‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 57 sur 95 · CHAPITRE PREMIER LE MARIAGE NOTION · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER LE MARIAGE NOTION

Le mariage, c’est l’union conjugale, légitime et indissoluble de l’homme et de la femme, élevée par Notre-Seigneur à la dignité de sacrement.

Excellence. 1. Son insti riage est un état de vi

ès le commencement du monde, légitime et saint. Dieu aurait pu moyen de

es humains sur le

a ser $, à l’o

ation les plus ulu, dans son ction créatrice

, PLe c’est une société di de tout honne connubium in omni us, (Heb. 13, 4) pourvu toutefois que le lien soit formé dans le Seigneur, (Cor. 7, 39).

2. C'est un d sacrement.—Jésus-Christ l’a élevé à la dignité de sacrement. Sacramentum hoc magnum est. Il confère aux époux qui le reçoivent bien disposés, la grâce par laquelle est sanctifiée leur affection mutuelle —Il est &rand en qualité de gacrement, parce que la grâce qu’il confère n’est point réservée à un petit nombre d'effets comme celle de l’Extrême-Onction, mais s'étend à tous les soins que doivent prendre un père et une mère de famille. Il ne fait point son effet tout d’un Coup : il opère aussi longtemps que les Personnes subsistent. L'esprit si

152 MANUEL PRATIQUE DB VOCATION préfondiment religieux de Saint-François de Salles

ui inspirait non-seulement un grand respect pour les rêtres et les religieux, mais une déférence particuère pour les personnes mariées, par respect pour le sacrement de mariage qu’elles avaient reçu. Un marchand de Paris de sa connaissance, étant venu à on il voulut qu’il logeñt chez lui; et ue soir, après le souper, il l’accompagnait jusqu’à sa chambre.

et homme, confus de tant d’honneur, l’ayant supplié plusieurs fois avec instance de s’en abstenir : “Monsieur, lui dit le saint, êtes-vous marié ? ?’— N on, Monseigneur, et je ne le fus jamais *”.—‘* Oh ! bien ; répliqua-t-il, puisque tous deux nous sommes garçons, J'agirai désormais plus familièrement avec vous ”, et on vit ensuite que c'était le respect du sacrement de mariage qui l’avait porté à traiter ainsi cet étranger.

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