‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 28 sur 95 · Séparation de tout ce qui peut attacher le Coeur · texte numérisé non relu

Séparation de tout ce qui peut attacher le Coeur

Du péché—par une volonté ferme et expresse de ne commettre aucune faute de propos délibéré.

Des occasions de Péché— par toutes les précautions de la Règle.

Du monde—des honneurs, des richesses des jouissances.

Des affaires matérielles c’est-à-dire de tout travail qui ne lui est pas imposé par l’obéissance. Des affections les plus légitimes de la famille— ui l’empêcheraient d’être toute à Dieu. Elle char e Dieu à qui elle s’est donnée de faire pour sa famille tout ce qu’elle aurait fait elle-même.

D'ellemême—enfin, pour ne vouloir que ce que Dieu veut, ne faire que ce que Dieu veut.

2. Consécration : Etre consacré, : est être exclusivement réservé à une chose ou à une personne qui a un droit absolu sur ee qui est consacré. Donc :

(a) Cette pensée oblige l’âme religieuse à n’admettre volontairement dans son esprit aucune qui ne tende directement ou indirectement à Dieu, aucun Gésir qui n’ait pour but la gloire de Dieu—-dans son coeur, aucune affection qui ne soit voulue, approuvée, acceptée par Dieu.

(b) Cette pensée l’oblige à garder son corps saint et immaculé, le regardant plus spécialement que le corps d’une simple créature comme le san où réside l'Esprit-Saint,

2. La seconde fin de l’état religieux est d'offrir à E mpus3 âmes d'élite les moyens de parvenir au degré

e perfection ou de sainteté, que Dieu exige d’elles, et qu’eHes n’auraient pu atteindre si elles fussent demeurées dans le monde.

Chaque âme a une utilité particulière pour la gloire de Dieu, mais il en est à qui Dieu a donné davantage, pour qu’elles puissent le louer et le glorifier davantage. C’est pour ces âmes choisies par un amour spécial que Dieu a établi l’état religieux, là ou elles ar par degré la sainteté que Dieu exige

elles.

Etre religieux, c’est s’engager par le fait même, vivre non pas seulement dans la perfection ou la sainteté, d’une manière générale, comme doit vivre tout chrétien, mais atteindre à un degré de perfection désigné d’avance par Dieu, et inconnu à l’âme consacrée à Dieu ; c’est parce que ce degré lui est inconnu ge cette âme doit toujours tendre à être plus paraite. Ce travail s’accomplit, alors même qu’elle n’y pense ee directement, par l’observation des trois voeux de religion, des règles et des constitutions de t

l’institut à laquelle elle appartient.

IIL. Formes de l’état religieux qui mènent à cette fin. La fin principale de l’état religieux consistant

dans la perfection le la charité, et la vertu :- charité

embrassant à la fois Dieu et le prochain—;ieu aimé

pour lui et à cause de ses perfections infinies—et le

Prochain aimé à cause de Dieu et pour Dieu, l’âme

consacrée à Dieu tend vers cette double fin par deux actes distincts qui sont deux formes de la vie religieuse : La vie contemplative et la vie active.

La vie contemplative est celle qui s’occupe directement de Dieu, et qui, ne donnant au corps que les soins essentiels qu’il exige, se consacre à la prière, à la louange, à la réparation.

La vie active est celle qui s’occupe directement des soins à donner au prochain, mais toujours en vue de Dieu et qui ne s'occupe de la contemplation que comme moyen d’exercer plus pieusement ses actes de charité. C’est la vie de la soeur hospitalière.

De ces deux vies, dit Saint-Thomas, résulte la vie

te, comme le tout résulte des parties.

La vie mixte, mélange de contemplation et d’action se consacre à faire directement du bien à l’âme du prochain. C’est la vie du prédicateur, du confesseur, de l’éducateur ; vie active sans doute, mais qui ne peut être utile et fructueuse qu’autant qu’elle est unie à la vie contemplative.

Page 1