CHAPITRE IX
Soins culturaux proprement dits.
Les soins culturaux à donner à la vigne sont: 1** la taille ; 2* le déchaussement ; 3*" des applications d'engrais ou d'amendements; 4* des labours. Nous allons examiner la manière dont chacun d'entre eux doit être pratiqué dans le Midi, en indiquant les particularités que peut entraîner leur application aux vignes Américaines.
1** Taille.
La taille exerce une action si considérable sur la production, que tout ce qui la concerne mérite d'être examiné avec le plus grand soin; nous la considérerons successivement aux points de vue suivants, qui en résument les éléments les plus importants : a. Production des rameaux fructifères ; 6. Forme de la souche ; c. Hauteur
que Ton doit donner aux vignes; d. Époque de la taille.
A. Produotion des rameaux fructifères. — La
vigne, comme on le sait, porte ses fruits sur des rameaux de Tannée, produits par le développement des yeux ou bourgeons des sarments de Tannée précédente. On doit donc ménager chaque année, à la taille, un ou plusieurs de ces derniers, dont on réduit la longueur en leur laissant un nombre de bourgeons plus ou moins considérable. Lorsque Ton taille au-dessus de un à trois bourgeons, la taille est dite courte et le fragment de sarment conservé est appelé courson ; si, au contraire, on laisse subSster sur les rameaux de Tannée précédente un plus grand nombre d'yeux, on taille long ou à long bois.
Le choix de Tun ou de Tautre de ces systèmes n'est généralement pas arbitraire, il dépend des aptitudes spéciales des cépages auxquels on doit Tappliquer : les uns ont, en effet, leurs bourgeons fructifères près de la base du sarment de Tannée précédente, et Ton a intérêt, par conséquent, à leur conserver seulement des bases de sarments ; d'autres portent du fruit surtout par les yeux des extrémités , de sorte qu'il est nécessaire de les tailler long ; enfin
quelques-uns émettent des rameaux fructifères à tous leurs bourgeons ; dans ces dernières conditions, on peut choisir l'un ou Tautre de ces modes de taille, sans se préoccuper de Tordre de considérations indiqué précédemment. On doit remarquer, quoi qu'il en soit, que toutes les fois que la taille longue est possible, elle donne plus de produits que celle à courson.
La plupart de nos anciens cépages méridionaux ne se comportent bien qu'à la taille courte, et leur greffage sur pied Américain ne saurait en rien modifier le système adopté jusqu'ici , mais il n'en est pas de même des producteurs directs du groupe des ^Estivalis : presque tous ces derniers, VHerbemont, le Cunningham, le Black^July, semblent exiger la taille longue ; quant au Jacques, il possède sans doute Ib, propriété de donner des rameaux fructifères par l'évolution de ses yeux, même les plus bas, mais il se prête très-bien à la taille longue, et donne infiniment plus de fruits* par ce procédé, qui devra vraisemblablement lui être également appliqué dans le plus grand nombre de cas.
* Daos les expériences faites en 1880 à l'École d'Agriculture de Montpellier, les souches de Jacquez taillées long (/îy. 25), ont donné 7^,800 de raisins, et celles soumises à la taille courte n'ont produit que S'', 280.
Les conditions dans lesquelles les divers systèmes de taille doivent être appliqués étant ainsi indiqués, nous allons étudier ce qui est relatif à leur exécution, en commençant par la taille courte. Le premier élément à considérer est le choix du sarment qui doit fournir le courson. Au point de vue de la production du fruit, on doit préférer un rameau de vigueur moyenne, bien sain et aoûté ; ceux qui ont un développement trop considérable donnent plutôt du bois, tandis que les petits ne fournissent pas une végétation suffisante. Il est, en outre, nécessaire, pour assurer la bonne conformatioa de la souche, de choisir, pour rétablissement du courson, un sarment dirigé de manière à assurer un prolongement convenable Si^
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qui la porte ; on doit donc, dans les vignes con- ^ * duites en gobelet^ prendre un rameau suivant une direction rayonnante du centre vers Textérieur, et en outre oblique, plus ou moins ascendante, suivant le port particulier de la variété considérée : on le cherchera se rapprochant davantage de la verticale pour les cépages étalés, dont la souche a une tendance à trop s'ouvrir, et plus près de l'horizontale pour les types érigés, dont la charpente se refermerait outre mesure sans cela. Enfin, il est nécessaire, afin d'éviter une élongation trop rapide
des bras, de chercher le courson aussi près que possible de la taille précédente.
Le sarment une fois choisi, on supprime tous les autres , puis on le rabat lui-même à la longueur voulue, c'est-à-dire généralement à deux yeux, plus Tœil de la base ( bourillon ) . On a pourtant quelquefois intérêt à conserver un troisième œil dans les vignes exposées par leur débourrement précoce ou par leur situation à l'action des gelées ; le bourillon reste généralement endormi dans ces conditions et peut se développer en cas d'accident et fournir un peu de récolte ou tout au moins d'excellents bois de remplacement. La section doit être faite, si le mérithalle n'est pas trop long, sur le nœud immédiatement supérieur au dernier bourgeon réservé et bien perpendiculairement à l'axe du sarment ; on opère ainsi sur une cloison ligneuse (/îg'. 23, pag. 15 6), qui forme diaphragme en ce point et préserve la moelle de la pénétration de l'eau et de la pourriture. Dans le cas, au contraire, où les nœuds i^ont éloignés, on coupe obliquement, à quelques centimètres au-dessus de Tœil supérieur à conserver; la disposition inclinée de la plaie facilite l'égouttement de l'eau et diminue les chances d'altération.
Les indications relatives à la taille à long bois sont sensiblement les mêmes que celles
que nous venons de donner pour l'établissement des coursons; seulement, le long bois devant nourrir un beaucoup plus grand nombre de rameaux que ces derniers, généralement auciin d'entre eux ne peut prendre un développement suffisant pour pourvoir au remplacement en vue
Fig. 23. — Coupe d'un nœud de sarmeat, Laligae bcinontre la trace de la section à travers la cloison ligneuse, nt MoeUe.
de l'année suivante. On ne doit donc pas employer ce système seul, mais il est indispensable de le compléter par l'adjonction d'un coursonqui fournit des sarments plus vigoureux et plus convenables pour la taille, ainsi que l'a proposé le D' Guyot.
B. Penne de la aeaolie, — Les vignes que l'on astreint à une forme régulière sont conduites
en gobelet, enespalier on encordon. Dans la forme en gobelet, un pied plus ou moins haut, suivant les circonstances, supporte un certain nombre de bras , qui divergent en formant entre eux une sorte de vase {fig. 24). Ce système est le plus gé-
Fig^ 54 "-" Souche basse en gobelet, taillée à courson.
néralement employé dans le midi de la France. Il présente en effet Tavantage, dans ce milieu, d'assurer une égale répartition de rameaux sur toutes les parties du sol environnant et de F abriter par conséquent jusqu'à un certain point contre la dessiccation ; il se prête bien au croisement des labours, au remplacement par provins; enfin, mieux que tout autre il permet de se passer d'échalas et de soustraire les raisins à l'action trop directe des rayons solaires, qui peut en entraîner le grillage ou diminuer tout au moins leur volume.
Le nombre de bras à laisser au cep varie
suivant sa plus ou moins grande vigueur : on doit en augmenter le nombre lorsque Ton voit naître sur le vieux bois des bourgeons qui sont toujours improductifs ; on doit au contraire le diminuer si l'on constate une diminution trop sensible dans la longueur des sarments, malgré Tapplication des soins habituels et de fumures suflBisantes. On associe généralement l'emploi de cette forme avec la taille à courson; pourtant il est possible de laisser, outre le courson^ sur un ou plusieurs bras, un long bois que Ton recourbe en cerceau au-dessus de la souche et que Ton fixe en Tenlaçant avec un autre, ou en l'attachant avec de T osier sur une branche opposée [fig. 25,pag. 159); il faut seulement avoir soin de faire porter successivement chaque année les longs bois par les bras différents, à cause du développement plus considérable qu'ils provoquent chez ces derniers. Ce procédé a donné des résultats satisfaisants dans des expériences faites à l'École d'Agriculture de Montpellier, sur divers V. Estivalis producteurs directs, tels que leJacquez, le Black^Jubj et VHerbemont^ et nous croyons que c'est en définitive le meilleur à adopter pour les cépages de cette catégorie, dans les contrées où l'on taille habituellement en gobelet et où l'on ne fait pas usage d'échalas. Le fruit, en effet, ne traîne pas sur le sol, les
rameaux qui le produisent étant supportés à la même hauteur que les autres et les sarments se comportant, au point de vue de répartition, absolument comme dans le cas de la taille courte.
Fig, 25. — Souche en gobelet à laquelle on a coaservé un
long bois en cerceau»
Quant aux cépages d'Europe greffés sur pied
américain, ainsi que nous avons déjà eu occasion
de le dire, nous ne pensons pas qu'il y ait lieu
de modifier à leur égard les procédés anciennement usités.
La forme en espalier est celle dans laquelle les bras de la souche se répartissent symétriquement dans le même plan {fig, 26, pag. 160). Elle est appropriée aux milieux où le raisin a besoin, pour mûrir, d'être exposé directement à
raction des rayons solaires; elle ofifre seulement rinconvénient d'exiger des soins un peu minutieux pour maintenir un même degré de
Fig. 26. — Souche en e&nalier avec long bois et coursoa.
développement entre ses diverses parties correspondantes. On doit lui préférer, dans les conditions où elle peut être employée, le cordon ^ qui est d'une conduite plus facile. Ce qui caractérise cette dernière forme, c'est que le cep suit une direction unique, horizontale, verticale ou oblique; il est formé par une tige qui porte, sans l'intermédiaire de bras, des coursons ou des longs bois et des coursons {fig . 27 , pag. 161). On comprend que dans ces conditions on n'a plus à se préoccuper d'équilibrer les divers v organes de la souche, puisque l'élongation se produit toujours dans le même sens.
Le procédé de culture deUa vigne, en chain-
tre, qui est usité dans la Touraine, est une application de la taille en espalier; les souches, très-espacées entre elles, sont formées par une
Fig, 27. — Cordon Cazenave avec long bois et courson.
charpente à bras symétrir ae étendue horizontalement au-dessus du sol, supportée par de petites fourches en bois fichées en terre et garnie de -longs bois {fig. 28). Ce système semble
Fig. 28. — Vigne en chaintre.
pouvoir s'adapter très-bien aux allures des V. iEsTivALis Américains ; il présenterait l'avantage, si on l'appliquait aux porte-greffes, de
diminuer le nombre des greffes à exécuter, et dans tous les cas le nombre des pieds à planter par hectare, grâce aux distances considérables qu'il permet de laisser entre les ceps. Il offre malheureusement Tinconvénient, dans la partie chaude et sèche du Midi, d'exiger, pendant les façons d'été, des déplacements qui entraînent souvent le grillage du raisin. Dans les conditions où ce danger n'est pas à redouter, il est préférable de substituer au chaintre en espalier ^ le plus souvent usité, un chaintre en cordon, qui est d'une conduite plus facile ' .
C. Hantenr à donner à la sonohe. — On peut classer les vignes, au point de vue du développement qu'on leur laisse prendre, en trois catégories : les vignes basses, les vignes moyennes et les vignes hautes.
Les vignes basses sont, comme leur nom l'indique, celles dans lesquelles les rameaux naissent près de terre, et les fruits se trouvent par conséquent à une faible hauteur, 0",25 environ, ou même moins. Ce sont elles qui donnent les raisins les plus sucrés; par suite de leur proximité du sol, ils sont soumis, en^fifet,
' Voir la Culture de la Vigne en chaintres; par A. Vias, instituteur. Paris, librairie agricole de la Maison rustique, ^ rue Jacob.
très-directement aux effets de réverbération et de rayonnement qui s'y produisent, comme auprès d'un mur d'espalier, et qui en facilitent la maturation. Mais l'action du rayonnement, qui se manifeste, en été, par une émission de la chaleur absorbée en excès pendant le jour par la terre, au profit des objets voisins, se traduit au contraire, au printemps, par un abaissement de température du sol et des corps voisins, qui peut arriver jusqu'à 0'' et au-dessous. Cet abaissement résulte de la déperdition de calorique qui s'effectue, dans les nuits sereines, du sol vers les espaces célestes. Les souches basses doivent donc éprouver, plus que les autres, l'influence des gelées blanches ; aussi ne peut-on cultiver la vigne dans ces conditions que dans les climats chauds ou sur les coteaux, où ces météores sont moins à craindre ; mais on devra le faire sans hésiter toutes les fois que la chose sera possible, à cause de la supériorité de qualité des produits que l'on pourra en obtenir. Les vignes hautes et moyennes, au contraire, dans lesquelles on ne laisse se développer les rameaux qu'à une hauteur assez considérable pour les soustraire à l'action du rayonnement nocturne, donnent des moûts peu riches en sucre, et on ne doit en faire usage que lorsqu'on ne peut pas l'éviter. Il est.
du reste, rare que Ton soit obligé d'avoir recours à remploi de ces derniers procédés dans le Midi ; mais, dans le cas où la nécessité de le faire s'imposerait, le Jacquez semble être un des cépages qui s'en accommoderait le mieux, à cause de la richesse alcoolique naturellement très-grande du vin qu'il produit.
D. Époque de la taille. — La taille peut, à la rigueur, se faire pendant toute la durée du repos de la végétation, depuis le moment où l'aoùtement est suffisant ji^qu'à celui où la vigne commence à pleurer. Il est pourtant préférable d'éviter, pendant cette période, de l'effectuer lorsque les fcQ^s prennent une certaine intensité : le bois est alors plus cassant et les tissus, fraîchement coupés, risquent de s'altérer sous l'influence de la gelée. On peut aussi être amené à ne tailler que tardivement dans les milieux où les gelées blanches sont à redouter et lorsque l'on a affaire à des cépages qui débourrent de bonne heure, afin de retarder leur entrée en végétation. La somme de matériaux qui eût agi immédiatement pour provoquer le développement d'un petit nombre de bourgeons après la taille se répartit alors sur un grand nombre et, par suite, influe moins sur chacun d'entre eux en particulier.
DÉCHAUSSEMENT. 165
Mais tant que les sarments ne sont pas enlevés, on ne peut procéder aux labours, qui risquent de se trouver renvoyés, en opérant de la sorte, au-delà de l'époque voulue ; aussi prend-on généralement un moyen terme : on coupe tous les sarments qui ne doivent pas servir à donner des coursons, puis on taille les autres provisoirement à une longueur de 0°*,30 à 0°*,40, pour les rabattre plus tard seulement à la dimension voulue.
T Déchaussement.
Le déchaussement est effectué en vue de cultiver d'une manière complète le pied de la souche; il permet d'en faire disparaître les herbes qui ont pu échapper aux façons ordinaires et de faire périr, sous l'influence du froid, les larves des insectes, qui s'abritent souvent sous les vieilles écorces du collet de la plante; il facilite en outre la destruction des drageons et des racines superficielles qui, dans le cas des greffes notamment, peuvent influer d'une manière fâcheuse sur l'avenir de la vigne; on l'emploie enfin souvent pour préparer l'enfouissement des engrais.
Les déchaussements peuvent se faire, soit en godets coniques, soit en fossés continus le long des lignes de vignes. Dans le premier cas,
on opère à bras, les excavations atteignent de 0°*,15 à 0«n,20 de profondeur, et les circonférences qui les limitent ont un diamètre tel qu'elles sont tangentes entre elles. On estime que dans les conditions que nous venons d'indiquer, cette œuvre équivaut à la culture complète de la moitié de la surface du sol. Dans le second cas, le déchaussement se fait en même temps que le premier labour, et il peut être exécuté, soit à bras, soit à la charrue. Lorsque Ton fait usage de ce dernier procédé, on emploie des charrues vigneronnes déchausseuses et on enlève, par une façon à la houe, les petites portions de bandes de terre qui restent au pied des souches.
3® Engrais et Amendements.
A. Engrais.— -La vigne demande tout à la fois de l'azote, du phosphate de chaux et de la potasse ; les deux premiers de ces éléments semblent agir surtout pour donner à la plante une végétation puissante et vigoureuse, et le troisième paraît favoriser la production du sucre dans le fruit * • Tous les engrais qui ren-
• Voir G. Saint- Pierre ; Nouvelle série d'expériences pour l'Étude des engrais chimiques appliqués à la culture de la vigne. — Messager agricole, mars 1873.
ferment ces trois corps dans des proportions convenables et à un état suffisamment assimilable, peuvent donc lui être appliqués utilement.
On fait ordinairement usage , dans le Midi , pour fertiliser les vignobles, des fumiers de ferme, des crottins de mouton , des matières fécales, des chiffons de laine, de la cornaille, des vieux souliers, des tourteaux, des marcs de raisins, des roseaux, des plantes marines, des rameaux de diverses plantes agrestes , telles que le buis, les cistes, etc., de la suie; enfin on peut employer encore utilement divers engrais chimiques.
Les fumiers de ferme renferment pour cent :
azote, 0,4 à 0,5 ; acide phosphorique, 0,7 à 0,8 ;^potasse, 0,4 à 0,5 environ. On les applique à la dose de 20,000 à 30,000 kil. par hectare, tous les quatre ans, de préférence à rétat un peu pailleux dans les terres argileuses imperméables, et plus ou moins décomposé dans celles de moyenne consistance ou légères, surtout lorsqu'elles sont calcaires.
Les crottins de mouton contiennent pour cent : azote, 0,72; acide phosphorique, 1,52; ils sont, ainsi que Ton peut s'en rendre compte, plus riches que le fumier de ferme ; leurs effets sur la végétation sont en outre plus apparents
et de moindre durée; on les emploie à la dose de 15,000 kilogr. tous les trois ans.
Les matières fécales^ dont la composition est assez variable, sont peu estimées coname matières fertilisantes pour la vigne, à cause de leur action trop énergique sur la végétation, qui détermine la production de moûts aqueux et de vins manquant de solidité. Leur influence ne se prolonge pas plus d'un an. On peut atténuer ces inconvénients et en obtenir un eflFet plus utile en les mélangeant avec des débris végétaux (tannée, sciure de bois, tourbe, plantes marines, etc.).
Les chiffons delaine^ où Ton trouve de 10 à 15p. o/^ d'azote et une assez forte proportion d'acide phosphorique, sont très-appréciés des viticulteurs méridionaux, surtout en vue des terrains secs, où ils maintiennent une fraîcheur favorable aux vignes. On en met de 1,200 à 1,500 kilogranunes par hectare, et leurs effets se font sentir pendant quatre ou cinq ans.
Lacomae'H^ (14,86p. 7od'azoteet46,14p.®/o de phosphate de chaux et de magnésie) a une action plus lente encore que celle des chiffons. Il en est de même pour les vieux souliers et autres débris de cuirs, que .l'on doit, à cause de cela, faire décomposer avant de les employer,
dans des composts à la chaux, ou en les faisant fermenter dans les fumiers.
Les tourteaux des graines oléagineuses renferment surtout de l'azote et du phosphate de chaux ; les plus employés sont ceux de :