‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 56 sur 95 · DANGER DE RESTER DANS LE CELIBAT CONTRE LE BON PLAISIR DE DIEU · texte numérisé non relu

DANGER DE RESTER DANS LE CELIBAT CONTRE LE BON PLAISIR DE DIEU

Ici encore, comme en tout, ce n’est pas la satisfaction de ses goûts ou de ses intérêts que l’on doit chercher, mais la gloire de Dieu et l’accomplissement de sa divine volonté.

Jeune homme, jeune fille, vous ne devez donc pas rester dans le célibat, si Dieu vous veut dans le mariage. Méconnaître en ce point la volonté divine, soit par légèreté, soit par manque de foi, ou par quelque Passion, peut avoir les plus graves conséquences. Tel Jeune homme, par exemple, entrant à l’heure voulue dans l’état conjugal, y aurait sans doute trouvé des croix, mais il y eût rencontré aussi des joies ; il y eût goûté un vrai bonheur Parce que Dieu l’y appelait, et qu’en bon Père, il voulait lui aire trouver dans cette vie les contentements et la paix qu’il Jui réservait, mais ce bonheur, il ne le trouvera pas dans le chemin

u’il a choisi lui-même contrairement aux desseins de eu.

Choïsissant, inspiré de Dieu, une ne chaste et vertueuse, il aurait pu pratiquer la teté conju-

il es et les exemples de sa piété solide ; le mariage é pour lui une voie de eu du monde, où il reste impruemment, soit par caprice, ou par paresse, seul, avec un tempérament porté au Plaisir, avec une âme facile mauvais exemples, que deviencourra sa pureté ?

pas aboutir sa vie chré

société pouvait attendre un père

de famille noble, dévoué, ME mr elle ne va pas trouver un “ vieux garçon ”’ à la réputation douteuse, et à la vie inutile ou. sans grandeur ?

Exposons un autre cas.—Telle jeune fille, bonne, pure, Pieuse, ne se sentait pas appelée au mariage ; es motifs nombreux et sérieux et l’avis de son confesseur lui prouvaient que la volonté divine ne la voulait pas dans cet état. Elle éprouvait en même temps un attrait marqué pour la vie religieuse, mais comment quitter le monde, qui est loin de lui déplaire et lui fait bon accueil ? Comment quitter surtout des parents qu’elle chérit avec une tendresse profonde, des frères, des soeurs tendrement aimés ?...Comment se résigner à perdre sa liberté, et à s’ensevelir dans le cloître comme dans un tombeau ?....Puis, qui sait ? sa santé peut-être ne supporterait pas cette vie sédentaire, renfermée, austère ? Enfin, on lui a dit que tout le monde n’est pas rfait en religion, et que l’on rencontre parfois dans ss couvents des caractères difficiles à supporter, des supérieures rigides ; et la pauvre enfant a grandi dans la paix, les tendresses, etc., ete. Tout cela l’effraie outre mesure... .Elle ne dit rien à son confesseur, craignant qu’il n’incline vers la vie religieuse ; et sans examen gérieux, sans consultation sincère, elle décide, mue sutout par la nature, qu’elle restera vierge dans le monde, Elle partagera son temps entre le travail, l’église, les oeuvres, quelques bonnes lectures ; elle ajoutera à cela quelques réunions agréables, quelques paisibles amitiés, et le programme est fixé, le sillon est creusé à cette vie. Jeune fille, c’est là votre plan; si ce n’est pas celui de Dieu, serez-vous heureuse dans cette vie ?...Il y a lieu d’en douter. Certainement, vous ne goûteræ pas la centième partie des joies que Dieu réservait à votre coeur virginal, mais dont il avait caché la source bénie dans l’ombre du cloître.—Et puis tant de grâces que Dieu aurait

des.

lesquelles

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