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CHAPITRE QUATRIEME AVANTAGES DE LA VIE RELIGIEUSE

1. On y vit avec plus de pureté. La pureté des actions consiste en ce qu’elles ne soient faites que

imposé des jeûnes, des humiliations | ”’ Le Seigneur

com-

nse la satisfaction de votre armour-propre ! ”’

n’est pas dans la vie de l’âme religieuse un seul acte

qui ne soit commandé de Dieu, et qu'elle ne doive offrir à Dieu.

2. On y tombe plus rarement. L'air du monde est un air infect et nuisible à l’âme. Le respect umain, les mauvais exemples, les compagnies malsaines, les occasions dangereuses produisent la chute d’un grand nombre de Personnes. Le couvent nous met en dehors de ces dangers. La bienheureuse » €n Voyant rire une de ces consoeurs s’écria : ‘ Vous avez raison d’être rieuse, ma soeur, soyez heureuse d’être délivrée des périls du monde.” Sainte- Marie Madeleine de Pazsi s’écriait souvent : © aimables murailles, de combien de dangers, vous me préservez. ”?

3. On s'y relève plus vite : à cause des secours puissants et efficaces qui nous environnent : prières, confessions, lectures Pieuses, bons exemples, saintes inspirations, remords de conscience, conseils et encou-

86 MANUEL PRATIQUE DE VOCATION -æ ragements des supérieurs. ‘* C’est un malheur pour

ui qui tombe, dit l'Esprit-Saint, de n'avoir personne qui l’aide à se relever.” Si un religieux vient à faire une faute, il reçoit aussitôt le secours de ses frères qui l’aident à rentrer dans le devoir.

4. On y reçoit plus de grâces. Les âmes qui demeurent au milieu du monde sont comme une terre aride, où la rosée du ciel ne descend qu’en petite quantité et rarement, Au contraire, dans les monastères, les religieux sont continuellement assistés par des lumières, des inspirations, des consolations spirituelles, qu’ils reçoivent dans les méditations, les pieuses lectures, et les exercices continuels de piété.

5. On y jouit d'un grand repos. L’empereur Théodose entra un jour, dans la cellule d’un Le solitaire, et s’écria : ‘ O mon Père, que vous

tes heureux, vous qui vivez loin des misères du monde ; je suis empereur et je vous assure qu’il n’y a pas de jour où je puisse prendre un seul re s en paix.” Le religieux est tranquille : il n’a pas à s’oceuper des choses matérielles, il n’est esclave de Fopinion, l’avenir ne le préoccupe nullement. Il ne arr rien, et il a tout en abondance: ‘“ Nihil bentes et omnia possidentes.”’ De plus, par la mortification des passions et des vains désirs, la religion enlève la cause principale des inquiétudes et des anxiétés. \

6. On y meurt plus saintement. Mourir saintement, c’est là, après tout, le point important. Or, on peut, sur le seuil de toute maison religieuse, inscrire ces paroles qu’on lit sur la porte du monastère de la Trappe : ‘ $'il est dur quelquefois de vivre ici, il est bien doux d'y mourir ! ” Oui, il est bien doux de

ir ses jours au couvent, parce qu’on y a vécu plus saintement que dans le monde ; on s’y est renoncé plus constamment ; on y a souffert plus patiemment ;

de la heur ou le malheur éternel.”

7. On y abrège son toire. On ne peut s’empêcher de frémir, quand on médite sur les horribles tourments et l’effrayante durée du Purgatoire. Pauvres mondains, comme ils vont payer chers leurs jours de folle ivresse { Pour les religieux :

La profession obtient la rémission de la peine temporelle de tous les péchés commis avant d’entrer ;

Les fautes vénielles commises ap sont aisément expiées i tions, 1 i

Communauté ;

Après la mort de chaque religieux, il est dit par tous les confrères un grand nombre de prières, et il est célébré pour le repos de l’âme du défunt un grand nombre de messes.

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