‹ Manuel pratique de viticulture pour la reconstitution des vignoblesChapitre 14 sur 76 · ADAPTATION AU CLIMAT · texte numérisé non relu

ADAPTATION AU CLIMAT

dangereuses pour eux ; 2° Il atténue l'influence de certaines propriétés physiques du sol et modifie par suite les chances de réussite ou de non-réussite de quelques cépages dans un terrain donné ; 3° Enfin il permet quelquefois le développement de certaines maladies cryptogamiques, lesquelles empêchent la culture des variétés qui y sont les plus sujettes.

En nous plaçant au premier point de vue que nous avons signalé, on peut considérer les producteurs directs , qui appartiennent à peu près tous, comme nous l'avons vu, au groupe desV.iEsTivALis, comme de s plants méridionaux. Aucun, sauf peut-être VEumelan, dont nous n'avons pas parlé parce qu'il est peu répandu et peu connu, et le Cynthiania, ne saurait probablement, dans les conditions ordinaires, dépasser le nord du département de la Drôme, ni atteindre une altitude bien considérable. La maturité trop tardive de leurs fruits, l'insuffisant aoûtement de leur bois et les attaques de l'anthracnose (pour le Jacquez surtout), s'opposent à leur utilisation pratique au delà de ces limites.

Quant aux porte-greffes, l'influence directe du climat ne saurait les atteindre, leur rôle purement souterrain les y soustrayant complètement.

Le climat contribue également, ainsi que

nous l'avons vu, à modifier les conditions , d'adaptation aux diverses natures de sol de *. certains cépages. C'est ainsi que des variétés d'une adaptation difficile en Languedoc et en Provence, réussissent dans le plus grand nombre des sols lorsqu'on les transporte dans des milieux dont l'atmosphère est plus humide, dans le Dauphiné ou dans le Bordelais par exemple, ou encore dans le massif des Gévennes. Dans de telles conditions, le choix des variétés sera notablement plus facile, et on sera beaucoup moins limité que dans celles où nous nous sommes supposé placé en étudiant l'adaptation au sol.

B. — Procédés de Multiplication.

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