RELATIONS ENTRE LES VOYELLES NORMALES ET LES VOYELLES ANORMALES
arrondir
et avancer
les lèvres
comme pour o.
arrondir
et avancer
les lèvres
comme pour o.
arrondir et avancer les lèvres.
retirer et relever
le fond de la
langue vers le
palais mou.
-^jm-
1. L'explication des expressions palais dur, palais mou, se trouve p. 19.
2. L'explication des expressions voyelles d'avant, voyelles d'arrière, se trouve pp. 23, 24.
.3. L'explication des épithètes normales, anormales, se trouve pp. 23, 24.
canard, il a, factage,
cabale, sabbat, papa la frappa à Panama.
kana:r, il a, fakta:3,
kabal, saba.
papa la frapa a panama.
es, ait, mais, très, tête,
elle, chaise.
Ernest aimait ses frères.
s, s, ms, trs, ts:t, si,
srnsst sme se frsir.
été, les, mes, des, j'ai,
répété, délégué, l'été, j'ai les clefs des
prés.
ete, le, me, de, 5e, répète,
delege.
1 ete, 5e le kle de pre.
tu lis, nous vîmes, lyre,
lycée, synonyme.
Lili vit dix cimes d'ici.
ty li, nu vi:m, li:r, lise,
sinonim.
lili vi di sim d isi.
bas, lasse, phase, câble,
câpre, pâle.
Jacques ramassa trois
tasses.
ba, la: s, fa:z, ka:bl,
kci:pr, pa:l.
5a:ki ramnisa trwa ta: s.
Paul, cotte, comme, un os, honore, Rome.
notre bonne porte le porc d'York.
pol, kot, kom, œ n os,
ono:r, rom.
not(r) bon port b po:r
d jo-rk.
pôle, côte, Côme, des os,
prose, poésie, ôte nos beaux pots
jaunes de l'eau.
po:l, ko:t, ko:m, de z 0,
pro:z, poezi.
o:t no bo po 30 :n do
lo.
fou, tout, doux, blouse,
lourd, court, ouvre tout pour nous
sous le bout.
fu, tu, du, blu:z, lu:r,
ku:r.
u:vr tu pur nu su l(a)
bu.
^ ou ;ak.
KÉCAPITULATION DES VOYE^LLES BUCCALES 55
œuf, Europe, fleur, œuvre, œil, peuple.
leurs neuf sœurs demeurent jeunes.
œf, œrop, flœ:r, œ:vr,
œ-j, pœ:pl.
lœ-r nœ sœ:r domœir
me, premier, debout, je faisais, porteplume.
je ne leur ai pas dit cela.
ma, promje, dobu, 50 f(9)z6, portaplym.
59 n lœ-r e pci di sla.
œufs, feu, bleu, creuse, heureux, neveu, jeûne.
monsieur Preux veut deux œufs.
0, f0, bl0, kr0:z, œ-r0,
nov0, 50 :n.
m(9)sj0 pr0 v0 d0
Jules eut plus d'une
rude lutte.
la tunique tout unie de
cet uniforme est unique.
5yl y ply d yn ryd
lyt.
la tynik tut yni d(9) set yniform 8 t ynik.
fais leur robe — jette
l'œuf d'or, l'or leur plaît — Paul
leurre Ernest.
fs lœ-r ro:b(9) — 5£t
1 o:r lœ-r pis — pol lœ:r
ernsst.
mets deux pots — quel
jeu sot !
vos deux frères — Claude
peut plaire.
bébé eut l'ours — sais-tu
tout ?
nous fûmes hébétés —
tous l'eurent été.
ms d0 po — ksi 50 so !
vo d0 frs:r — klo:d p0 pls:r.
bebe y 1 urs— se^ ty
tul nu fy:m zebete — tus
1 y:r (t)ete.
ou se.
VOYELLES NASALISÉES.
34. Les voyelles que nous avons étudiées jusqu'ici se forment uniquement dans l'a bouche ; c'est pourquoi on les appelle voyelles buccales ou orales. Quand le voile du palais est abaissé, l'air vocalisé s'échappe à la fois par le nez et par la bouche ; la résonnance du nez renforce alors celle de la bouche, ]a modifie d'une façon particulière, et il se produit des voyelles nasalisées.
^- vo/fe .
dupalaiS
Diagramme montrant la position du voile dn palais pour toutes les voyelles buccales.
Diagramme montrant la position du voile du palais pour les voyelles nasalisées.
Nos voyelles nasalisées ne sont pas des sons doubles, mais des sons uniques ; la nasalisation se produit pendant toute la durée de la voyelle et ne vient pas s'ajouter après. Il est facile de s'en rendre compte. «Si on prolonge une voyelle nasalisée en tenant deux miroirs bien polis, l'un devant le nez, l'autre devant la bouche, on voit qu'ils commencent à se ternir au même moment^ l'air sortant à la fois de la bouche et
VOYELLES NASALISEES 57
du nez ; tandis qu'ils se ternissent successivement si on prononce a : n » 1.
35. Quand un Anglais commence à prononcer le français, il a une tendance naturelle à faire suivre nos voyelles nasalisées de ji (ng). Ce défaut s'explique ainsi : non seulement le débutant abaisse le voile du palais, mais en même temps il élève la langue de sorte que tous deux se rencontrent et ferment le passage par la bouche. Pour éviter cette faute, il faut abaisser à la fois le voile du palais et la langue. Un moyen pratique consiste à prononcer une voyelle buccale telle que a, à la prolonger, puis, sans changer la positioii de la langue, mais en abaissant le voile du palais, à prononcer la voyelle nasalisée correspondante ci. Si l'on pince ensemble les deux narines tandis qu'on prononce a ou ci, le son nest pas modifié; au contraire, dans le cas de ap, le son est arrêté net.
35 bis. Notes. — « Toutes les voyelles buccales peuvent devenir nasales, mais la phonétique historique montre que les voyelles basses telles que a moyen, v, s, se transforment plus facilement en nasales que les voyelles hautes u moyen, o, i, e, y. C'est la conséquence d'un fait physiologique qui a été mis en lumière par des expériences déjà anciennes de Czermak. Ce savant, par divers moyens, constata que la fermeture du voile du palais suit une progression parallèle à l'élévation de la langue. La fermeture est plus complète pour ietu moyen que pour e et o, plus complète pour e et o que pour a moyen.
On peut démontrer expérimentalement que, dans presque tous les idiomes, une consonne nasale nasalise plus ou moins la voyelle buccale précédente, mais les langues littéraires dans lesquelles on rencontre des voyelles nettement nasales sont peu nombreuses. On peut citer le français et le portugais parmi les langues romanes, le polonais parmi les langues slaves.» ^
^ P. Passy, Les Sons du Français, Paris, 1899, p. 86. 2 L. Roudet, Éléments, p. 102-103,
36. Il y a quatre voyelles nasalisées en français : deux voyelles d'avant, s, œ ; deux voyelles d'arrière, a, 5.
TABLEAU DES VOYELLES NASALISÉES ET DES VOYELLES BUCCALES CORRESPONDANTES.