Avant tout à votre Confesseur. Pourquoi
Le Prêtre tient la puce de Dieu. Dieu n’a coutume de nous er extérieurement par lui-
a RES
ment par le prêtre qu’il nous La parole extérieure du prêtre parole intérieure de Dieu à notre
coeur.
Dans une affaire aussi grave, et toute surnaturelle, il faut le conseil d’un homme pieux, instruit, prudent, d’une grande expérience, exempt des sentiments naturels qui peuvent troubler le Jugement, et qui possède des grâces d'état pour donner conseil en cette matière. Or, le confesseur est censé avoir toutes ces qualités. Il est done le conseiller par excel-
lence dans l'affaire de la vocation. Vous ne devez rien décider sans avoir pris conseil du guide de votre conscience. Il est, près de vous, le représentant de Dieu le plus autorisé ; il est le juge le plus désintéressé et le plus compétent tout à la fois. es intérêts ne sont nullement engagés dans la question: pour lui, l’unique affaire est de vous mettre à votre place, il ne cherche qu’à savoir la volonté de Dieu. De plus, il a pour la connaître des moyens que ne possèdent ni vos parents, ni vos maîtres ; il voit votre conscience à découvert, il sait l'oeuvre de la grâce en vous, il peut comparer les ressources et les insuffisances de votre nature, il discerne vos aptitudes spéciales, etc. Il a done en mains tous les éléments nécessaires pour porter un bon jugement dans cette question.
Elle est donc étrange et imprudente la conduite
de ces jeunes los et jeunes filles qui, tout à coup,
viennent dire à leur confesseur : ‘ Mon Père, je me marie dans deux semaines ”, Le rêtre n’en savait absolument rien —ou encore : ‘ ds Père, j’entre au couvent après les vacances ”. On a décidé ga vocation, sans en dire un mot à son confesseur, Dans ces circonstances, il peut se faire que l’on tombe juste... mais où se trouve la garantie d’un bon choix et d’une vocation divine ? Il peut se faire aussi que l’on se trompe, et que l’on regrette plus tard un choix inconsidéré. fi, au contraire, on a consulté le Prêtre, si on a reçu son approbation au sujet de l’état de vie que l’on embrasse, on n’a aucune conséquence à redouter, car on peut toujours s’appuyer sur la parole nn de Dieu, manifestée par son représentant officiel.
En ce qui regarde la vie religieuse, Dieu se sert assez souvent de la voix d’un directeur éclairé, qui connaît parfaitement l’âme qu’il dirige, pour dissiper les doutes, éclaircir les difficultés, et faire luire la limière au milieu des ténèbres dont cette âme se trou-
vait environnée, et qui l’empêchaient de discerner ce qui se passait dans son intérieur.
2. Quand aux Parents, s’ils veulent être sages et re ils laisseront à 1 initiative du u
es matérielles,
els de l’enfant.
jee de la présence ou jouis-
t, ils l’empêcheront de se faire reliet même parfois de se marier.
Il est vrai, il ÿ à encore beaucou
p de parents véritablement chrétiens Qui comprennent mieux les Choses, et qui laissent leurs enfants tout-à-fait libres de suivre la voie où Dieu les attire
a volonté de
décisi
Remarque. Si] agit de vie religieuse, il est préférable de demander conseil à quelqu’un qui soit
iii te. Si, OR 4 ii
bien convaincu lui-même de l’excellence de cet état ; en connaisse les difficultés ; sache les aptitudes requises, les signes -de l’appel de Dieu: et en même temps, soit au courant des diverses tentations auxquelles sont sujets les jeunes gens qui songent à suivre cette voie,
8. Est-il bon de À ai à vos maîtres de vos aspirations religieuses
Si la | vous pousse à entrer dans leur société, à devenir leur frère, à prendre ran dans leur famille, vous devrez de bonne heure leur | Ro connaître vos désirs. Ils prodi péciaux, qui auront pour rés
Mais, ‘il y a de nombreuses demeures dans la maison de Dieu ”, vous pouvez vous donner
dans l'illusion sur vous apprendrez d’ de vous-même.
ulter ?
par exemple, après une con-
secret du saint tribunal, ‘ Mon
part d’une idée qui me poursuit
ps: une force intérieure me
Pousse à ne pas rester dans le monde ; j'aimerais la
62 MANUEL PRATIQUE DE VOCATION vie de retraite et de dévouement que mènent les religieux et les prêtres. Mais souvent ces désirs sont combattus des pensées contraires : je crains de n'être tr igne d’entrer dans la maison de Dieu ; je crains d’étre trop faible, Pour en porter les obligations
etc. Aidez-moi donc à discerner ce que Dieu demande de moi.”’
5. Que doit faire celui qui ne rencontre autour de lui se qui l’aide dans son dessein de se donner eu
Qu'il entreprenne un consulter un homme de Die
igeue où on igieux zélé
Quelque bon prêtre, quelque re
être au dévouement religieux ? Cette question vous a d’abord troublé et vous n’avez rien répondu. Mais depuis ce temps, cette parole a fermenté dans votre âme, et vous vous demandez si le prêtre n’a pas raison. L'heure est maintenant venue d'étudier votre vocation.