Vichy et Vais ; dans la seconde un certain nombre de sources de composition et do classes diverses, eaux atténuées, sédatives, diurétiques, pouvant, sans fatigue s'absorber à des doses élevées et amenant consécutivement du coté des voies urinaires un surcroît notable d'activité, toul en calmant les symptômes d'acuité provoqués sur les muqueuses et s'appliquant aussi bien aux accidents inflammatoires concomitants qu'à l'affection calculeuse. La division que M. Durand-Fard el a donnée des gravelles en diathésiques et locales : la première comprenant les gravelles inique el oxalique, la seconde la gravelle phosphatique, répond parfaitemenl à ces deux sortes d'indication.
La gravelle diathêsique a des liens de parenté Irèsélroils avec la goutte : on les voit rarement coïncider, mais alterner, ou bien encore l'une précéder l'autre. On voit encore deux ou plusieurs individus d'une môme famille se partager pour ainsi dire les formes ,1,. h, maladie qu'ils tiennent d'un ascendant arthritique : c'est ainsi que l'un prendra la .-nulle franche, un autre la gravelle. Cela suffil pour faire comprendre qu'une médication qui aura pour propriété de s'opposer a ce le imparfait de désassimilation qui
amène la production en excès d'acide urique, réussira aussi bien dans cette forme de gravelle qu'elle réussit dans la poulie : mais cette médication toute indiquée n'atteint pas en réalité la diathèse, ce qui fait que lorsqu'on est parvenu à calmer les manifestations existantes, à reculer celles qui sont appelées à se produire plus tard, à procurer une, immunité relative d'un plus ou moins grand nombre de mois, on ne peut espérer aller plus loin. L'acide urique en excès reparaîtra et viendra trouver son élimination par les voies urinaires, de même que dans la goutte il dirige son processus éliminatoire vers les articulations.
Les maladies chroniques empruntent dans bien des cas leur gravité surlonf à leur siège, ce qui fait que les déterminations d'un même principe, inoffensives là, deviendront ici des plus dangereuses. Il est dès lors indispensable de tenir surtoul compte de l'élémenl local, et quand il s'agit d'organes aussi importants que ceux de l'uropoièse, on comprendra sans peine que l'on puisse mettre sur la même ligne des eaux qui n'ont aucune prise sur la diathèse, simplement parce qu'elles agissent d'une manière remarquable sur l'appareil de l'urination, et des eaux modificatrices des échanges nutritifs et de la vitalité des lissas. C'est qu'ici la médecine des symptômes prime une médecine plus radicale et plus profonde, par la raison qu'il faut s'adresser au plus urgent. Du moment que le gravier, quelle que soif son origine locale ou générale, est déposé dans une portion quelconque des voies urinaires, l'indication tirée de la diathèse cède,
le pas à celle qui ressort du danger que fait encourir la présence d'une concrétion, aux accidents qui en résultent.
En premier lieu, nous avons les inflammations qui peuvent en être la conséquence, plus on moins aiguës, plus ou moins vives; en second lieu, les accès ou coliques néphrétiques. Les eaux les plus énergiques, les plus fortement minéralisées sont celles que l'on doit éviter lorsque l'accès néphrétique est encore peu éloigné; on doit de mémo donner la préférence aux eaux moins excitantes lorsque les symptômes inflammatoires se montrent. À ce moment, des alcalines faibles, comme Royat, Saint-Nectaire, Le Boulon, sont la seule ressource de la médication qui s'adresse à la diathèse. Dans la pratique de l'hôpital militaire thermal de Vichy, on coupe l'eau alcaline, dont on diminue ainsi la quantité de minéralisation. — Mais on aura de préférence recours à des sulfatées calciques, telles que Contrexéville, Vittel, Gapvern, à des eaux indéterminées, comme. Evian, dont l'action est puremenl mécanique, par augmentation de pression intra-circulatoire à la suite de l'absorption d'une grande quantité d'eau. — Quant aux eaux de Contrexéville et à leurs analogues, leur action a été successivement comparée, à un lavage, à un drainage, etc. Baud, Pâtissier). Ces expressions, d'une similitude assez grossière, font cependant bien comprendre de quelle nature esi leur intervention. On peut faire servir les mêmes explications pour des eaux similaires, telles (jiie Capvern el Vittel. En même temps que l'entraîne-
menl des graviers déposés sur un point quelconque, il se fait sur la muqueuse enflammée des changements assez rapides et assez marquants pour qu'on ait cru devoir attribuer à ces eaux une sorte d'action élective vis-à-vis de celte muqueuse. Les' cystites, néphrites, urôthrites chroniques, etc., sont rapidement modifiées, soit quand elles sont la suite du séjour ou du passage du calcul, soit, comme nous le verrons plus tard à propos des maladies d'organes, quand elles tiennent à une cause locale. M. Durand-Fardel déclare que les eaux de Vichy sont d'un emploi difficile dans le traitement du catarrhe vésical. Il n'en est pas de môme, ajoute-t-il, de Contrexéville. Il n'en est pas de même non plus d'un groupe d'eaux appartenant à une classe très-éloignée des précédentes : ce sont les sulfurées dégénérées des Pyrénées-Orientales. Ce sont, avant tout, La Preste, Moligt, Olette. La Preste esl regardée comme ayant une spécialité d'action dans la goutte et la gravelle, spécialité qui vraisemblablement ne s'étend pas jusque-là et se restreint sans doute aux complications vésicules de ces deux affections. On comprend que, en dehors de toutes ces observations, il en est encore une qu'il faut faire et qui amène à préférer la balnéation par les eaux peu excitantes, les moyens hydrothérapiques à l'aide des mêmes sources. Celle observation a trait au plus ou moins de distance qui sépare le malade d'un accès aigu. Si la dislance esl plus considérable, à plus forte raison doit-on préférer les dernières sources que nous avons mentionnées.
DE !.A MÉDBOIME THERMALE