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DE L'OBÉSITÉ

des organes. L'obésité immobilise pour ainsi dire ceux qui sont porteurs de cette infirmité, et quand la graisse s'accumule dans les cavités, autour de viscères importants, tels que le cœur, le poumon, etc., les fonctions s'exécutent mal, la respiration, la circulation deviennent embarrassées ; le traitement de l'obésité, outre qu'il sert à rendre sa liberté d'allures à un infirme et à faire un sujet dispos de quelqu'un qui parfois ne pouvait plus se bouger, peut encore éviter des compbcations dans lesquelles le développement de la graisse viendrait à mettre sérieusement la vie en danger.

Le scorbut est tantôt un état diatbésique originel, tantôt un état accidentel né sous l'influence des mauvaises conditions hygiéniques et de la misère. Comme dans toutes les cachexies, les scorbutiques se trouveront bien, pourvu que leur état ne soit pas trop prononcé, de Faction reconstituante et du remontemenl général imprimé par les eaux minérales. C'est ce que M. Lebret amis hors de doute pour les chlorurées sodiques dans son travail sur les maladies scorbutiques traitées à Balaruc à la suite de la campagne d'Orient. Dans ce travail où sont relevés un grand nombre de cas divisés en cas graves et moyens, nous voyons surtout se modifier les états où, quoiqu'il y ait déjà un affaiblissement prononcé, on trouve encore une fermeté relative des gencives. Les douleurs la faiblesse des membres, les paralysies résultant du' scorbut ont été souvent très-heureusement améliorées à Balaruc. Mais quand la débilitalion est devenue

extrême, Lorsque Le faciès a pris une teinle pâle, : reiise, que Les taches se sont multipliées sur la peau, que l'on a trouvé les gencives ayant perdu à peu près toute consistance et tombées en décomposition, le relevé n'a plus donné qu'un petit nombre de ras favorables. Le traitement a consisté en bains chauds de 15 à 20 minutes; tempérés et plus prolongés pour les cas plus graves ; en douches à 40-45°; en boisson à trèspetite dose; gargarisme avec l'eau chlorurée sodique.

La maladie d'Addison est trop contestée dans sa nature, son pronostic est trop grave, pour qu'on puissi espérer grand'chose des eaux minérales ; cependanl comme une asthénie profonde est l'accompagnemenl obligé de cette mélanodermie, on a quelquefois conseillé les eaux très-reconstituantes eL stimulantes. On peut en dire autant de la maladie de Basedow, pour laquelle les Allemands recommandent les eaux sédatives, en môme temps que l'application des courants continus, et dans laquelle sans dont»' l'état névropathique peu! se bien trouver du déplacement, du changement de climat, de quelques bains calmants el prolongés; autant encore de la leucémie, pour laquelle ils indiquent théoriquement (Valentiner) les eau\ qui ont du brome et de l'iode, tes chlorurées sodiques el leurs eaux mères; on ne peut enfin assigner aux eaux minérales dans Vatrophie musculaire progressive qu'un rôle reconstituanl très-incomplet, malgré quelques cas heureux où elle paraît, d'après 31. Durand-Fardel, s'être modifiée sous l'influence des eaiiN sulfureuses d'Aix-la-Chapelle.

DE L'OBÉSITÉ 329 La cachexie paludéenne, qui conduit aux obstructions viscérales, aux épanchements séreux, se trouvera bien dans quelques cas des eaux qui remédient à la pléthore abdominale, telles que les eaux alcalines Vichy, Le Boulou), surtout si ces eaux alcalines conliennent du fer ou si Ton peut leur associer quelques eaux ferrugineuses; quelques fièvres intermittentes i|ui ont résisté aux moyens de traitement usités en pareil cas s'amélioreront par l'usage des eaux arsenicales de La Bourboule ou des eaux de Campagne et d'Encausse. Ces dernières, prises en grande quantité, agissent certainement en poussant à une diurèse abondante et en procurant quelques légères punitions. Ces cures d'eau sont d'ailleurs dans quelques pays des coutumes locales très-cnracinées, et les gens de la campagne vont auprès de sources presque ignorées ou tout à fait inconnues, absorber un nombre considérable de verrées. L'état saburral, qui à la fin de l'été et durant l'automne est une des grandes causes de la persistance et de la ténacité des fièvres paludéennes, cède à cette médical ion. Les purgations légères, les hypersécrétions qui en sont la conséquence, modifient cet état, rendent l'appétit et les forces, et les accidents intermittents disparaissent souvent par ces <eu!s moyens.

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