‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 36 sur 95 · Ces voeux écartent les trois grands obstacles · texte numérisé non relu

Ces voeux écartent les trois grands obstacles

ui s’opposent au règne de la charité et des vertus

Fm le coeur : le voeu de pauvreté écarte la cupidité

des richesses.—Le voeu de chasteté écarte l'amour

des plaisirs sensuels—Le voeu d’obéissance écarte

l'amour déréglé de la volonté propre et des idées personnelles.

2. Ces voeux débarrassent l'âme religieuse des trois grandes sollicitudes qui, remplissant l’esprit, le détournent presque inévitablement de la pensée de Dieu : sollicitude occasionnée par la conservation et l’acquisition des biens temporels,—sollicitude causée par les soins donnés à la famille —sollicitude occasionnée par le dérèglement de la volonté propre qui veut, qui ne veut pas, qui ne peut toujours savoir si ce qu’elle veut est selon PS

3. Ces voeux sont par eux-mêmes un acte d’abord, et de plus un exvrcice continuel de charité parfaite, de telle sorte que l’âme religieuse peut se regarder avec juste raison comme un holocauste perpétuel, se consumant à la gloire de Dieu. Elle lui donne en effet tout ce qu’elle a, et ce qu’elle peut avoir : les biens matériels de la fortune par le voeu de pauvreté, —les biens

personnels du corps par le voeu de chasteté, —les ens intimes de l’âme par le voeu d’obéissance. Et par la perpétuité de ces yoeux, elle s’engage à ne pouvoir plus retirer sa donation.

C'est donc l'offrande la plus complète qu’une créature puisse faire,

4. Les voeux de religion sont pour l’âme une + m3 de grâces les plus abondantes et les plus pr: euses.

L'émission des voeux de religion est un second Vaptême. Telle est la doctrine de St-Jérôme, de s+- Bernard, de St-Thomas ;: et la raison qu'ils donnent, c’est qu’elle remet tous les péchés comme le baptême ; de sorte qu’un religieux qui mourrait aussitôt après sa profession irait droit au ciel, sans L'gr par le À trs Cette rémission est le fruit de l’amour par equel l’âme sacrifie généreusement à Dieu tout ce qu’elle est.

L'âme religieuse est donc toute ouverte à la grâce. Toute la vie du cloître est organisée de telle sorte que les secours abondent et poussent victorieusement les âmes consacrées vers les sommets de la vie chrétienne. Dieu ne se laisse jamais vaincre en amour et en générosité, Un jeune homme ou une jeune fille en entrant en reli ion et en y vivant cinquante ans, ne gagneraient-ils qu’un seul degré de

en plus qu’ils n’auraient fait en restant dans le monde, ils auraient lieu de se réjouir de leur vocation, car ils auraient {ait chose utile et d’une utilité éternelle. Un seul degré de sainteté est plus que le monde et que mille mondes : plus que tous les trésors, tous les succès, toutes les grandeurs humaines. C’est l’enseignement de toute la théologie catholique. Tous les biens de la terre sont des biens d’ordre vaturel, des biens Passagers ; la grâce, la sainteté sont des biens surnaturels, d’une nature supérieure, et des biens éternels si l’on persévère. Mais ces jeunes gens

qui entrent au couvent, n’acquièrent pas seulement un degré de plus de sainteté, ils en gagnent plusieurs, un grand nombre s'ils sont fidèles aux grâces divines ; peut-être même obtiendront-ils une sainteté éminente.

Nous avons vu que le salut va de soi au couvent ; la sainteté aussi, si l’on veut être bien fidèle à la grâce.

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