CHAPITRE DEUXIEME DEVOIRS
I Devoirs provenant des voeux.
(a) Pauvreté. Le voeu de pauvreté a plus ou moins d’étendue selon que l’Eglise le détermine dans chaque institut.
Q: : ‘8 sont les deux principales manières de pratiq -: :4 pauvreté ?
La première consiste dans un dépouillement complet et irrévocable des biens temporels, meubles et immeubles, de telle sorte qu'on s’interdit non seulement l'acte, mais aussi le droit de propriété : c’est le voeu solennel.
: La deuxième manière de pratiquer la pauvreté
est moins stricte et varie un peu selon les Consti-
tutions de chaque Institut ; on se contente généra-
lement d'interdire le libre exercice de l’:%te de propriété : c’est le voeu simple.
Que doit-on faire avant la profession dans les ing-
à voeux simples ? On doit par un ordre publie
ou privé céder l’administration, l’usufruit et l'usage de ses biens. On est libre de faire cette session à une Personne de confiance ou à son institut. Cette cession est révocable, mais après la profession, il faut la permission de l’autorité compétente.
(b) Chasteté religieuse. C’est un voeu par lequel on s’oblige : 1. à vivre dans la continence (à ne se marier). 2. à éviter tout acte intérieur et extérieur défendu par le sixième et neuvième commandement.
Peut-on manquer à la vertu de chasteté sans man- Quer au voeu ? Non. Tout acte extérieur ou intérieur contraire à la vertu de chasteté est en même temps une violation du voeu.
c) Obéissance. C’est un voeu ou une promesse que l’on fait à Dieu, dans un institut approuvé, d’obéir à ses supérieurs légitimes, en tant qu’ils commanderont selon les constitutions.
Quand est-ce qu’un supérieur commande sous peine de péché en vertu du voeu ?
On admet généralement qu’un supérieur commande en vertu du voeu, quand il dit : ‘‘ J‘ordonne, je commande telle chose.’ Ce commandement en luimême, d’après Saint Alphonse de Liguori et plusieurs autres, n’oblige que sous peine de péché véniel ; mais qguaes le supérieur fait un précepte formel, c’est-à-
ire un commandement en matière gore en se servant de ces formules : ‘ Au nom de Jésus-Christ,’ ou bien en vertu de la sainte obéissance, on est tenu d’obéir sous peine de péché mortel.
Toutefois les supérieurs font rarement des commandements sous peine de péché en vertu du voeu. Ordinairement cela n’est point nécessaire, et on peut, en obéissant à une simple volonté des supérieurs, avoir l'intention d’accomplir son voeu, ce qui ajoute le mérite de la vertu de religion au mérite de la vertu d’obéissance.
IT. Obligation de tendre à la perfection.
En quoi consiste la perfection ? Elle consiste
dans la charité qui nous unit à Dieu comme à notre fin.
ue faut-il faire pour tendre à la perfection ? Il faut faire trois choses : :