‹ Manuel pratique de viticulture pour la reconstitution des vignobles (volume 2)Chapitre 58 sur 71 · PLANTATION · texte numérisé non relu

PLANTATION

influence capitale sur l'avenir des plantations dans ces milieux. Cette influence s'explique, du reste, lorsqu'on réfléchit, d'une part, à l'importance de la bonne division du sol au point de vue de la résistance et de son aération eu égard à l'assimilation des matières fertilisantes et notamment des phosphates qu'il renferme.

On doit donc labourer profondément le sol au moyen d'une charrue que l'on fait suivre d'une défonceuse Bonnet ; on complète quelquefois cette œuvre par un pelleversage ; des hommes placés de distance en distance, le long diï\ sillon, enlèvent alors encore au fond de la raie \ \^ de la défonceuse une pointe de louchet déterre^ '' qu'ils rejettent par-dessus le labours/Ces" travaux de ce genre sont relativement peu coûteux /^ dans des sols de cette nature, et on ne saurait ^ par conséquent les exécuter avec assez de soin.

B. J£iBB en place. — On plante tantôt des boutures (un peu longues) qui réussissent fort bien dans le sable (quand il n est pas salé ou trop près de la mer), tantôt des plants enracinés. Toutes ces plantations s'effectuent dans de petites fosses creusées à la pelle.

La forme en quinconce est celle qui paraît le mieux convenir dans les conditions qui nous préoccupent, parce que c'est celle qui permet le

mieux aux rameaux de recouvrir le sol et de s'opposer à son déplacement par le vent.

4* Soins d'entretien.

A . Fomure. — On doit se garder le plus possible d'introduire comme engrais, dans le sable, des substances de nature à en modifier les propriétés physiques; on risquerait, sans cela, de lui faire perdre ses qualités de résistance au Phylloxéra, qui, comme nous l'avons dit, semblent inhérentes à sa mobilité. L'emploi des fumiers de ferme, môme à haute dose, paraît être demeuré sans inconvénient jusqu'ici, mais on peut se demander si Taccumulation prolongée de leurs débris ne risque pas de devenir dangereuse. Les engrais chimiques et les tourteaux sont évidemment mieux appropriés à ces conditions ; on doit apporter plus spécialement au sol, par leur moyen, l'azote et la potasse, l'acide phosphorique s'y trouvant déjà en quantité suffisante.

B. Façons d'été. — La faible quantité d'herbe qui se développe dans les sables marins ne rend pas utiles de nombreux labours, tandis que la facilité avec laquelle ces genres de sols sont emportés par le vent, lorsqu'ils sont secs, peut faire considérer ces opérations comme dangereuses à certains moments. On se borne

SOINS d'entretien. 239

ordinairement, par suite de ces considérations, à un seul labour à la fin de l'hiver. On pratique ensuite Venjoncage, Cette opération consiste à répandre sur le sol des joncs et autres plantes palustres que Ton enfonce à moitié dans le sol, avec une pelle ou au moyen d'un disque tranchant en fer tournant dans une chappe pourvue d'un manche, tout à fait analogue au coupe-gazon circulaire. Venjoncage a pour butde fixer les terres jusqu'au moment oii les pluies d'automne viennent leur rendre une certaine stabilité; on emploie, pour l'exécuter sur unhect., mille gerbes de jonc qui coûtent environ 3 fr. le cent.

Lorsque, par suite de pluies exceptionnelles ou d'autres circonstances, le sol se salit un peu pendant l'été, on se borne à arracher les herhes à la main, sans pratiquer de binages proprement dits.

Il faut enfin donner les plus grands soins à l'exécution des soufrages et des applications de poudre de chaux, à cause du développement considérable que prennent, sous l'influence des vents marins, les diverses maladies cryptogamiques auxquelles la vigne est sujette. Des applications de sulfate de fer dissous (pag. 204) donneraient de bons résultats.

I. — Liste de cépages américains classés en espèces avec indication de leurs aptitudes.

Les signes conventionels suivants seront employés, aux observations:

PD. Producteur direct.

PG. Port^greffe.

P. Foxé.

BD. Bouturage difficile.

NR. Non résistant.

? Aptitudes insuffisamment déterminées.

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