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Ces obstacles sont éloignés au couvent

Ici, on y échappe presque totalement. Le cloître est comme un camp retranché.

Les murs, les grilles, les voiles, le costume, les prescriptions de la règle, la surveillance des supérieurs pores et dirigent les rapports obligés avec le monde,

Les voeux bien observés détruisent ou apaisent toutes les concupiscences. ;

La dissipation, source de tout péché, y est combattue victorieusement par le silence habituel, par tant de lectures, méditations, conférences, retraites ;

ar ces maximes évangéliques qui frappent partout es regards, et par tant d’autres moyens qui rappellent incessamment Îes fins dernières et y font comprendre, suivant l’expression de Bossuet : ‘‘ l’incompréhensible sérieux de la vie ”’.

Au couvent, on se forme peu à peu à l'habitude de la prière; un religieux pr dl prie plus en un jour, que la plupart des chrétiens ne prient en une semaine et beaucoup en un mois. Or, qui prie se sauve,

; voir tous les jours, si l’on veut.

On y trouve les conseils et les avertissements de ses supérieurs.

On a les exemples de ses consoeurs ou confrères, l’entrain communicatif de la vie de communauté.

Enfin mille grâces de lumière et de force qui envahissent l’âme et la poussent au bien.

Pour le religieux donc, aller au ciel revient, pour ainsi dire, à se laisser aller au Courant du bien et de la vertu, semblable au nautonier qui descend sur une barque, le cours d’un fleuve puissant et tranquille.

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