DU RHUMATISME 2H
disparition de l'état aigu ou plutôt subaigu qui se montre aussi dans le rhumatisme chronique. Il arrive assez souvent qu'il faut supprimer l'usage des douches, parce qu'on voit survenir chez le malade de la douleur plus violente, de la rougeur autour des articulations atteintes. On doit surtout user des plus grandes précautions avec les malades sujets à certains accidents ou atteints de certaines complications.
Les bains d'étuves sont employés avec succès dans le traitement du rhumatisme , surtout lorsqu'il est généralisé; ce moyeu hydrothérapique demande aussi à être sagement administre et exige une très-grande surveillance de la part du médecin. »
Gcrdy, d'Uriage, insiste sur l'utilité qu'il y a souvent à ne pas diriger la douche directement sur la partie malade, en premier lieu à cause de la possibilité où l'on se trouve par là de réveiller des accidents aigus et de dépasser le but ; en second lieu, parce qu'il croit qu'une méthode non directe, mais révulsive, a dans quelques cas de grandes chances de succès.
Le rhumatisme articulaire chronique, d'après M. Charcot, comprend trois formes : 1° le rhumatisme chronique partiel, attaquant une ou plusieurs jointures, amenant successivement la sécheresse de la synoviale et des lésions plus profondes, telles que l'usure des cartilages et des extrémités articulaires el (1rs déformations en rapport avec ces lésions ; rc rhumatisme s'attaque de préférence aux grandes articulations : on l'a aussi dénommé arthrite sèche, arthrite déformante; sa couleur est tantôt, vive, tantôt
[jeu considérable; la gêne des mouvements va en augmentant, et ces mouvements sont parfois accompagnés d'un bruit de frottement sec qui peul être assez fort pour qu'on L'entende ;ï dislance; 2° le rhumatisme articulaire chronique progressif, ou rbumalisme noueux; c'est celui dont L'analogie avec la goutte a souvent été mise on avant; cette forme, <|ui s'attaque surtout aux petites jointures, a une marche lente, progressive , accompagnée au début de douleurs vives^ de gonflement; elle amène rembarras, l 'impossibilité des mouvements, el cet embarras se trouve avoir une signification plus ou moins grave suivant les parties qui sont le siège du mal: les parlies les plus communément affectées, au début, sont les articulations métacarpo-phalangiennes , parfois aussi les articulations correspondantes du pied, ou bien encore celles de la mâchoire el de la colonne vertébrale; par les progrès du mal. d'autres régions peuvent être envahies, telles que le genou el le coude; M0 enfin, le rhumatisme d'Heberden, qui amène la formation aux alentours des phalanges de petits nodules très-durs qui n'ont rien de commun avec les concrétions tophacées.
Ces formes fixes, profondes, qui s'accompagnent très-souvent, une fois la première période passée, d'un état d'atonie des tissus e1 aussi de l'organisme entier, sonl essentiellemenl justiciables des eaux fortement excitantes, dos procédés de balnéothérapie el d'hydrothérapie énergiques. Cles eaux sonl les sulfurées el les chlorurées sodiques, Barèges, Luchon,