SOINS A DONNER AUX JEUNES PLANTATIONS
teurs à vignes, doivent être complétés par des façons à bras au pied même des souches.
Il faut, en effectuant ces diverses opérations, éviter l'ébranlement des jeunes plants qui commencent à s'enraciner. On prend fréquemment, dans le but de les protéger, la précaution de planter un petit piquet au pied de chaque cep, ou, tout au moins, de ceux placés aux extrémités des lignes, qui sont plus exposés que les autres à être heurtés par les animaux au moment des tournées. D'autres fois on laisse à la bouture quatre ou cinq mérithailes hors de terre, en éborgnant tous les yeux situés audessus des deux inférieurs ; il est ainsi plus facile de les voir au début et d'éviter de les toucher.
L'hiver suivant on procède à un déchaussement, en vue surtout de débarrasser le pied des drageons qui ont pu s'y développer. On remplace les pieds manquants, ou d'une végétation chétive, au moyen de plants enracinés que Ton a mis en pépinière dans ce but. On exécute ensuite la taille, qui doit avoir lieu tardivement, àcause de la propension qu'ont les jeunes plants à pousser de bonne heure ; si l'œil supérieur, réservé, s'est développé vigoureusement, on rabat le sarment qu'il a donné sur deux ou trois yeux, et on supprime les rameaux provenant des
bourgeons inférieurs ; si, au contraire, l'œil supérieur a avorté ou mal végété, on prend le prolongement nécessaire pour donner la hauteur voulue au tronc sur le meilleur sarment développé au-dessous. On doit avoir la précaution, en taillant les jeunes vignes , de leur laisser un nombre d'yeux relativement considérable, afin de leur faire produire un grand nombre de rameaux ; aucun ne peut alors atteindre une grande longueur, et ils échappent mieux ainsi à l'action des grands vents, qui en décollent souvent beaucoup au printemps. On butte enfin fortement les pieds, ou on les attache à des tuteurs, afin de s'opposer le mieux possible à l'ébranlement causé par le vent.
Les soins à donner les années suivantes, jusqu'à l'entrée en culture normale, sont sensiblement les mêmes que ceux que nous venons d'indiquer, avec les différences seulement qui peuvent résulter du degré de rusticité plus grand que prend peu à peu la jeune plantation.
D.~ Culture.